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À L'AMI GEORGES

Publié le par spaf mp

 

A l'ami Georges

 

Nous entraînant toujours loin de l'humeur chagrine

 

Pour provoquer en nous la saine hilarité,

Ton humour bon enfant si joyeux tambourine

A tout esprit ombreux bien mieux que l'aspirine

Et nous offre la paix et la sérénité,

Trônant au sein du groupe en maître incontesté

Car ta plume séduit sans être tartarine,

 

Nous entraînant toujours loin de l'humeur chagrine.

 

Tu gardes l'air badin mais sans frivolité.

De bon gré maîtrisant la nouvelle doctrine,

Que ce soit règle absconse, antique et vipérine

Ou bien vers franc-tireur de la modernité,

Tu mets, dans tout poème, un petit air futé.

Dans ton heureux calame au parfum mandarine

Nous percevons l'écho d'une folle clarine,

Oui ! Ton charme subtil fait l'unanimité.

 

Mireille TURELLO-VILBONNET

  

 

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JAMAIS CONTENTE

Publié le par spaf mp

 

 

Jamais contente

 

 

«  Cours chez le médecin pour suivre une ordonnance ! »

 

De la mode aujourd'hui les bons gros sont exclus,

Ma femme un certain jour perdit sa contenance,

Car mon poids d'autrefois lui faisait souvenance,

Ventre plat, taille svelte étaient bien révolus,

Quel régime opportun gommera le surplus ?

Le corps du vétéran  montra sa dissonance.

 

« Cours chez le médecin pour suivre une ordonnance ! »

 

Au combat vertueux nous voilà résolus,

Mais l'avis médical manqua de prévenance :

Dévorant  désormais  ma piteuse finance,

Les rôtis et gâteaux jamais ne sont élus,

Les beaux  légumes verts se présentent moulus,

Je découvre l'horreur de leur inconvenance.

Voyez mon repentir, au diable l'abstinence !

Ce triste maigrichon ?  L'épouse n'en veut plus !

 

Georges Lafon

 

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ENFANT PHARE

Publié le par spaf mp

 

Enfant-phare 

 

Enfant-phare éclairant les écueils des aînés 

Ta petite étincelle allume en moi le doute 

J’ai le tableau vivant d’écureuils déchaînés 

Grignotant le tissu des compagnons de route 

 

En fanfare aux abords d’un village étranger 

Ta note est un signal pour l’égo des adultes 

J’ai l’image en écho d’un superbe oranger 

Exposant son tronc fier au milieu des tumultes 

 

Enfant-phare aux éclairs que la nuit applaudit 

Ton rayon d’innocence amincit la discorde 

J’ai le dessin gommé d’un écolier maudit 

Choisissant la seconde où le préau déborde 

 

En fanfare aux sons purs d’un défilé charmant 

Ta voix prend la couleur du plus absolu vert 

J’ai le spectacle enfin d’un enfant désarmant 

Désormais nous pouvons grandir à découvert

   

 

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GOUJAT

Publié le par spaf mp

 

GOUJAT

 

 

Autrefois il aimait son aimable soubrette.

 

Le châtelain frivole et  un rien fainéant

Des douceurs demandait, au fond de la chambrette ;

Elle pouvait aussi faire un peu sa coquette,

L’homme attendait son heure et restait confiant.

Aujourd’hui le goujat est un peu plus méchant,

Il commande, il exige, il force la pauvrette.

 

Autrefois il aimait son aimable soubrette.

 

Mais bonnes manières ne sont plus de ce temps,

L’employée de maison n’est plus la gentillette,

Naïve belle enfant bien souvent guillerette ;

Elle connaît ses droits, et les tarifs du temps,

Pose ses conditions aux hommes trop gourmands ;

Ceux qui n’ont pas compris, abusant des soubrettes,

Insistant malgré tout à vouloir faire la bête,

Le comprendront trop tard, paieront à leurs dépens.

 

 

                                             Chantal Crabère

  

  

 

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ABSENCE

Publié le par spaf mp

 

(En une imitation respectueuse et inspirée d’un poème de René Guy Cadou) 

 

                            Absence 

 

Moteurs détruits par ton offense 

Charniers d’orgueil de la raison ! 

Acceptant le cruel rebond 

De ton ultime inconséquence, 

Se dérouter dans la liaison ! 

