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CONCOURS 2014: RÈGLEMENT

Publié le par spaf mp

   

SOCIETE DES POETES ET ARTISTES DE FRANCE (SPAF)  - Délégation Midi-Pyrénées

courriel : gardeldubois@free.fr – site internet : http://www.spafoccitanie.eklablog.com

                       Concours annuel de Poésie 2014

                                                                           (Ouvert du 1er janvier  au 15 mai 2014)

  

Règlement :

 

  • Les œuvres doivent être fournies en 4 exemplaires. 

Chaque poème ou texte doit être dactylographié et comporter en haut et à gauche de la page un signe particulier comportant 3 lettres et 3 chiffres (Ex : ABC 123) et en haut à droite le titre de la section retenue plus le nom de la forme fixe éventuellement choisie en poésie classique. 

  • L’envoi doit contenir : 

  1. Les poèmes ou textes, codés comme indiqué ci-dessus, dans une enveloppe grand format.

     

  2. Une enveloppe fermée portant extérieurement le code choisi, et contenant le nom de l’auteur, son adresse postale (+ courriel si possible), un numéro de téléphone, le titre des œuvres envoyées.        

      

  3. Une enveloppe timbrée et libellée au nom et adresse de l’auteur, pour l’envoi du palmarès et des informations concernant la remise des prix.

     

  4. Un chèque libellé à l’ordre de SPAF Midi-Pyrénées du montant de la participation à savoir : 

    • 12 Euros de base (montant ramené à 8 Euros pour les membres de la SPAF et gratuité pour les jeunes de moins de 18 ans).

    • plus 3 Euros pour tous par section choisie, sans limite mais trois textes au plus par section (sauf pour la section recueil).

    • cas particulier pour les étudiants de moins de 26 ans et les demandeurs d'emploi (photocopie de carte à fournir) : la participation globale est limitée à 5 euros sans supplément par section, avec une limite de trois sections au maximum et de trois textes par section (sauf pour la section recueil). 

       

  • Et être adressé au plus tard le 15 mai à :

    SPAF Midi-Pyrénées

    7, Rue André Messager

    31170 TOURNEFEUILLE

      

    .../...

    Titres des sections (sans thème particulier) :

     

     

  • Poésie CLASSIQUE formes non fixes : prosodie exigeante ! (en cas de doute présenter les œuvres en Néo-classique sans utiliser les diérèses).

     

  • Poésie CLASSIQUE formes fixes (préciser en haut à gauche : sonnet, ballade, rondeau, terza rima, etc…)

     

  • Poésie NEO-CLASSIQUE : règles de base du classique mais sans diérèses et avec quelques licences (rimes singulier-pluriel, non élision du « e » muet, hiatus).

     

  • Prose POETIQUE : une page au maximum par texte.

     

  • Poésie LIBEREE : n’est pas de la prose poétique et nécessite du fond, du rythme et de la musicalité (non rimée).

     
  •  HUMOUR : tous styles acceptés.   

 

  •  CONTES ET NOUVELLES : à préciser, quatre pages au maximum, caractère 12, interligne 1,5 et style Arial.  

                                                                      

  • RECUEIL : non déjà édité, sur un thème libre, et contenant au moins 30 pages (de poésie uniquement mais tous styles acceptés) réunies sous un titre.

     

  • JEUNES POETES : moins de 18 ans au 15 mai 2014, tous genres ci-dessus admis (rappel : autorisation parentale demandée).

 

Précisions :

 

    • Les lauréats ayant obtenu un 1er prix dans une section ne peuvent concourir dans la même section pendant 3 ans.

    • Les textes ne seront pas rendus et sauf opposition formelle de l’auteur, les premiers prix pourront paraître dans la revue nationale « Art et Poésie » de la SPAF.

    • Le palmarès sera expédié en juillet 2014 et la remise des prix aura lieu en région Toulousaine en octobre 2014, lors du repas annuel de la délégation Midi-Pyrénées de la SPAF.

    • En cas d’absence à la remise des prix, seuls les diplômes pourront être expédiés.

    • Les organisateurs de ce concours et les jurés ne peuvent être candidats. Les décisions du jury seront sans appel. Pour chaque candidat le fait de participer vaut acceptation du présent règlement.

