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DE LA PLUIE ET DU BEAU TEMPS

Publié le par spaf mp

                                                               Néo classique

 

De la pluie et du beau temps

 

Ne débattons jamais, dans une polémique,

De la religion ou de la politique.

 

Accueillons au parloir, instruits de ce conseil,

La pleurnicheuse pluie et le joyeux soleil,

 

Ces fumeux orateurs suivirent à la lettre,

Notre avertissement selon leur baromètre,

 

La reine du déluge et de la trombe d'eau,

Accusa thermidor d'être un vrai chalumeau :

 

« Vous prétendez bronzer le fragile épiderme,

Mais du cancer, hélas !  Vous déclenchez le germe. »

 

-  Vos larmes, lui dit-il, pourrissent ma saison,

Les belles sous mes yeux, exposent leur toison,

 

L'effeuillaison leur fait vaincre la canicule,

Même les tournesols prennent ma particule »

 

 Vulcain et Jupiter navrés de ces discours,

Mettent fin au combat, déniant tous recours :

 

«  Beaux diseurs ! Apprenez que la terre féconde,

A besoin de vous deux pour que tourne sa ronde,

 

Grâce à vous le jardin devient un paradis :

Ressemblant à Crésus, il a plus d'un radis »

 

 

Georges Lafon

 

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NUIT ÉTOILÉE

Publié le par spaf mp

NUIT ÉTOILÉE

 

 

La nuit tout doucement

Étale ses draps de velours.

Le silence profond

Lentement gonfle sa voile.

 

Dans le fond du ruisseau

S'allument les étoiles.

La lune leur sourit,

Pâle, mystérieuse.

 

Le souffle de la nuit

Harmonise sa harpe

Aux archets de la lune...

Et monte dans la nuit brune

 

   La symphonie étoilée.

 

Jacqueline Escorihuela

 

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POUR QUE VIVENT ENCOR...

Publié le par spaf mp

 

Pour que vivent encor...

 

J'ai accroché tes yeux

Aux lumières de l'aube

J'ai accroché ta voix

Au souffle de l'Autan,

La paume de tes mains

À la chaleur des flammes

Et l'éclat de ta peau

Aux cuivres de l'automne.

J'ai accroché ton cœur

À mon cœur mon Amour

Pour que vivent encor

Et les nuits et les jours.

 

              Jacqueline Escorihuela

 

 

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TROCADERO

Publié le par spaf mp

 

                                      TROCADERO

 

                       

                       Haut lieu de notre histoire, hier sous le canon,

                   Aujourd'hui dans les mains de casseurs plein de rage

                   Qui veulent nous offrir pour grandir leur renom

                   Un plus célèbre exploit, j'assiste à ton outrage.

 

                   Misérables voyous, dans mon pays, couvés,

                   Que ma sueur nourrit, distrait, abrite et soigne,

                   Est-ce nos tableaux noirs qui vous ont élevés?

                   Des géniteurs sans coeur ou la cité qui cogne?

 

                   Mais pourquoi, contre qui, ces carnages gratuits?

                   Joueurs et supporters amoureux des victoires?

                   Financiers étrangers, par la gloire, séduits?

                   Marchands de pieds en or, fiers de leurs trajectoires?

 

                   Oui! face à ce beau monde en fête sous leurs yeux

                   Ils doivent exister, se montrer, et détruire:

                   La loi, la paix, les biens, les pouvoirs..... les joyeux,

                   Sans le moindre remord, pour le plaisir de nuire.

 

                   Les tragédiens n'ont rien! nous serons les payeurs!

                   Le rideau va tomber, place au prochain spectacle

                   Encor plus fou, plus beau, car étant les meilleurs

                   Pour promouvoir la France! ils n'ont aucun obstacle! 

 

                                                P. de Lary Latour le 15-05-2013

 

                                               ( événement du 11-05-2013)

 

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PAPA NOËL

Publié le par spaf mp

 

 

PAPA  NOËL

Papa Noël, sur son nuage,
Fait balancer son rocking-chair ;
Il dénombre les enfants sages :
"Quelle quantité ! je m'y perds !"

"Voyons, Benoît, Christophe, puis,
Voici le dernier : Alexandre ;
Levant les yeux  au ciel transi,
Car nous y sommes, c'est Décembre !"

Papa Noël,  pansu, joufflu,
A trop de travail cette année,
Or ses lutins sont assidus
Pour l'ultérieure tournée...

Il a beau s'y prendre toujours,
Pour les décompter, en avance,
Ils arrivent jour après jour
Et si pressés qu'ils le devancent !

Pourtant, chaque joujou promis
En Picardie ou en Alsace,
Tout ce qu'enfin il a prédit
Il sortira de sa besace !

D'un large geste, généreux,
Il ajoutera - grand  mystère ! -
Cette neige, ocre, rouge ou bleue,
Qui réjouit la terre entière !

Tremblante, sans son pull-over
Elle survient, blanche, glacée,
Pour revêtir ton sapin vert
Dans ta courette verglacée !



                            Germaine Cartro le 08/12/13

 

 

 

 

 

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LES FAUX AMIS

Publié le par spaf mp

Les faux amis

 

 

Je me dis quelquefois si depuis que j’existe,

De ceux que j’ai connus j’avais gardé le nom,

Je pourrais aujourd’hui me dresser une liste

De sacrés comédiens, et plusieurs de renom.

 

On devrait découvrir à chacune des pages

Tous ceux qui par orgueil se disaient vos amis,

Pour vite disparaître en dépit des usages,

Aux premiers mauvais tours qu'ils s'étaient cru permis.

 

Puis qui vous revenaient sans chercher une excuse,

Comme si par principe ils n'avaient jamais tort,

Contestant longuement ce dont on les accuse,

Avant peut-être enfin de vous jeter un sort.

