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LES PARENTS ABANDONNÉS

Publié le par spaf mp

 

LES PARENTS ABANDONNÉS

 

Ils auront tout donné, leur amour, leur tendresse,

Les heures de leurs nuits au creux de leur détresse,

Ils n'auront pas compté tout le temps partagé,

Les chagrins consolés, les cadeaux achetés.

 

Ils avaient espéré que l'amour se partage

Jusqu'au bout du chemin qui amène au grand âge

Et que, quitté le nid, les enfants vous renvoient

Un peu plus d'affection pour alléger ce poids.

 

Ils donneraient encore un peu de leur sagesse

S'ils trouvaient un écho à leur faible SOS,

Ils n'auront devant eux qu'un mur d'indifférence,

Ils n'oseront crier pour rompre le silence.

 

Ils se feraient mendiants pour avoir quelques miettes,

Qu'un bouche d'enfant picore leur assiette,

Dedans leurs mains tendues ils ne recevront rien

Et partiront vaincus comme de pauvres chiens.

 

Puisque enfin il leur faut bien être de ceux-là,

Ils vont se retirer, ils ne gêneront pas,

Mais qu'au jour de leur mort seuls on les laisse aller,

Ne voudront pas entendre leurs enfantas sangloter.

 

Jacqueline ESCORIHUELA

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ANGLAIS-FRANÇAIS

Publié le par spaf mp

                       L'anglais, ce français du nord (de l’Europe)

 Alors qu’il est communément admis que la langue anglaise moderne représente pour le français une « menace » de par son statut de langue envahissante à son encontre, eh bien j’ai une révélation à vous faire..., surpris que je suis de faire celle-ci tant il y a longtemps que j’ai constaté qu'en réalité, c’est tout le contraire qui se produit !

En effet, de soi-disant « envahisseur » vis-à-vis de la langue de Molière, l’anglais moderne est plutôt – et largement – envahi de mots… français ! A un tel pourcentage, si élevé, que je suis une fois de plus étonné que cette réalité soit si peu évoquée ; et que l’on peut considérer qu’à ce stade – j’ose l’affirmer – l’anglais pourrait être vu comme, ni plus ni moins, une variante du français, et non une langue soi-disant affiliée au germanique voire germanique tout court !

Avant de développer ce point précis, remontons dans le temps et faisons un peu d’histoire en évoquant notamment, et par exemple, l’usage de l’anglo-normand (ancienne langue d’oïl) parlée à la Cour des rois en Angleterre au Moyen Age ainsi que dans l’aristocratie anglo-normande. A savoir que ce terme « anglo-normand » ne représente pas une langue qui serait constituée à la fois d’éléments anglais et français, mais reflète simplement sa situation géopolitique et son usage qui en était fait autant en Angleterre qu’en France ; il s’agit donc bien de français.

Au 11ème siècle, Guillaume le Conquérant, natif de Normandie, entreprit la conquête du Royaume anglais. Cette conquête eut notamment pour effet l'usage du langage normand (donc français), parlé par les barons et membres de la Cour royale provenant de France, dans une région où l’ancien anglais - composé de plusieurs variantes - ainsi que  les langues celtiques (comme le gallois ou l’écossais) dominaient.

Guillaume et ceux qui lui succédèrent ne firent pas de l’anglo-normand la langue officielle, préférant dédier cette fonction au latin (comme en France). Les populations anglo-saxonnes continuèrent d'utiliser le vieil anglais ; cependant, celui-ci évolua peu à peu, au contact de l'anglo-normand, vers le moyen anglais. Cela s’explique par la coexistence des deux langues parlées sur le sol anglais : la langue locale, le vieil anglais et la langue d'oïl, langue des échanges aussi bien avec le continent qu'en Grande-Bretagne. A noter ainsi qu'un nombre important de commerçants et d'artisans, parfois immigrés de France, utilisaient cette langue d'oïl, soit comme langue maternelle, soit comme seconde langue. De même, tout en connaissant le moyen anglais et en écrivant en latin, le clergé employait aussi l’anglo-normand. Cette langue était également celle de la culture et a généré alors une littérature "française" riche et dense, au sein même du Royaume anglais désormais conquis.