    • Les prix décernés seront les suivants :

            - des bons d’achat et trophées pour les premiers prix,

            - des médailles pour les deuxièmes et troisièmes.

            - des diplômes et cadeaux pour tous, prix et mentions.

                                    - l’adhésion gratuite pour tous les lauréats non encore membres à la Société des Poètes et

                                      Artistes de France et l’abonnement à sa revue « Art et Poésie » pour un an.

       

       
      Enfin, le candidat ayant obtenu le premier prix dans la section recueil se verra attribué

                  le grand prix du recueil 2014 avec une édition en 100 exemplaires.

 CONCOURS 2014: RÈGLEMENT

 

        

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CONCOURS DIVERS

Publié le par spaf mp

Des concours de poésie sont encore ouverts:

 

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JANVIER 2014 : POÈME SAUGRENU

Publié le par spaf mp

       

 

Demoiselle Guimauve

 

C'est l'histoire banale et folle cependant,

D'une tendre aguicheuse et d'un  prince charmant.

Découvrez sans frémir Demoiselle Guimauve,

Trahissant l'embonpoint sous la tunique mauve,

Que dire de ses pieds, protégés d'escarpins,

Courant le guilledou pareils aux galopins,

Son nouveau couvre chef  pour cheveux en broussailles,

Désire saluer d'heureuses fiançailles,

Recherchant éperdue un brave Céladon,

Elle refuse net la flamme d'un dindon.

Envoyé par Vénus, déboule l'omnivore :

Un quidam sulfureux dont les yeux la dévore,

Le voici d'un seul bloc, pas vraiment très futé,

A moins que son savoir ne soit bien abrité,

Tous les deux grâce au ciel saisissent cette aubaine :

Celle d'être au tempo quand la chance dégaine,

 Ils connaissent enfin  comme tous les amants,

D'impétueux transports, des aveux désarmants,

Le prétendant hélas n'a pas un grand ramage,

Mais comble cet écueil par un soyeux plumage,

Cupidon leur fournit la recette du jour,

Pour donner à chacun sa juste part d'amour,

La belle offre sa fleur, à l'élu qu'elle appâte,

Il peut donc savourer de Guimauve la pâte.

 

Georges LAFON

 

           JANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENU

   

CONCERT DÉCONCERTANT


Les notes de musique alignées sagement
Considèrent la clé savamment chantournée ;
La sinueuse clé, musicienne née
Toujours équilibrée, en place dignement...

On ne peut sans pouffer l'imaginer sautant
Facétieusement de portée en portée,
Suivie en ses ébats de notes excitées
De jouer un bon tour à ce chef à plein temps

Vêtu de noir et blanc : ses cheveux ondulant
jusqu'à ses épaules, chevelure moirée ;
Tabourets et lutrins : excellence entourée
Par la foule de ceux  qu'il salue, indolent ;

Mais la clé décidée à punir cette engeance,
Il devra convenir qu'un acabit têtu
Marchant à la baguette, « à bas notre vertu ! »
Benoît, déterminé, prépare sa vengeance ...

Les notes égaillées entremêlent leurs danses !
Pour elles la portée a tressé,en gloussant
De ses cinq fils dorés le hamac délassant
D'un repos mérité : tant pis pour les cadences !



Germaine CARTRO

 

 

 

       JANVIER 2014 : POÈME SAUGRENU JANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENU

  

Poème farfelu, cocasse                                                           

Un brin déjanté ! 

 

                     DÉLICES DE VOISINAGE ! 

 

Les œufs du poulailler vêtus de pied de poule

              Veulent rester entre eux

              Et trouvent ennuyeux

De finir dans un plat : cela les met en boule ! 

 

Car point de coq ici n’engendre de poussin

              Ce lieu de résidence

              Percevrait une offense

Si le « cocorico » chantait de bon matin ! 

 

Ils devraient habiter Place du Capitole

              Apprentis campagnards

              Ignorants et cafards !

Mes lapins, les voyant, dansent la carmagnole ! 

 

Mon arbre les contemple avec tant de pitié

              Pour leur insuffisance

              Parfois leur médisance…

S’étonne qu’ils soient là, ne comprend qu’à moitié. 