 

Qui ne vous lâchent plus, proposent leur service,

Puisque l'on a du mal à le leur demander,

Se font très enjôleurs, et dont le plus grand vice

Est de trahir encore, au lieu de s’amender.

 

Et pourquoi pas aussi l’amateur de bourrade,

Qui vous assène en clair, pour un peu, pour un rien,

Ses coups les plus fougueux, et qui vous laisse en rade

Dès qu’il faut vous sortir des griffes d’un vaurien.

 

En fait, le temps aidant, j’aurais détruit ma liste,

Par peur de voir chacun se remultiplier ;

Ceux qui la composaient, dont l'image persiste,

En guise de pardon, je veux les oublier.

 

               Jacques LARROCHE

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CÉLÈBRE CAPTURE

Publié le par spaf mp

 

                     « Je me réjouis de cette acquisition*...... la région confirme ainsi son action

                             en faveur du développement du patrimoine de Midi-Pyrénées »

                                           (Le président de la région, Martin Malvy,

                                              Le Petit Journal, N° 461du 07-2013)

                       

                Célèbre Capture!

                       En Exil à Auch

                  

 

                            Je suis né loin d'ici dans un douillet berceau;

                   Des yeux comblés d'amour et des doigts par centaines

                   Ont scellé pour mon corps avec le même sceau

                   La foi qui les anime aux plumes mexicaines.

 

                   Perroquets des forêts, aras, martins pêcheurs

                   Etourneaux de la plaine et vous blanches aigrettes,

                   Vos duvets rassemblés sur l'autel des prêcheurs,

                   A la gloire de Dieu, révèlent qui vous êtes.

 

                   Chez moi, dans mon hameau, laissez moi revenir!

                   Là-bas! sont mes parents, les oiseaux magnifiques,

                   Là-bas! sont tous les coeurs, gardiens du souvenir

                   De nos cultes anciens et des tableaux bibliques.

 

                   Trop souvent l'homme aveugle aux arts de son passé

                   Se vante d'acquérir ceux des autres cultures;

                   Le pouvoir de l'argent, hélas! a reclassé

                   Les chef-d'oeuvres d'un peuple en célèbres captures.

 

                   Chasseurs de patrimoine offrez vos trois captifs,

                   A ma terre! au Mexique! aux cieux qui m'ont vu naître!

                   Sauvez celui de France et soyez attentifs!

                   Car chaque jour il souffre avant de disparaître.

 

 

                                               P.de Lary Latour le 01-08- 2013

                                                           Suite à l'achat d'un troisième tableau!

 

               *l'achat par la région et la ville d'AUCH d'un tout petit tableau d'art colombien pour 200 000 euros.

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"COURANTS" OU DÉBIT?

Publié le par spaf mp

 

« COURANTS » ou DÉBIT ?

 

Après le Romantisme arriva le Parnasse

Instaurant la méthode et le vers rigoureux

Pour chasser, avec force, un lyrisme amoureux

Qu’il trouvait, en ce temps, ridicule et bonasse.

 

Décadent puis Fumiste alors c’est la menace :

Par ce flot libertaire est né le choix scabreux

D’exclure toute rime et d’un vocable affreux

Reléguer les « anciens » au fin fond d’une nasse.

 

J’appelle, quant à moi, des « plumo-subversifs »

Ces précurseurs du « slam » se disant une « école » :

Poétereaux sans plume, à tout effort rétifs.

 

Baptiser ce débit un « courant » poétique ?

L’ange littérateur, sous l’assaut, dégringole !

De l’écrit, refusons le déclin pathétique !

 

Mireille TURELLO-VILBONNET

 

 

Après avoir été un phare culturel pour le monde,

la France passe au 25ème rang du système éducatif

pour les pays émergents…

 

Au I9ème siècle Wagner écrivait : «  Peu importe

de savoir si nous descendons du singe, l’essentiel

de ne pas y retourner » Rien n’est moins sûr ….

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PRENS-MOI LA MAIN

Publié le par spaf mp

 

PRENDS-MOI LA MAIN

  

  

Prends-moi la main,

Emmène-moi

Sur ces chemins sauvages

Où poussent les lys bleus,

Où l'ombre des nages

N'est que fumée sans feu,

Prends-moi la main.

  

Prends-moi la main,

Emmène-moi

Sur ces sentiers rocheux

Où chantent les cigales,

Où jamais il ne pleut

Que des pluies de pétales,

Prends-moi la main.

  

Prends-moi la main,

Emmène-moi

Sur ces sentiers sauvages

Où poussent les lys bleus,

Où la fin du voyage

Commence dans tes yeux,

Prends-moi la main,

  

Emmène-moi.

  

                Jacqueline Escorihuela

  

 

 

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AMÈRES DÉCEPTIONS

Publié le par spaf mp

 MASCARADE

  

Combien j’en ai connu de ces illuminés,

Militants d’un parti, numéros mis en fiches,

Au plus grand avenir se croyant destinés :

Ils dispersaient des tracts et collaient des affiches.

 

Je les ai vus bientôt, souvent abandonnés,

Autant mis à l'index des pauvres que des riches,

Rien de bien différent depuis qu’ils étaient nés,

De leurs convictions ne restaient que des friches.

 

Combien j’en ai pu voir de ces hurluberlus,

Députés, sénateurs, ministres à la pelle,

Qui, profitant des droits qui leur sont dévolus,

Aux abus ont pris goût, et toujours de plus belle.

 

Je les ai retrouvés, plusieurs fois réélus,

Comme si leurs forfaits les remettaient en selle,

Ils promenaient sans fin leurs discours révolus,

Et se tourmentaient peu qu'un jour on se rappelle.

 

                                  

                                   Jacques LARROCHE

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