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VERS L'HORIZON

Publié le par spaf mp

 

 

VERS L’HORIZON

 

 

Je chante encor, dans un frisson d’été,

L’ami Phoebus, la fragrance des roses,

La nuit si douce et ses apothéoses,

Ce fabuleux refuge de beauté…

 

Et, cultivant cette félicité,

J’occulterai la mouvance des choses,

En refusant de ces saisons moroses

La pesanteur et l’insipidité.

 

J’ensevelis mes danses puériles,

Repousse au loin les promesses stériles

Du violon et son archet trompeur.

 

Pour rompre enfin l’amertume inféconde,

Briser en moi le néant et la peur,

Je ne veux voir que la splendeur du monde.

 

 

       Mireille TURELLO-VILBONNET

 

 

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SOIRÉ AUX ANTILLES

Publié le par spaf mp

SOIRÉ AUX ANTILLES

 

 

SOIRÉE AUX ANTILLES

 

 

La nuit est à Saint Pierre un spectacle envoûtant !

 

Partout règne alentour un parfum de cannelle.

Des relents de chaleur, piqués de citronnelle,

Offrent dans l’ombre douce un flux intermittent.

Mille étoiles au ciel tremblent en palpitant.

Le repas est servi ce soir sous la tonnelle

Et la bougie allume un feu dans ta prunelle.

 

La nuit est à Saint Pierre un spectacle envoûtant !

 

La tiédeur dans l’air bleu se fait reine. Et pourtant

Un frisson sur la peau court dessous la flanelle.

Le vent qui s’est levé surgit de la venelle,

Il imite en son souffle inquiet, chuchotant,

L’appel de la sirène ou son chant exaltant.

Ne serait-ce plutôt la longue ritournelle

Des marins disparus, plainte sempiternelle…

Demain il fera jour, soleil à bout portant !

 

                                            Marcelle Ségui

 

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L'HERBE À LAPIN

Publié le par spaf mp

  

  

L’HERBE À LAPIN

 

 

De ton museau qui toujours se trémousse,

Tu grignotais l’herbe du souvenir.

Auprès de toi, ma tâche était si douce,

Que de prévoir la verdure à t’offrir !

 

« Ne cherche pas le trèfle à quatre feuilles,

Disait la brise à mes jeunes dix ans ;

Mais par brassées, avant que tu le veuilles,

Tu rempliras de paniers opulents. »

 

Le liseron, étalant sa guirlande

Au pied de l’arbre ou parmi les rosiers,

Vite cueilli, récompense gourmande,

Réjouissait les corbeilles d’osier.

 

Fier, le plantain, du haut de ses aigrettes,

Me rappelait ses liens avec l’oiseau.

Le séneçon, faisant même requête,

Se prétendait réserve pour moineau.

 

Mon lapin blanc, ton poil doux mais trop lisse

Se dérobait au geste caressant.

Il eût fallu choisir le pur délice

D’un brin de thym pour te rendre confiant.

 

J’avais pour toi douceur particulière

Quand le printemps t’apportait six petits.

Je déposais alors sur ta litière

Une carotte, et l’or des pissenlits.

 

 

                            Marcelle SÉGUI

  

  

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LA TRUITE ET LE CHAT

Publié le par spaf mp

 

LA TRUITE ET LE CHAT

  

  

À mes filles…

  

 

 

LA TRUITE ET LE CHAT

 

Un vieux chat pacha rêvait, sur la dune,

D’une truite en bleu, qu’un soir il pêcha ;

Chapeau bas ! Matou ! Sous la lune brune,

Cette pêche a tout d’un repas de schah !

 

Mais notre matou, sans y rien comprendre,

Se mit à clamer un prêchi-prêcha ;

Car la truite en bleu, pour son cher et tendre,

S’était transformée en une geisha…

 

La truite sans suite imita la fuite,

Et se déhancha sur un cha-cha-cha…

Le chat pour rachat lâcha la poursuite,

Tentant pour sa belle un double entrechat !

 

Il paraît qu’un thon, compagnon du couple,

A cru de bon ton, lors de ses achats,

De photographier, sur un poster souple,

Nos parents comblés de six poissons-chats !

 

Chat-bada-bada… Chat-bada-bada…

 

 

                Olivier GARDEL-DUBOIS

  

 

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CLOCHETTES DU PRINTEMPS

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CLOCHETTE DU PRINTEMPS

(Nombre d’or)

 

 

 

Comme un brin de douceur dans le fragile instant …         

 

L’opaline beauté de la fleur souveraine                           

Sur l’horizon épars d’un monde grelottant,                       

Bouscule de remords l’hiver trop persistant                             

Et sonne son exil vers un prochain domaine.                    