 

Comment peut-on bannir ainsi la chlorophylle

              Et le chant des oiseaux ?

              Ces tristes damoiseaux

Étaient simplement faits pour résider en ville…

  

                        Mireille TURELLO-VILBONNET

     

         JANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENU

  

La crème Chantilly

  

Chante, O mon âme, le « i » de Chantilly 

Ta texture câline inonde le puits 

  pépient les papilles dans leurs nids.

 

Blanche vaporeuse ou dense écumée 

Mourante en crème fouettée vanillée 

Tu distilles ton arôme sucré.

 

Venez ! Venez danser folle cuillère ! 

Creusez la neige de plume éphémère, 

Que ne ci-gît  un dessert aussi cher !

  

Las ! Le fondu dans le nid est occis ! 

Pleurent à présent mes papilles amies 

S’en est parti le « i » de Chantilly.

 

                                        Muriel Roiné

 

  

         JANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENUJANVIER 2014 : POÈME SAUGRENU 

  

                   BRÉSIL ! 

 

                                       Le Brésil a connu depuis quatre cents ans,

                      Une évolution de son économie

                      Progressive. Au succès fort de son industrie,

                      S’ajoute le pétrole extrait des océans.                                           

 

                                      Principal exploitant, devant l'Inde et la Chine,

                      De champs de canne à sucre et premier producteur

                      Mondial d’éthanol, il est le constructeur

                      D'avions exclusif d'Amérique latine. 

 

                      Suite aux profits d'un plan de relance récent,

                      Sa croissance moyenne, en baisse en 2011,

                      Reste forte grâce à ses réserves de bronze,

                      Et s’établit à 2,7 %.

                                                      Olivier Gardel-Dubois.







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ILS N'EN PARLENT JAMAIS

Publié le par spaf mp

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NOUVEL ALBUM DE JIMI ET ARNAUD

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NOUVEL ALBUM DE JIMI ET ARNAUD

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NOUVEL ALBUM DE JIMI ET ARNAUD

 

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LES VŒUX DE R.MORANDI

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À LA UNE

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RÉPONSE À R. MAGGIORE

Publié le par spaf mp

 

Les Français déprimés par leur littérature

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/12/27/03005-20131227ARTFIG00365-les-francais-deprimes-par-leur-litterature.php

    • Par Mathieu Rollinger
    • Mis à jour le 27/12/2013 à 17:43
    • Publié le 27/12/2013 à 17:33

Victor Hugo et son «bonheur d'être triste».

Pour l'hebdomadaire britannique The Economist, les responsables du pessimisme et de l'amertume ambiante en France sont à chercher du côté de ses grands écrivains. Les Anglais appellent cela notre «mal culturel».

Si les Français ont le cafard, c'est la faute à Voltaire1. S'ils sont moroses, c'est la faute à Rousseau2. De l'autre côté de la Manche et de l'Atlantique, les Français sont catalogués comme des personnes portant sur leurs épaules toute la misère du monde. Plusieurs articles de la presse anglo-saxonne se sont déjà inquiétés de l'état moral des Frenchies 3. Mais cette fois, The Economist pense avoir décelé un élément d'explication à ce spleen généralisé, dans un article titré «Bleak chic»4, littéralement le chic maussade.

Quelques indicateurs statistiques plus ou moins fiables - le bonheur est un concept difficile à mesurer - confirment ce stéréotype qui nous colle à la peau. Plus déprimé qu'un Ouzbek, plus pessimiste qu'un Albanais, aussi malheureux qu'un Grec, le Français moyen ne semble pas heureux alors qu'il vit dans un pays développé et moins touché que d'autres par la crise économique. Le taux de suicide dans l'Hexagone est le plus élevé d'Europe occidentale après la Belgique5. Le journal britannique en déduit que cette fatalité contagieuse est ancrée dans les gènes des Français comme un mal culturel.

La tradition du misérabilisme

Pour The Economist, si le concept de la tristesse est culturel, on devrait forcément en trouver des traces dans la littérature. Le champ lexical autour de cette notion est d'ailleurs prolifique: anomie, désolation, aigreur, bourdon, désenchatement, morosité, spleen, etc. Mais surtout, les étagères de nos bibliothèques sont remplies d'œuvres qui permettent de dérouler ces «cinquante nuances de noir». Nos auteurs les plus illustres broient du noir, ce qui instaurerait une certaine tradition du pessimisme.

