TOI QUE JE NE CONNAIS PAS
TOI QUE JE NE CONNAIS PAS...
Pour toi, vois-tu, pourtant j'écris
Solitude, désespérance ?
En ce moment, vrai, tu me lis ?
Tes yeux troublés d'indifférence ;
Laisse tomber, c'est une intrigue :
Elle attendra. Mais ton cerveau
Mécanisme, sans fin s'irrigue
D'un sang vermeil toujours nouveau ;
L'existence, las ! te déprime,
Te demeure sur l'estomac,
Ne t'acharne donc sur ma rime,
Allonge-toi sur ton hamac...
Ne ressasse plus le probléme
Qui te ronge - chacun le sien ! -
Tu le verras, ce que je sème,
Entrelace ton monde au mien ;
Etre chéri de la malchance,
Equilibré par ton humour,
T'assiste la grave science,
Qui n'exclut pas le grand amour...