Clochette triomphale après l’heure incertaine,                  

Elle offre à la tristesse un chant réconfortant,          

                  

Comme un brin de douceur dans le fragile instant … 

 

Salué par les dieux de la Grèce lointaine                         

Le muguet délicat au parfum envoûtant,                         

A guidé le chemin du poète hésitant,                                     

Par les muses, guéri, de l’indolence humaine.                  

Désormais il s’abreuve à la claire fontaine                              

De l’auguste Parnasse* et se veut exaltant     

Pour donner à ses mots le regard éclatant

D’une plume nouvelle, affranchie et sereine.

 

 

  

 

Aline MUSCIANISI

 

* Parnasse : résidence des muses

  

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FLORA À FERRARA

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FLORA À FERRARA

Flora nous envoie quelques images de son "exhibition show" à Ferrara...

FLORA À FERRARA

  

FLORA À FERRARA

  

FLORA À FERRARA

  

FLORA À FERRARA

  

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FÊTE DES ARTS À SORÈZE

Publié le par spaf mp

 

 

            Invitée par l'ADACS  (Association pour le Développement des Activités Culturelles de Sorèze ), la Délégation Midi-Pyrénées de la Société des Poètes et Artistes de France  participera à la traditionnelle Fête des Arts de Sorèze, le dimanche  3 juin 2012.

 

Dédicaces et animations poétiques sont au programme des poètes présents.

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Marie José-Bertaux

Patrick Caujolle

Chantal Crabere

Olivier Gardel-Dubois

Yvanne Gignat

Michèle Griselli

Georges Lafon

Gérard Lamouroux

Richard Maggiore

Roselyne Morandi

Guy Reydellet

Mireille Turello

Anne-Marie Vergnes

  

"Nous aurons 4 à 5 tables de 3m à notre disposition.
Le lieu (impossible à manquer) est  "Les Allées des Promenades",
- allées bordées d'arbres, ce sera parfait s'il fait beau et chaud -
dans le secteur de La Poste." (Message de Roselyne Morandi) 

  

  

L. BARBAROU EXPOSE

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PLUIE

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PLUIE      

 

Qu’enfin vienne l’averse, et le monde sourit !

 

Sous les rayons têtus de matins sans nuage,

Devant le champ désert, l’œil s’effare et s’aigrit

À scruter un ciel pur où jamais ne s’inscrit

Du déluge espéré le vaporeux présage.

La terre meurt de soif, poussière ou dur damage,

La graine s’y perdra, le germe y dépérit.

 

Mais enfin vient l’averse, et le monde sourit !

 

Dans la molle moiteur le grain prenant courage,

La semence a gonflé, la pousse s’aguerrit,

La tige mince perce en valeureux conscrit

La motte qui succombe aux assauts de l’orage ;

Bourgeons, dépliez-vous, déplisse-toi, feuillage !

Qu’en vos neigeuses fleurs, cerisiers, notre esprit

Rêve les fruits de miel qu’empourpre et que nourrit

Du soleil avec l’eau le juste mariage !

  

  

 

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À L'AMI GEORGES

Publié le par spaf mp

 

A l'ami Georges

 

Nous entraînant toujours loin de l'humeur chagrine

 

Pour provoquer en nous la saine hilarité,

Ton humour bon enfant si joyeux tambourine

A tout esprit ombreux bien mieux que l'aspirine

Et nous offre la paix et la sérénité,

Trônant au sein du groupe en maître incontesté

Car ta plume séduit sans être tartarine,

 

Nous entraînant toujours loin de l'humeur chagrine.

 

Tu gardes l'air badin mais sans frivolité.

De bon gré maîtrisant la nouvelle doctrine,

Que ce soit règle absconse, antique et vipérine

Ou bien vers franc-tireur de la modernité,

Tu mets, dans tout poème, un petit air futé.

Dans ton heureux calame au parfum mandarine

Nous percevons l'écho d'une folle clarine,

Oui ! Ton charme subtil fait l'unanimité.

 

Mireille TURELLO-VILBONNET

  

 

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JAMAIS CONTENTE

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Jamais contente

 

 

«  Cours chez le médecin pour suivre une ordonnance ! »

 

De la mode aujourd'hui les bons gros sont exclus,

Ma femme un certain jour perdit sa contenance,

Car mon poids d'autrefois lui faisait souvenance,

Ventre plat, taille svelte étaient bien révolus,

Quel régime opportun gommera le surplus ?

Le corps du vétéran  montra sa dissonance.

 

« Cours chez le médecin pour suivre une ordonnance ! »

 

Au combat vertueux nous voilà résolus,

Mais l'avis médical manqua de prévenance :

Dévorant  désormais  ma piteuse finance,

Les rôtis et gâteaux jamais ne sont élus,

Les beaux  légumes verts se présentent moulus,

Je découvre l'horreur de leur inconvenance.

Voyez mon repentir, au diable l'abstinence !

Ce triste maigrichon ?  L'épouse n'en veut plus !

 

Georges Lafon

 

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