GRANDS PRIX SPAF 2014
Le concours international de la S.P.A.F. est ouvert.
Règlement des divers grands prix à cette adresse:
https://ekladata.com/PtdH6ANBHpcNhHGPVJ5rm0kzYDY/des-rands-rix-2014-14a.doc
JOIE DIABOLIQUE
JOIE DIABOLIQUE !
Joie, enfer et damnation !
Réjoui tonne LUCIFER
Assez de mal pour satisfaire
L'âme vile en perdition !
Bravissimo l'indifférence !
Laissons agir les exploiteurs,
Du vices les incitateurs
Ces profiteurs en l'occurrence !
Acharnons-nous, de préférence
Sur le faible sans volonté
Qui ne perçoit la liberté
Comme illusion, apparence !
Internet et le téléphone
Des prodiges pour les humains
Marionnettes dont les mains
Sont inutiles ; voix aphone !
Quel beau travail en vérité !
Ils reviendront aux Saturnales,
Ignominies des Bacchanales :
Par eux-mêmes exécutés !
Dansez, riez , diablotins,
Car nous sommes presqu'à la veille
Où le squelette honni s'éveille
Joyeusement en monde éteint !
Germaine CARTRO
B. PIVOT À SAINT-ORENS

Lecture-spectacle Jeudi 27 février à 21h00
Bernard Pivot - Souvenirs d'un gratteur de têtes Récit littéraire et cocasse
Bernard Pivot est un véritable amoureux de la langue française. Journaliste de profession, il a longtemps collaboré au Figaro littéraire, tout d'abord en tant que rédacteur, puis en tant que chef du service littéraire. Son amour pour la littérature a marqué sa carrière, et l'a poussé à produire des projets tels que les émissions "Ouvrez les guillemets", "Apostrophes" ou "Bouillon de culture". Il a également fondé le magazine "Lire" en 1975. Aujourd'hui, Bernard Pivot continue sa carrière sous le signe de la plume en tant que chroniqueur littéraire pour le Journal du Dimanche.
Encensé par la profession, Bernard Pivot a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa vie, à commencer par huit "7 d'or" et de multiples prix pour ses critiques de qualité. La diffusion de son émission "Apostrophes" au États-Unis lui a également valu le prix de la meilleure émission mondiale de débats en 1990.
Non content d'une carrière exemplaire dans les milieux du journalisme et de la littérature, Bernard Pivot parvient à conquérir tout un public en partageant ses lectures - et son amour passionné pour les mots - sur différentes scènes de théâtre.
"Pendant vingt-huit ans, chaque vendredi soir, comme le forain de mon adolescence, gratteur de têtes dans le train fantôme, j'ai gratté la tête de millions de téléspectateurs. Pour activer leur sang, stimuler leurs neurones. Pour leur donner envie de lire. En même temps, en direct, j'excitais la matière grise des écrivains afin qu'ils nous livrent le meilleur de leur intelligence et de leur sensibilité. Enfin, après avoir lu tous les livres, et sans pour autant considérer que la chair est triste, je me grattais la tête, non de perplexité, mais de curiosité, de passion et de plaisir." Bernard Pivot
"Quand, par je ne sais quelle compassion à mon endroit, il finit par avoir pitié de mon obstination à lui demander de monter sur une des scènes du Théâtre du Rond-Point pour lire ses textes, et qu'il accepta de le faire, je découvris avec enchantement que Bernard Pivot était plus que Bernard Pivot. L'homme célèbre disparaissait soudain sur scène pour laisser place à un gratteur de tête tout nu dans ses écrits portés par une voix émouvante et spirituelle qui vous file droit au cœur. Merci Bernard."
Jean-Michel Ribes
Bernard Pivot sur France Culture :
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4471521
Entrée générale : 22 € - Tarif réduit : 18 € - Enfants : 12 €
Renseignements : 05 61 39 17 39 - www.altigone.fr
Réservations : Altigone et points de vente habituels
1875 INONDATION D'AGEN
1875 INONDATION D'AGEN
Une inondation, désastre mémorable,
Cette année ravagea cette ville aux pruneaux.
Sur des éminences des temples cléricaux,
Evitèrent un sort pour le moins déplorable !
Devenue hall d'approvisionnement -
Saint-Etienne, la vieille, à la santé précaire,
Relique préservée en ces fatals moments,
Peut-être en qualité de perclus sanctuaire…
Les passages nombreux et les basses ruelles,
Minables logements, maisons nanties, châteaux,
Comment donc échapper, en contrebas, aux eaux ?