Une coutume qui remonte au XVIIe siècle, avec René Descartes 6qui institue le doute comme premier réflexe de tout bon philosophe. Et il n'est pas le seul responsable. Chez les Lumières, Voltaire7 se moque allègrement de l'optimisme de son personnage Candide. Chateaubriand 8dans René caractérise «le mal du siècle» vécu par cette jeunesse «misérable, stérile et désenchantée». Le poème Melancholia, où Victor Hugo 9évoque le «bonheur d'être triste», en étant intégré aux programmes scolaires, habitueraient les élèves français à trouver une beauté artistique dans ces mornes sentiments.

La Pléiade du noir

Les exemples de ce types de manquent pas. Difficile de parler de Charles Baudelaire 10sans évoquer son spleen, sujet central de plusieurs de ses poèmes. Ce même Baudelaire qui dans ses correspondances avec sa mère écrit: «Ce que je sens, c'est un immense découragement, une sensation d'isolement insupportable, une peur perpétuelle d'un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque». Une ode à la joie de vivre. n'est-ce pas?

Albert Camus 11et Jean-Paul Sartre 12auraient «adopté l'ennui comme un mode de vie et philosophique». Françoise Sagan 13a intitulé son premier roman Bonjour tristesse, qu'elle ouvre avec cette complainte: «Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse». L'article cite également «les personnages de Michel Houellebecq 14qui mènent invariablement une existence vide, souvent sordide, et sont toujours déçus». Tous ces auteurs, chéris par les lecteurs français, participeraient à la vaste institutionnalisation de la culture de la morosité.

La déprime comme force créative

Pourtant, derrière ce lourd diagnostic, on pourrait trouver des vertus à ce pessimisme ambiant. Pour The Economist, «cette négativité a stimulé la créativité française». Le scepticisme et le refus de l'autosatisfaction aurait permis l'innovation culturelle. «Ce pays trouverait un certain plaisir à être malheureux», résume l'économiste française Claudia Senik. Ce qui fait dire à l'hebdomadaire anglo-saxon: «La France aurait-elle offert l'existentialisme au monde si Sartre avait été un joyeux luron?».

 

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LES MÉTROPOLITAINES: PROGRAMME

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LES MÉTROPOLITAINES

 À LA UNEÀ LA UNE

 

 

LES MÉTROPOLITAINES

LES MÉTROPOLITAINES

LES MÉTROPOLITAINES

 

LES MÉTROPOLITAINES

 

LES MÉTROPOLITAINES

 

 

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ENNEMIS PUBLICS N°1 DE P. CAUJOLLE

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 Patrick Caujolle était l'invité de l’émission de Jacques Pradel sur RTL « L’heure du crime » pour son dernier ouvrage:

 

 À LA UNE

 On peut podcaster l'émission à cette adresse:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-integrale-ennemis-publics-n-1-7767430272

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HYMNE À LA SOLITUDE

Publié le par spaf mp

Hymne à la solitude

Paysage nocturne

Ecrit par

Muriel Roiné

 

 

Premier acte

 

Cache, cache, cache mon cœur,

Aux impulsions du temps,

Je me soustrais,

Aux battements citadins.

Lovée au creux de mon instance silencieuse,

Mes amours défilent, imaginaires et lointaines,

Et c’est ainsi que je t’aborde, mon amour.

Voile flottante chargée de brume,

Au détour d’une nuit, rivages incertains,

En vue, peuplée d’étoiles, je te vois et j’accoste.

Enfin !

J’entends des sons qui m’étaient inconnus,

Et sur le sable mouvant où mes rêves s’égarent,

J’avance. Une voix chaude à la brise du soir,

Suave, jaillit du fond des airs

Me saisit, et c’est mon seul repère.

Nuit profonde peuplée d’ailleurs

Pour mes pas vers tes pas, et demain,

Chant de l’oued et des grandes étendues sèches,

Roc de la soif, pierres incandescentes,

Le soleil se couche rouge, le soleil se lève vert,

A mes portes le désert opaque et blanc

Je marche vers toi à l’aube de toujours,

Et de cela, je sais déjà,

Dans ta maison de granit, de lumière et de vent,

Tu m’attends, me souris et m’attends.