Si l’anglo-normand n’existe plus, il est encore un très grand nombre de mots de l'anglais moderne issu de cette langue (on en compte des milliers). Par exemple, to catch, un verbe qui paraît anglais, remonte en fait au normand cachier (étymologie semblable au français moderne chasser, à l’espagnol cazar ou encore à l’italien cacciare). A noter d’ailleurs que le verbe anglais to chase provient justement de chasser (par l’intermédiaire de son ancienne forme chacier). De même le célèbre terme fashion (signifiant « mode ») est en fait un mot issu de l’ancien français « faichon »/« fazon » (français moderne « façon »), un autre exemple avec peace « paix » issu de l’ancien français pais et pes.

A noter par ailleurs, et également, que la présence anglaise en Aquitaine a largement favorisé l’introduction de termes issus de la langue d’oc, qui se confondait alors avec l’ancien français.  D’ailleurs, il est à préciser que le célèbre Richard Cœur de Lion, qui fut Roi d’Angleterre mais aussi, entre autres, Duc d’Aquitaine, de Normandie et de Gascogne, parlait les langues d’oïl (donc le français) et d’oc !

Mais plus encore ces quelques termes, c’est tout l’anglais moderne – rentrons là dans le vif du sujet – qui vibre au son du français, si je puis dire !!

En effet, alors qu’il est prétendu - comme dit plus haut - que l’anglais moderne est fortement affilié au germanique (affirmation beaucoup plus valable pour l’anglais ancien), eh bien dans les faits cela est faux, tant la présence du français en son sein est extraordinairement importante (et notamment des termes issus de l’ancien français qui – c’est un comble – auraient presque pour effet que les anglais parlent mieux le français que nous !). Et ce qui est le plus choquant, c'est de constater que des dizaines de milliers de mots utilisés en anglais sont repris tels quels du français !

Ainsi (allons-y et accrochez-vous !) :

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –tion sont issus du français comme imagination, action, revelation, evolution, revolution, apparition, formation, information, liberation, direction, section, creation, nation, intention, celebration, commemorationaviation, conversation, relation, consideration, construction, destruction, collection, detentionextinction, etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –ment sont issus du français (ancien ou moderne) comme development, government, movement, arrangement, agreement, amusement, engagement, derailment, environment, deploymentimpeachment (du vieux français empeechement/empeschement devenu empêchement), attachment, department, equipment, enchantment, establishment, punishment, retirement, ornament, tournament, bombardmentjudgement, etc.

- de très nombreux termes anglais se terminant par –ure sont français, ou dérivés du français, comme nature, culture, structure, cure, figure, pure, sure, signature, procedure, creature, fracture, adventure, measure, literature, pleasure, leisure (ancien français pour « loisir »), painture, failure, nurture (de l’ancien français norriture), temperature, departure, picture, pressure, treasure, lure (de leurre), allure, confiture, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –ude sont français : attitude, multitude, latitude, solitude, longitude, etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –sion/–ssion sont français comme pension, tension, division, decision, passion, discussion, progression, mansion (de l’ancien français, devenu maison), etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –able/-ible sont issus du français, notamment le soi-disant anglais able qui n’est rien d’autre que du français, et table, fable, portable, stable, cable, capable, notable, habitable, favorable, visible, accessible, inaccessible, credible, terrible, possible, impossible, responsible, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –orce/-orse viennent du français : force, divorce, remorse/remorce, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –ouble/-ouple sont français : double, trouble, couple, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –gion proviennent du français : region, legion, religion, contagion, etc.