L'on grimpa sur les toits en ces heures cruelles !
Se manifestèrent de spontanés courages
Parmi les détritus, immondices, débris,
De leur mieux s'aidèrent des gens abasourdis
Que d'autres contemplaient, d'un air sombre, sauvage...
La Garonne emportait le fruit de leur labeur...
Mais l'on s'organisait, le fraternel remède
Secondait de ses bras la misère des faibles
Pour barrer le chemin tragique du malheur...
Germaine Cartro
QUAND REPARAÎT LE PANTOUM...
Aline Muscianisi nous signale la préparation d'une anthologie consacrée au "pantoun", qui n'est pas tout à fait le pantoum français... Pour comprendre ce distinguo, le mieux est de se rendre sur le site de la revue Pantouns: http://revuepantouns.wordpress.com/appel-a-textes/,
ou encore de lire cet article: http://lettresdemalaisie.com/2012/05/14/au-fait-vous-avez-dit-pantoun-ou-pantoum/
VŒUX POÉTIQUES
GUERRE EN DENTELLES
GUERRE EN DENTELLES
Pendant que je dormais, l'hiver et le printemps
Combattirent, je crois, toute leur honte bue ;
Le Renouveau timide, à l'heure convenue,
gêneur effarouché, se présenta pourtant...
L'hiver avait brodé des macramés géants ;
Le noir avantageux s'estompait en gris perle
Passant par tous les bruns, à l'extase du merle,
Qui, benoît admirait ces décors élégants !
Le Printemps soupira, "Les fleurs à leur kermesse " ;
" M'attendent. " Le vieillard pour tenir sa promesse
Emmène au Nord le froid - " Bon, bon ! A l'an prochain ! " -
Magnanime, Printemps - Hiver l'en remercie -,
Lui jure " Ton labeur " - propos de paladin !-
" Bientôt revêtira sa dentelle féerie !"
Germaine Cartro
ÉCRIRE "ALLÉGÉ"
Concours de Poésie AIX-en-PROVENCE 2013
Premier prix Néo-classique
ÉCRIRE « ALLÉGÉ »
Être d’humeur badine avant potron-jacquet,
Dès le lever du jour, tout rempli d’allégresse,
Se sentir si folâtre en connaissant l’ivresse
Du refrain matinal des ronrons de Minet !
Alors, plein d’enthousiasme, entrouvrir la fenêtre,
Découvrir l’agrément d’un soleil prometteur,
Saluer les oiseaux et l’arbre avec bonheur,
Déjeuner sur Mozart…Se recoucher, peut-être ?
Paresser sans remords, s’étirer et rêver,
Savourer, tel Bouddha, la faveur d’être en vie.
Se contraindre ? Á quoi bon ? N’avoir aucune envie,
Le bienheureux sénior n’a plus rien à prouver.
Aujourd’hui comme hier, un « fleuve si tranquille »
Sera le seul vécu du joyeux retraité
Qui cultive, avec art, le mot « sérénité »
Étranger aux ennuis d’un présent difficile.
Pour paraître moderne, écrivons « allégé »
Si nous voulons séduire et n’être point morose,
Imitons donc l’autruche et dépeignons en rose,
Gardons l’esprit en paix et le cœur protégé.
Et, pour rester toujours « l’ancien » que l’on admire,
D’un « jadis » obsolète, évitons les propos,
Devant les benjamins, sympathiques, dispos,
Demeurons « zen » et « cool » : parlons pour ne rien dire …
Mireille TURELLO-VILBONNET
UN JOUR NOUVEAU SUR LES HIGHLANDS
UN JOUR NOUVEAU SUR LES HIGHLANDS
Dominant les Highlands sous un halo blafard,
Ils attendent la mort de l’aube nébuleuse
Où le regard se perd, en guettant, sous le fard,
Du suprême séjour, la beauté lumineuse.
Puis la lune gravide enfante un jour nouveau,
Modèle sa rondeur à l’astre qui s’élève,
Et du sombre horizon souligne le niveau
Dont l’épure cintrée amorce un axe, et crève.
Répandant sur les lacs, le feu pur et le sang,
Les efforts du soleil auréolé de pourpre,
Escamotent des cieux l’empire finissant.
En son globe, fondu, tout un flot d’or à sourdre.
Se confondent bientôt la lumière et le ciel…
Les orbes ont versé, de l’azur diaphane,
L’aurore et son rubis dans les veines d’Uriel,
Pour l’éloigner encor de ce monde profane.
Annette Ruflet.