 

 

Deuxième acte

 

Aux bords des vasques emplies d’eau,

Les palmeraies bruissantes se penchent

Amies de toujours en berceaux,

Vers ton corps souple et dur, allongé, nonchalant,

Pour ta fine main posée sur le marbre blanc,

En errance d’un fruit à croquer, à manger,

Jus sucré sur tes lèvres pleines et rouges

Yeux mi-clos à la fraicheur du jour,

Premières lueurs d’un matin d’été.

Puis soudain se soulèvent les voiles blanches

Et flottantes de ta tente, tes yeux s’ouvrent

Emportant pour un temps les sourires éphémères

Que ton corps éveillé en émoi libère,

Tu gémis et te lèves.

Enfin !

Dehors tout a changé, c’est le sud en plein nord,

Tu te lèves et t’étonnes encore.

Hier, c’était hier, tréfonds vertigineux et sonores :

Echos en résonance pour ta voix solitaire,

Calotte glaciaire pour ta tête en couronne,

Vent arctique pour tes pensées sommaires.

Et sur ton front le pur sillon horizontal,

En fine lame tracée pour ne pas oublier,

Les jours d’autrefois qui déjà vers demain passent.

Tu souris, et m’attends et souris.

 

Troisième acte

 

Au charme du sable brûlant, mon corps

Appesanti succombe et tombe,

Sous le soleil de plomb en plein midi,

Lèvres entrouvertes je me suis évanouie.

Et s’efface la trace derrière moi, à peine ébauchée

La grande main du temps qui fait tout oublier,

Les rêves, les attentes et les peurs aussi,

Pour ce temps défini où je me suis endormie.

Vais-je mourir ici,

Loin des tourments ? Mais la voix me rappelle ici-bas.

Reg saharien détrônant le sud et soufflant

Sa chaude haleine, puissante et envoutante

Et caresse mes seins jusqu’aux entrelacs de mes reins,

Quand soudain

Une source jaillissante en fine gerbe de pluie,

Puis en cascade, arrose les jardins inédits

De mes soifs multiples

Je me réveille et te vois qui me souris.

Enfin !

Homme aux cheveux d’or, de paille et de sang

En terre glaise, rouge safran, profond

Sûr et dur, pour moi étincelant

De ta main tu tiens la jarre vivifiante et déverses.

De l’eau de ton lit je me désaltère,

Comme une enfant enivrée par la vie.

Tu me saisis, me prends et me saisis.

 

Quatrième acte

 

Trainée de poudre d’or, ami céleste,

Au large manteau orné de jaspe et jeté

Sur tes épaules en un revêtement blanc,

Tu peux lever les yeux et t’en aller ainsi,

Conquérir les étendues sauvages invisitées de toi.

Du pur sang de ton âme, tu montes

Et chevauches. Ton coeur tressaille alors

Et ton corps défaille plus encore

D’avoir trop longtemps désiré sans chercher,

Aux bords des fontaines immédiates, assoiffé,

Emmailloté de silicone-lèvres et poivre

Et dégouté. Te voilà ainsi hématomisé.

Du bleu de l’âme jusqu’au cyan de tes yeux,

L’horizon devant toi, se déroule idoine

Et s’enroule sur ton franc étalon d’acier,

Et de ses pas qui s’enchaînent avec lui,

Tu franchis le gué magique, invisible.

C’est pour elle désormais qu’interdit tu arrêtes

La trace de tes revues errantes et solitaires ;

Allongée, tu la vois, elle est là !

Dans ses mille voiles de grâce écorchée,

A la lisière retenue de tes yeux étonnés,

Tu voudrais alors pleurer mais ne sais,

Où vont les ruisseaux que la source retient,

Ou comment la pierre immobile

Des dures journées d’hier, se déplace.

Tu descends, l’envisages et descends.

 

Cinquième acte

 

Qui retient les jarres de granit emplies d’eaux

Et les fontaines magnifiques de nos larmes capturées ?

Aux contours du levant, je me suis éveillée.

De ma robe déchirée je ferai un braisier

Aux mille étincelles colorées pour étonner

Tes yeux en fragments de diamant éclatés.