- tous les termes anglais se terminant par –our (qui depuis se terminent en –eur en français moderne) sont issus de l’ancien français : honour, hour, favour, labour, colour, savour, vigour, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –enge sont issus du français (ancien ou moderne) : challenge, revenge, avenge, etc.

- tous les termes anglais se terminant par –ount sont issus de l’ancien français : count, account, discount, amount, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –ence/-ense sont tout simplement français : silence, presence, independence, absence, influence, sense (ancien français devenu sens), difference, innocence, science, sentence, defense ou defence, conscience, credence, experience, existence, conference, licence, violence, intelligence, etc.

- la plupart des termes anglais se terminant par –ace sont français comme place, face, surface, menace, trace, space (du vieux français space, variante d’espace), grace, disgrace, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –ourse/-ource sont issus du français, et parfois repris tels quels : source, course, resource, etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –y, -ry, –ty, -cy, -sy, -ny, sont issus/dérivés du français : country, liberty, entry, beauty, democracy, history, story, discovery, security, surety, company, university, cavalry, artillery, imageryproperty, honesty, easy (du vieux français aisié), society, county, city, fantasy, quality, charity, very (du vieux français verai signifiant « vrai » avec le sens de « vraiment »), memory, envy (d’envie), energy, capacity, legacy (du vieux français legacie signifiant héritage/legs), harmony, principalty, penalty (de pénalité), faculty, ability, luxury, facility, army, etc.

-de très nombreux termes anglais se terminant par –ent sont issus du français : present, parent, moment, president, independent, absent, recent, innocent, current, different, document, element, argument, torment, parliament, accident, eminent, etc.

- la plupart des termes anglais se terminant par –ive sont issus du français (positive, negative, affirmative, active, etc.).

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –ice sont français comme police, justice, office, artifice, service, complice mais aussi spice (du vieux français espice), etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –ous sont issus de l’ancien français : fabulous, dangerous, various, delicious, serious, famous, joyous, jealous, curious, etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –ant sont issus du français : important, servant, descendant, dominant, pleasant, etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –ance sont français ou dérivés du français : distance, balance, finance, substance, chance, surveillance, lance, maintenance, alliance, clairvoyance, entrance, appearance, pleasance, advance, etc.

- quasiment tous les termes anglais se terminant par –ic sont issus du français : democratic, logic, music, etc.

- tous les termes anglais se terminant par –age sont français (ou issus de l’ancien français) comme courage, passage, image, usage, voyage, chantage, message, cage, page, rage, massage, village, mirage, montage, hommage, savage, ravage, hostage, entourageheritage, advantage barrage, camouflage, carriage, marriage, language, damage, etc. et tout simplement le terme age.

- de nombreux termes anglais se terminant par –est/-east sont issus de l’ancien français, et ont vu en français moderne le « s » remplacé par un accent circonflexe : forest, arrest, quest, conquest, honest, request, crest, tempest, interest, feast, beast, etc.

- tous les termes anglais se terminant par –acle sont issus du français : miracle, obstacle, oracle, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –ary sont issus du français comme ordinary, military, elementary, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –al sont issus du français : hospital, animal, special, royal, signal, eventual, loyal, several, plural, etc.

- de nombreux termes anglais se terminant par –ade sont issus du français : promenade, brigade, parade, barricade, façade, marmalade, masquerade, etc.

- de nombreux termes anglais contenant « oa » proviennent du français comme coast (de l’ancien français coste, côte en français moderne), aboard (d’aborder), approach (d’approcher, vieux français aprochier), coach (de coche), poach (de pocher), roast (du vieux français rostir devenu rôtir), etc.

