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TOI QUE JE NE CONNAIS PAS

Publié le par spaf mp

 

TOI QUE JE NE CONNAIS PAS...

Pour toi, vois-tu, pourtant j'écris
Solitude, désespérance ?
En ce moment, vrai,  tu me lis ?
Tes yeux troublés  d'indifférence ;

Laisse tomber, c'est une intrigue :
Elle attendra. Mais ton cerveau
Mécanisme, sans fin s'irrigue
D'un sang vermeil toujours nouveau ;

L'existence, las !  te déprime,
Te demeure sur l'estomac,
Ne t'acharne donc sur ma rime,
Allonge-toi sur ton hamac...

Ne ressasse plus  le probléme
Qui te ronge  - chacun le sien ! -
Tu le verras, ce que je sème,
Entrelace ton monde au mien ;

Etre chéri de la malchance,
Equilibré par ton humour,
T'assiste la grave science,
Qui n'exclut pas le grand amour...


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SERMENT

Publié le par spaf mp

        

            SERMENTS D'AUTOMNE

 

        En ces rousses saisons où le ciel s'alanguit

        D'une brume éphémère aux doux frissons d'opale,

        D'un rêve tiède au creux des matins engourdis,

        Prémice intimidé des amours matinales,

 

        L'aube tremblante et nue se livre sensuell

        Aux blonds rayons du jour, ranimant leur ardeur

        D'un parfum de magie, d'éternité trop belle

        Enfantés par les Dieux dans des lits de douceur.

 

        En ces  nobles saisons de pourpre et d'or flambant

        Enivrant l'horizon d'un brasier de promesses,

        Quand les serments d'automne emportés dans le vent

        Consument leurs soupirs aux cendres de tendresse,

 

         Je contemple, amoureux, cette terre féconde

        Jaillie d'on ne sait quels miraculeux matins,

        De la source naissante où le Maître du Monde

        A posé son empreinte et béni nos destins.                 

                                                           

                                Anne-Marie Vergnes

 

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COLLECTIONNEUR DE MOTS

Publié le par spaf mp

  

COLLECTIONNEUR DE MOTS

  

 

J’ouvre souvent, le soir, mon cher dictionnaire,

Je m’attarde avec lui, je ne le quitte pas,

Et pour peu qu’un seul mot, sortant de l’ordinaire,

Se hasarde à ma vue, j’en oublie mon repas.

 

Je le note aussitôt, il mérite une fiche,

Que je dresse avec soin, en esprit pointilleux,

Il est des plus discrets, mais parfois il s’affiche

Dans quelque bref slogan qui le rend orgueilleux.

 

Un autre m’apparaît au fin fond d’une page,

Timide, délaissé, plein de salamalecs,

Qui semble s’excuser du profil d’un autre âge

Qu’il tient, sans trop savoir, de ses ancêtres grecs.

 

 Puis défilent tous ceux que je pense connaître,

Braves passe-partout qu’on emploie couramment,

Attention ! au milieu peut se cacher un traître,

Au contenu suspect, sous un abord charmant.

 

On n’est jamais trop sûr de son vocabulaire ;

Que de fois j’ai surpris, en conversation,

Dans un tract, un journal, dans une circulaire,

Un terme inadapté à sa vocation.

 

Lecteur, ne souris pas, à chacun sa marotte,

Fais plutôt comme moi, ce n’est pas défendu,

Grand amateur de mots, l’idée n’est pas si sotte,

Elle t’évitera plus d’un malentendu.

 

 

                                         Jacques LARROCHE

 

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LE PRINTEMPS DE L'HIVER

Publié le par spaf mp

 

LE PRINTEMPS DE L'HIVER  

 

Vous êtes tous les trois

Partis un jour d'automne

M'imprégnant chaque fois

D'un chagrin monotone. 


 

Vous vous étiez enfui

Sur ces îles exquises,

L'automne avez-vous fui

En allant aux Marquises ? 


 

Avec amusement

Votre âme de poète

Fit joyeux testament

Sur la plage de Sète. 


 

 Le piano s'est tu

Sous le glas qui résonne,

"Dis, quand reviendras-tu ?"

Souvent mon cœur chantonne. 


 

Au printemps de l'hiver

Voici plusieurs années,

Pour moi c'était hier,

Les fleurs se sont fanées. 

 

 

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DÉPRIME

Publié le par spaf mp

 

DÉPRIME 

   

C’est un triste poème 

Echappé de mon cœur 

Par un long hiver blême 

Que la neige parsème 

De lugubre rancœur. 

 

Comme le fleuve coule 

Pour rejoindre la mer, 

C’est la pierre qui roule, 

C’est le jour qui s’écoule 

Laissant un goût amer. 