Ne le dis pas trop vite, ne le dis pas trop vite !

De peur que les étoiles, jalouses, rougissent

Et ne jettent sur son regard de pluie,

Leurs manteaux d’hiver et de nuit.

Où vont nos chemins de poursuites entrelacées,

Vers quelles impasses sombres et closes s’achèvent-elles ?

Dans ma maison de mystère et de sang,

Mes pieds nus caressent la roche polie et froide.

Pour t’attendre, j’ai ôté mes vêtements,

Et c’est pour toi qu’assise en braise dilatée,

Se penche la douce clarté du luminaire brisé.

Quand soudain, s’envole le papillon fragile

De nos gestes maladroits et serviles !

Soulevant le voile, tu entres sans un bruit !

Enfin !

Eveillant mes abysses, tu poses ton sablier d’argent,

Vers ce temps défini qu’en amant tu visites,

En points ponctués de traits escarpés et

Pour nos deux corps qui s’unissent, j’écoute

La longue plainte rassurante et rauque, quand

Tu m’enlaces et frémis et m’enlaces.

 

 

Sixième acte

 

Tu entres sans un bruit inonder les paradis enfouis,

Et demain déjà se penche, invincible.

Cri d’appel de nos deux vies unies déjà s’achève,

Pour ne pas mourir, blanc, terrible et doux.

C’est le blizzard sur les steppes arides qui souffle

Son haleine acérée et tranchante.

Ainsi s’en vont les rêves d’enfant et les rires enchanteurs.

Car déjà passe la fine mélodie d’un monde meilleur,

Fragile colombe qui, de son premier envol tremble encore.

Et monte, et monte encore, et survole les froides nocturnes.

Oh, je t’aime !

Retiens-moi et ne pars pas, surtout ne t’en va pas !

Car demain est déjà là et ce qui meurt aussi, de toi à moi !

C’est ton corps qui se presse plus fort quand nos sueurs

Apprivoisées se mélangent, te voilà guerrier !

Celui de tous les temps amoureux en cet ultime élan,

Tu prends alors ton arme et de tes mains descends

Vers les ondes sournoises où je me repose.

Du plus intense remues les eaux délaissées du lac.

Tu plantes alors victorieux le délicieux décor et brise,

Les derniers étaux de glace en un mouvement

Vif amant et reviens et reprends l’étincelle d’argent

Pour t’enfouir à nouveau dans les contrées sauvages,

Et de deux le un s’embrase, irrépressible amour

Quand ton corps retombe, sourd et lourd, le silence,

Etonnant, prend sa revanche et soutient sa présence.

Je t’enlace, me réveille et t’enlace.

 

Septième acte

 

Et mes mains tracent des arabesques vides,

Au milieu des nocturnes, les yeux grands ouverts.

Et les lignes s’esquivent où ton corps se dessine.

Il faut à présent se lever. Le jour presse le soleil vert.

Sous les étoiles, j’ai laissé ma demeure et je devine,

Le flottement des voiles, là-bas, muettes et lascives.

Vers le vaisseau d’or, à présent, il faut revenir

De nos dernières lueurs, se délester le coeur.

Ami, déjà ! Tu es parti et c’est moi qui m’enfuis

Vers le bateau qui dort mes pas sillonnent

Et tanguent leurs fragiles amarres. Vite !

Mon coeur a revêtu de rien son écrin

Et du jour qui réclame sa première heure résonne

Au tout lointain, les battements citadins.

Ainsi s’en vont les rêves déchus et les voix enivrantes

Quand lentement la ligne fine des rives s’esquive.

Ma main soulève alors son tendre voile de nuit

Et de ses doigts suspendus se pleure de l’au-revoir.

A présent, de nouvelles terres arides, pour lui.

De brûlure et de glace le parcours des lendemains.

J’agite ainsi au plus fort des embruns,

L’ultime soupir de l’amour qui s’enfuit

Quand doucement vers l’oubli le navire glisse,

De l’esquisse au jour sans contour de midi

Sur le récif se brise ainsi l’hymne de la nuit.

Où s’en vont les promesses que les baisers écrivent,

Vers quelles étendues sèches et muettes s’achèvent-elles ?

 

 


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