Et des milliers et milliers d’autres termes comme people (eh oui !) l’une des variantes en ancien français du mot peuple, power (eh oui là aussi ! Issu de l’ancien verbe/nom français poer/poeir devenu pouvoir), surprise, chief, brief, peril, complete, state, estate, money, question, fame (de l’ancien français fame signifiant célébrité), affair, date, chain (de chaine), channel (du vieux français chanel/channel, variante de chenal), response (du vieux français), manoeuvre, archive, portrait, prince, princess, captain, lieutenant, period, port, foreign (de forain), journey (de journée), car, cat, view (de vue), review (de revue), second, single (du vieux français sengle/single), enterprise, rose, route, tour, detour, refuge, deluge, certain, aid, minister, effect, contract, rare, false (du vieux français fals), fruit, piece, park, domain, merchant, sovereign, stress (du vieux français destresse), disease (du vieux français disaise/desaise), reserve, flame (du vieux français, devenu flamme), assault, grief, forgechase, quiet, scene, return, gorge, detail, edit, chair, simple, bureau, core (du vieux français, devenu cœur), season, point, large, mass, fort, fortress, souvenir, ray (du vieux français rai signifiant rayon), cause, mistress, sum, art, council, base, proper, charm, secret, regret, cauldron (de l’ancien français signifiant chaudron), turn, medecine, level (de l’ancien français livel signifiant niveau), orange, oil (de l’ancien français oile/olie signifiant huile), voice, delay, sign, muscle, part, siege, reason, site, fragile, fund, brave, excuse, paper, machine, principle, league (de ligue), empire, biscuit, noun, sincere, employee, purple, market, male, female, person, title, value, price, doubtlesson, form, just, divine, manner (du vieux français manere ; en français moderne manière), rescue (du vieux français, devenu rescousse), pain (du vieux français paine/peine), common, corner (du vieux français cornere/corniere), sudden (du vieux français sodein, devenu soudain), event (de l’ancien français event ; en français moderne, événement), province, limit, citizen (du vieux français, devenu citoyen), vehicle, centre, onion, danger, uncle, aunt (du vieux français aunte/ante devenu tante en français moderne par agglutination de ta + ante), prey (du vieux français preie devenu proie), river, noise, isle, moist (du vieux français moiste signifiant humide, moite), regime, realm (ancien français devenu royaume), joy, chapel, engine, castle (de l’ancien français castel), desert, dessert, device, prude, clear, poor (du vieux français poure/povre devenu pauvre), rich, suite, crayon, pencil (du vieux français pincil devenu pinceau), stage (du vieux français estage), prairie, opinion, article, chariotsound (du vieux français soun/son), ancient, issue, pursuit, appetite, rest, problem, barrier, idiot, medal, fibre, chute, autumn, mute, rascal (du vieux français rascaille devenu racaille, eh oui !), button, mustache, example (du vieux français essample/example), guide, random, ransom (de rançon), faith (anciennement feith, issu du vieux français feid, devenu fei puis foi), border (du français bordeure devenu bordure), promise, fiancé, exercise (du vieux français, devenu exercice), flower (du viel anglais flour, issu de l’ancien français, devenu fleur), potion, poison, circle, spouse (du vieux français, devenu époux/épouse), rail, syllabe, delight, duty (dérivé de l’ancien français deut, participe passé de devoir), prison, Spain (du vieux français Espaigne/Espayne), mount et mountain (du vieux français mount/mont/muntaigne et montaigne, eh oui comme le nom du célèbre auteur !), terrain, chassis (de châssis), etc., etc., etc.

Et ce qui est le plus surprenant – comme je le souligne un peu plus haut – c’est donc le nombre incalculable de mots anglais repris tels quels du français ; avec comme discours officiel, que l’anglais est soi-disant une menace pour la langue française, un comble ! 

Ainsi un nombre immense de verbes anglais est tout simplement issu du français (de l’ancien ou du moderne) !

