Printemps des poètes à Sorèze
Une oasis de poésie et de tiédeur parmi les giboulées de mars: telle pouvait, ce dimanche 18 mars à Sorèze, apparaître la verrière de la mairie, avec ses nappes d'un rouge ardent - thème oblige? -, ses bouquets de roses de toutes les couleurs, son assistance impatiente de dire ou d'entendre des textes, sinon parfaits, du moins pleins de ferveur, et, patients et prometteurs sur leur socle ou dans leur étui, guitare, violon, flûtes et violoncelle.
Si la chaleur du soleil manquait un peu à la célébration du thème choisi cette année pour le Printemps des poètes - l'ardeur -, La verrière nous attendait, toute parée et fleurie grâce...

...à M. le maire de Sorèze, à Roselyne Morandi et à M. l'adjoint à la culture.

Le programme fut respecté (presque) à la lettre, et les quelques anicroches - une note qui refuse de sonner juste, un rêveur qui manque d'oublier son tour, un musicien sans musique, une averse qui tombe à pic (quoique à contresens)...- contribuèrent à la bonne humeur générale.

Richard Maggiore lit Pierre Theau avant de proposer son propre texte; Anne-Marie Forestier nous invite à sourire de son paresseux qui "gère ses ardeurs", et pour une fois Monique Roussel lit - mais sa mémoire fera merveille un peu plus tard pour un autre poème.

Delphine, la flûtiste, fait résonner Bach, et le trio classique ressuscite des airs anciens, devant...

...un auditoire attentif.
Les poètes qui n'avaient pu venir trouvent des voix pour présenter leurs textes: Christiane dit ceux d'Anne-Marie et Catherine ceux de Jacqueline.

Il convient de préciser que chacun s'est soigneusement préparé, qu'il s'agisse de Jimi répétant son nouveau rôle d'accompagnateur de Joseph avant d'affronter le public, ou des lecteurs de la scène ouverte:

Catherine, qui a choisi fort judicieusement dans notre recueil le poème de Gérard Pinson, "Le livre, arme et rempart", ou Lucien dont la prose rythmée se transforme en psalmodie, ou encore Séveryne, la fille, rendant hommage aux multiples talents de Roselyne, la mère, en lisant un de ses poèmes devant un de ses tableaux:

Et que dire de notre ami Gaston, chargé de conclure le récital et qui se montra

aussi plein de l'ardeur de circonstance que de courtoisie envers l'assistance!
Il ne restait plus qu'à partager le goûter qui, pour traditionnel qu'il soit, n'en est pas moins chaque fois attendu comme un temps d'échanges amicaux.


Photos R. Morandi, R. Maggiore et R. Meckler