 

                                         

Comme le soldat tombe 

Le soir au champ d’honneur 

Sous le bruit de la bombe, 

Oh ! Cruelle hécatombe ! 

C’est le chant du malheur.                      

 

Comme, pour une pièce, 

Ce maigre bras tendu ; 

C’est dans une liesse 

Le vautour qui dépèce 

Le cadavre pendu. 

 

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AU DERNIER JOUR D'OCTOBRE

Publié le par spaf mp

 

 

Au dernier jour d’octobre     

 

 

Vous cherchez à savoir ce qui fait notre essence

Mais tandis que l’aurore se heurte à vos volets,

Nous sommes encore assis, cherchant la quintessence

De ce qui fut hier à travers ses reflets ;

 

Musicien ou poète, peintre ou dessinateur,

Pendant que vous dormez d’un paresseux sommeil,

Se servent des brisures qui tombent de leur cœur

Pour aiguiser les sens qu’en eux la nuit éveille. 

 

Vous connaissez bien mal les mots de votre langue

Et ceux que vous crachez restent à vous sans écho,

Car les appels vibrants de la cloche qui tangue

Sont muets pour les sourds sans même sonner faux. 

 

Nous avons cet éclair qui fait lever les têtes,

Et le trait qu’on admire, et l’esprit qui s’agite ;

Nous sommes toujours seuls au cœur des grandes fêtes

Pour rire, de leurs peines à nos pieds ils s’acquittent. 

 

La flamme de nos êtres devient flambeau funeste,

Elle nous illumine de l’intérieur, dévore

Nos vies, tout s’échappe de nous, le peu qu’il reste

S’embrase, et nous consume d’avoir brillé trop fort. 

 

Vous éclairez bien peu, cela vous fait durer,

Nous attisons la rage qui nous fera brûler.

 

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LAURIERS

Publié le par spaf mp

 

* La Dépêche du Midi, édition du Tarn-et-Garonne, 7 novembre 2013

 

 

LAURIERS POUR LE  82

 

  

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SORÈZE ANNONCÉ DANS LA PRESSE

Publié le par spaf mp

 * Le Petit journal du Tarn-et-Garonne, 15 novembre 2013

  

 

LAURIERS 82

 

  

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POÉSIE CLASSIQUE

Publié le par spaf mp

 

 Dominique Kirchner a obtenu la 3ème mention dans la section "Classique" de notre concours 20 13 pour le poème suivant:

       

DÉPRIME 

   

C’est un triste poème 

Echappé de mon cœur 

Par un long hiver blême 

Que la neige parsème 

De lugubre rancœur. 

 

Comme le fleuve coule 

Pour rejoindre la mer, 

C’est la pierre qui roule, 

C’est le jour qui s’écoule 

Laissant un goût amer. 

 

                                         

Comme le soldat tombe 

Le soir au champ d’honneur 

Sous le bruit de la bombe, 

Oh ! Cruelle hécatombe ! 

C’est le chant du malheur.                      

 

Comme, pour une pièce, 

Ce maigre bras tendu ; 

C’est dans une liesse 

Le vautour qui dépèce 

Le cadavre pendu. 

 

 

Dominique KIRCHNER (dont on peut lire un autre poème dans la rubrique "Poème du mois".)

 

 

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JEUNE POÈTE

Publié le par spaf mp

 

Lucie Couturier, du département de l'Ariège, a été primée à notre concours 2013, (3ème prix dans la catégorie "Jeune poète"), pour le texte suivant: 

 

 

Au dernier jour d’octobre     

 

 

Vous cherchez à savoir ce qui fait notre essence

Mais tandis que l’aurore se heurte à vos volets,

Nous sommes encore assis, cherchant la quintessence

De ce qui fut hier à travers ses reflets ;

 

Musicien ou poète, peintre ou dessinateur,

Pendant que vous dormez d’un paresseux sommeil,

Se servent des brisures qui tombent de leur cœur

Pour aiguiser les sens qu’en eux la nuit éveille. 

 

Vous connaissez bien mal les mots de votre langue

Et ceux que vous crachez restent à vous sans écho,

Car les appels vibrants de la cloche qui tangue

Sont muets pour les sourds sans même sonner faux. 

 

Nous avons cet éclair qui fait lever les têtes,

Et le trait qu’on admire, et l’esprit qui s’agite ;

Nous sommes toujours seuls au cœur des grandes fêtes

Pour rire, de leurs peines à nos pieds ils s’acquittent. 

 

La flamme de nos êtres devient flambeau funeste,

Elle nous illumine de l’intérieur, dévore

Nos vies, tout s’échappe de nous, le peu qu’il reste

S’embrase, et nous consume d’avoir brillé trop fort. 

 

Vous éclairez bien peu, cela vous fait durer,

Nous attisons la rage qui nous fera brûler.

 

 

  

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