Voici quelques (tout petits) exemples : to change, to charge, to touch, to appear (du vieux français aparoir/apareir), to explain (du vieux français explaner), to explore, to chant (de chanter), to discover (du vieux français descovrir), to imagine, to reveal (de l’ancien français reveler), to pronounce (du vieux français pronuncier), to use, to enter, to quit, to taste (de l’ancien français taster), to compare, to cancel (du vieux français canceler) to appeal (du vieux français apeler), to escape (du vieux français escaper/eschaper), to encourage, to arrive, to pass, to announce, to record (de l’ancien français recorder), to remember (de l’ancien français remembrer devenu remémorer), to enjoy (du vieux français enjoier), to encounter (de l’ancien français encountrer), to declare, to prepare, to envoy, to convoy, to employ, to entertain, to amuse, to claim, to proclaim, to maintain, to cry, to retain, to repair, to engage, to move, to paint, to treat, to join, to design (du vieux verbe français designer qui avait le sens de dessiner, eh oui !), to destroy, to defeat, to gain, to achieve, to expose, to introduce, to agree, to commence, to invest, to receive, to reply, to remain, to save, to refuse, to impeach (d’empêcher), to accept, to search/to research (de l’ancien français sercher/cerchier/recerchier), to pay, to launch (du vieux français lanchier/lancier devenu lancer), to spell (du vieux français espeller/espeler devenu épeler), to refer, to attach, to guard, to cost (du vieux français coster/couster, devenu coûter), to carry (de carier/carrier), to increase (encrease en moyen anglais, du vieux français encreistre), to intent, to march, to spoil (du vieux français espoillier), to transform, to occur, to fail (de faillir), to pray, to pardon, to press, to release (de relaisser, variante relascher), to travel (eh oui, ce verbe provient bien du français travailler, avec une variation de sens), etc., etc. A noter également l'existence de verbes construits sur des noms français - repris tels quels - comme par exemple le particulier "to queue" signifiant faire la queue, être dans une file d'attente.

Et tout aussi significatif, le pluriel dans les langues germaniques est souvent exprimé par un « n » final, or comment l’anglais moderne indique-t-il (dans la plupart des cas) qu’un terme est au pluriel ? En utilisant le « s » final ! Cela est encore un emprunt au français, si je puis dire, et ne fait que renforcer le côté latin de cette langue (par l’intermédiaire donc du français), le « s » représentant le pluriel dans une majorité de langues latines.

Et surtout, cette situation de la langue anglaise n’est absolument pas comparable avec les emprunts faits par le français à celle-ci, qui sont en vérité bien minimes (des mots comme cool, scoop, stop, weekend…) ; et de plus, ils ne sont souvent représentés que par des termes qui au départ sont en fait… français ! Comme le mot sport, qui provient en réalité de l’ancien français deport/desport ou challenge, terme en définitive bien français tout comme design, round (issu du français rond), sample (du vieux français essample) et le non moins célèbre humour (ancien français devenu humeur), et qui nous est revenu avec le sens d’humeur joyeuse. Sans oublier bien sûr le fameux « please », qui n’est rien d’autre que du français, issu de plaise (du verbe plaire) !

Non, c’est bel et bien toute la « structure » de l’anglais qui est française ! Otez les termes provenant du français d’un dictionnaire anglais, il ne restera pas grand-chose à lire !… Demandez à un journal anglais d’ôter de ses articles les mots issus du français, il ne restera plus grand-chose à lire là non plus…

C’est donc cela qui me surprend toujours autant, la langue anglaise est littéralement et totalement « mangée », si je puis me permettre ce terme, par le français (et son lexique typique et spécifique de son évolution, qui lui est donc initialement propre) et peu semblent s’en rendre compte, évoquant continuellement le soi-disant danger représenté par la langue de Shakespeare à son égard.

Mais de danger, il n’y en a aucun, puisque cette langue soi-disant « envahissante » est en fait totalement envahie par la langue qu’elle est censée « menacer » !

On continue un peu ?!

On pourrait aussi évoquer le fait que des noms de villes étrangères au Royaume-Uni sont repris tels quels du français comme, pour l’Italie par exemple, les villes de Florence (Firenze en italien, Fiorenza en vieil italien et Florence en français), Naples ou encore Rome, également la cité espagnole de Seville, ou encore la ville allemande de Cologne (Köln en allemand), etc., termes repris donc tels quels du français.

Et notons également qu’en anglais une part importante de noms donnés à des animaux provient du français ! Comme lion, elephant, squirrel (issu de l’ancien français esquirel, escurel, devenu écureuil – voir l’occitan esquirol), dolphin (du vieux français), falcon (du vieux français), eagle (du vieux français egle), camel (vieux français pour chameau), salmon (du vieux français), giraffe, tiger, panther, leopard, pigeon, crocodile, turtle, lizard (du vieux français lesard), gazelle, ferret (pour furet), stallion (du vieux français estalion/estallon/estalon devenu étalon), chamois, heron, etc..

Et que penser de ce « Royal Air Force », dénomination utilisée par les anglais pour qualifier leur force aérienne, expression composée de trois mots… français, un comble !

Et de John Lennon qui chantait « Imagine all the people… », sans le français ici, nous n’imaginerions personne !

Alors oui, au vu de tous ces éléments, on peut affirmer que la langue anglaise moderne peut bel et bien être considérée comme une variante du français – ni plus ni moins – bien plus qu’un langage affilié au germanique (notamment l’allemand) ; d’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de comparer un même texte proposé dans ces trois langues – l’anglais, l’allemand et le français – et l’on constatera que le texte anglais est donc beaucoup plus « proche » du français que de l’allemand !…

Et pour terminer, une question importante, puisque tous ces mots sont - typiquement - français, pourquoi devraient-ils être en définitive prononcés différemment que dans le langage, le français donc, d'où ils proviennent...

                                              Richard MAGGIORE

                                        Coordinateur S.P.A.F. Occitanie

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LIBERTÉ

Publié le par spaf mp

 

 

LIBERTÉ

 

 

Serais-je saule aux branches fines

Livrant son or au gré de l’eau ?

Pour qu’on m’attache des racines,

Serais-je pin, chêne, bouleau?

 

Certes, je garde la mémoire

Du sol natal et des aïeux,

Mais mon histoire est mon histoire,

Ils n’en sont ni maîtres ni dieux.

 

J’aime mieux source que racine :

L’eau vive frayant son chemin

Sous mille formes se décline

Pour changer hier en demain ;

 

Ici rivière, ailleurs lagune,

Étang paisible ou tourbillon,

Rongeant le roc, berçant la lune,

Elle abreuve fauve et sillon.

 

La vie est semblable à l’eau vive :

Que la conduise la bonté,

Peu nous importe sa dérive

Loin du totem jadis planté !

 

Autant que toute chose humaine,

La coutume connaît l’erreur ;

Je ne veux pas la dire vaine,

Mais ses abus portent malheur.

 

Je vais, je viens, je ris, je pense,

Je pèse le bien et le mal ;

L’esprit plus que le monde immense

À mes yeux prête son cristal ;

 

La sagesse estime l’usage

À ses bourgeons d’humanité,

Et contre ses gales ménage

Une lucide liberté.

 

                                          M.J. BERTAUX

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DE LA PLUIE ET DU BEAU TEMPS

Publié le par spaf mp

                                                               Néo classique

 

De la pluie et du beau temps

 

Ne débattons jamais, dans une polémique,

De la religion ou de la politique.

 

Accueillons au parloir, instruits de ce conseil,

La pleurnicheuse pluie et le joyeux soleil,

 

Ces fumeux orateurs suivirent à la lettre,

Notre avertissement selon leur baromètre,

 

La reine du déluge et de la trombe d'eau,

Accusa thermidor d'être un vrai chalumeau :

 

« Vous prétendez bronzer le fragile épiderme,

Mais du cancer, hélas !  Vous déclenchez le germe. »

 

-  Vos larmes, lui dit-il, pourrissent ma saison,

Les belles sous mes yeux, exposent leur toison,

 

L'effeuillaison leur fait vaincre la canicule,

Même les tournesols prennent ma particule »

 

 Vulcain et Jupiter navrés de ces discours,

Mettent fin au combat, déniant tous recours :

 

«  Beaux diseurs ! Apprenez que la terre féconde,

A besoin de vous deux pour que tourne sa ronde,

 

Grâce à vous le jardin devient un paradis :

Ressemblant à Crésus, il a plus d'un radis »

 

 

Georges Lafon

 

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NUIT ÉTOILÉE

Publié le par spaf mp

NUIT ÉTOILÉE

 

 

La nuit tout doucement

Étale ses draps de velours.

Le silence profond

Lentement gonfle sa voile.

 

Dans le fond du ruisseau

S'allument les étoiles.

La lune leur sourit,

Pâle, mystérieuse.

 

Le souffle de la nuit

Harmonise sa harpe

Aux archets de la lune...

Et monte dans la nuit brune

 

   La symphonie étoilée.

 

Jacqueline Escorihuela

 

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POUR QUE VIVENT ENCOR...

Publié le par spaf mp

 

Pour que vivent encor...

 

J'ai accroché tes yeux

Aux lumières de l'aube

J'ai accroché ta voix

Au souffle de l'Autan,

La paume de tes mains

À la chaleur des flammes

Et l'éclat de ta peau

Aux cuivres de l'automne.

J'ai accroché ton cœur

À mon cœur mon Amour

Pour que vivent encor

Et les nuits et les jours.

 

              Jacqueline Escorihuela

 

 

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TROCADERO

Publié le par spaf mp

 

                                      TROCADERO

 

                       

                       Haut lieu de notre histoire, hier sous le canon,

                   Aujourd'hui dans les mains de casseurs plein de rage

                   Qui veulent nous offrir pour grandir leur renom

                   Un plus célèbre exploit, j'assiste à ton outrage.

 

                   Misérables voyous, dans mon pays, couvés,

                   Que ma sueur nourrit, distrait, abrite et soigne,

                   Est-ce nos tableaux noirs qui vous ont élevés?

                   Des géniteurs sans coeur ou la cité qui cogne?

 

                   Mais pourquoi, contre qui, ces carnages gratuits?

                   Joueurs et supporters amoureux des victoires?

                   Financiers étrangers, par la gloire, séduits?

                   Marchands de pieds en or, fiers de leurs trajectoires?

 

                   Oui! face à ce beau monde en fête sous leurs yeux

                   Ils doivent exister, se montrer, et détruire:

                   La loi, la paix, les biens, les pouvoirs..... les joyeux,

                   Sans le moindre remord, pour le plaisir de nuire.

 

                   Les tragédiens n'ont rien! nous serons les payeurs!

                   Le rideau va tomber, place au prochain spectacle

                   Encor plus fou, plus beau, car étant les meilleurs

                   Pour promouvoir la France! ils n'ont aucun obstacle! 

 

                                                P. de Lary Latour le 15-05-2013

 

                                               ( événement du 11-05-2013)

 

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PAPA NOËL

Publié le par spaf mp

 

 

PAPA  NOËL

Papa Noël, sur son nuage,
Fait balancer son rocking-chair ;
Il dénombre les enfants sages :
"Quelle quantité ! je m'y perds !"

"Voyons, Benoît, Christophe, puis,
Voici le dernier : Alexandre ;
Levant les yeux  au ciel transi,
Car nous y sommes, c'est Décembre !"

Papa Noël,  pansu, joufflu,
A trop de travail cette année,
Or ses lutins sont assidus
Pour l'ultérieure tournée...

Il a beau s'y prendre toujours,
Pour les décompter, en avance,
Ils arrivent jour après jour
Et si pressés qu'ils le devancent !

Pourtant, chaque joujou promis
En Picardie ou en Alsace,
Tout ce qu'enfin il a prédit
Il sortira de sa besace !

D'un large geste, généreux,
Il ajoutera - grand  mystère ! -
Cette neige, ocre, rouge ou bleue,
Qui réjouit la terre entière !

Tremblante, sans son pull-over
Elle survient, blanche, glacée,
Pour revêtir ton sapin vert
Dans ta courette verglacée !



                            Germaine Cartro le 08/12/13

 

 

 

 

 

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LES FAUX AMIS

Publié le par spaf mp

Les faux amis

 

 

Je me dis quelquefois si depuis que j’existe,

De ceux que j’ai connus j’avais gardé le nom,

Je pourrais aujourd’hui me dresser une liste

De sacrés comédiens, et plusieurs de renom.

 

On devrait découvrir à chacune des pages

Tous ceux qui par orgueil se disaient vos amis,

Pour vite disparaître en dépit des usages,

Aux premiers mauvais tours qu'ils s'étaient cru permis.

 

Puis qui vous revenaient sans chercher une excuse,

Comme si par principe ils n'avaient jamais tort,

Contestant longuement ce dont on les accuse,

Avant peut-être enfin de vous jeter un sort.

 

Qui ne vous lâchent plus, proposent leur service,

Puisque l'on a du mal à le leur demander,

Se font très enjôleurs, et dont le plus grand vice

Est de trahir encore, au lieu de s’amender.

 

Et pourquoi pas aussi l’amateur de bourrade,

Qui vous assène en clair, pour un peu, pour un rien,

Ses coups les plus fougueux, et qui vous laisse en rade

Dès qu’il faut vous sortir des griffes d’un vaurien.

 

En fait, le temps aidant, j’aurais détruit ma liste,

Par peur de voir chacun se remultiplier ;

Ceux qui la composaient, dont l'image persiste,

En guise de pardon, je veux les oublier.

 

               Jacques LARROCHE

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CÉLÈBRE CAPTURE

Publié le par spaf mp

 

                     « Je me réjouis de cette acquisition*...... la région confirme ainsi son action

                             en faveur du développement du patrimoine de Midi-Pyrénées »

                                           (Le président de la région, Martin Malvy,

                                              Le Petit Journal, N° 461du 07-2013)

                       

                Célèbre Capture!

                       En Exil à Auch

                  

 

                            Je suis né loin d'ici dans un douillet berceau;

                   Des yeux comblés d'amour et des doigts par centaines

                   Ont scellé pour mon corps avec le même sceau

                   La foi qui les anime aux plumes mexicaines.

 

                   Perroquets des forêts, aras, martins pêcheurs

                   Etourneaux de la plaine et vous blanches aigrettes,

                   Vos duvets rassemblés sur l'autel des prêcheurs,

                   A la gloire de Dieu, révèlent qui vous êtes.

 

                   Chez moi, dans mon hameau, laissez moi revenir!

                   Là-bas! sont mes parents, les oiseaux magnifiques,

                   Là-bas! sont tous les coeurs, gardiens du souvenir

                   De nos cultes anciens et des tableaux bibliques.

 

                   Trop souvent l'homme aveugle aux arts de son passé

                   Se vante d'acquérir ceux des autres cultures;

                   Le pouvoir de l'argent, hélas! a reclassé

                   Les chef-d'oeuvres d'un peuple en célèbres captures.

 

                   Chasseurs de patrimoine offrez vos trois captifs,

                   A ma terre! au Mexique! aux cieux qui m'ont vu naître!

                   Sauvez celui de France et soyez attentifs!

                   Car chaque jour il souffre avant de disparaître.

 

 

                                               P.de Lary Latour le 01-08- 2013

                                                           Suite à l'achat d'un troisième tableau!

 

               *l'achat par la région et la ville d'AUCH d'un tout petit tableau d'art colombien pour 200 000 euros.

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