 

La vaine trace de ta peine, 

Au couchant des soleils rasés, 

Hantait chambre, chevet, papiers 

Et de lourds sachets de verveine 

Jetés sur l’innocent guêpier. 

 

Autant s’offrir l’écume rousse, 

Du souvenir, de tes joyaux, 

L’envie s’ouvre aux deuils capitaux, 

Mais je tiens à toi perte douce 

Cicatrice au fil du couteau.  

 

                                        Guy Reydellet   25/10/2006 

                                        Texte offert à Hélène Cadou 

 

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OPHÉLIE

Publié le par spaf mp

 

 

OPHÉLIE

 

Glissant dans les roseaux, ton ombre lisse passe.

 

Dans le miroir du lac, se reflètent les cieux.

Un nuage s’attarde, un autre le dépasse,

Mais tu ne souris pas, ton regard est de glace ;

On voit l’indifférence au secret de tes yeux.

La libellule danse un menuet joyeux,

Mais tu t’es enlisée en une folle impasse !

 

Glissant dans les roseaux, ton ombre lisse passe.

 

Un nénuphar fleurit dans tes cheveux soyeux.

Échecs et déceptions, leur défilé repasse,

Ta vie a pris l’envol que plus rien ne surpasse.

Pour toi, les lendemains devinrent ennuyeux,

De mensonge en chimère, alors, tout fut odieux.

Pourtant tu veux dormir, et tu sembles si lasse,

Abandonnée au songe, et ton rêve t’enlace :

Ton pied ne foulera plus les sentiers crayeux.

 

 

                         Yvanne Gignat  Mai 2012

  

  

 

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LE 16 MAI

Publié le par spaf mp

  

Encore une réunion perturbée par les soucis des uns et des autres et écourtée en raison de leur absence, mais néanmoins très vivante, grâce aux divers apports de chacun à propos du nombre d'or (voir Wikipedia si l'on aime les détails: l'article est copieux et solide).

Confirmation que le Congrès National de la S.P.A.F. se tiendra à Paris, un peu plus tôt que d'ordinaire, du 14 au 16 septembre. Il sera possible de se loger à la Résidence Internationale, Paris XXème, pour 30 euros (métro Porte de Bagnolet Montreuil); le prochain numéro d'Art et Poésie fournira tous les détails.

Confirmation également que la remise des prix du concours 2012 aura lieu avec le Congrès Régional le 20 octobre, à Toulouse, au restaurant Côté Garonne (repas à 28 euros tout compris). La lecture des textes primés pourra agrémenter le repas et les moments qui suivront.

Confirmation enfin de notre participation à la Fête des Arts à Sorèze le 3 juin. La S.P.A.F. disposera d'un stand à l'extérieur s'il fait beau, et sera accueillie dans l'atelier de Roselyne Morandi (12 rue Lacordaire) en cas de pluie; nous nous relaierons pour assurer une permanence et la vente des recueils, tant collectifs qu'individuels. Venez donc avec les vôtres!

LE 16 MAI                                  LE 16 MAI 

    Abbaye École de Sorèze                                                       Ville de Sorèze

  

Nous nous retrouverons de nouveau à Sorèze le 25 novembre. Nous y donnerons un récital de poésie à 15h30, dans une salle de l'abbaye. Flora sera parmi nous avec ses tableaux.

Chantal Crabère nous invite à découvrir la chanteuse Emmanuelle Escal (http://emmanuelle-escal.fr/ et  nous propose de chercher qui est l'auteur d'une jolie formule reprise par celle-ci: "Le bonheur, c'est du chagrin qui se repose."

La réunion s'achève par la lecture de nos "Nombre d'or", mais sans exposé sur Louise-Victorine Ackerman, Mireille Turello ayant été dans l'impossibilité de venir.

Enfin, Richard Maggiore remet leurs prix à deux des lauréats de Montech qui n'avaient pu se rendre sur place.

  

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REPAS D'ÉTÉ À MONTECH

Publié le par spaf mp

 

Le traditionnel repas d'été organisé par Vent d'Autan Poétique se déroulera cette année le dimanche 24 juin, dans la salle de l'Office du Tourisme, près du canal. Chacun apporte ce qu'il peut!

Sans oublier évidement ses poèmes...

On peut téléphoner à Francine ARAGON (06 82 75 88 64) pour tout renseignement.

  

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DITES-MOI

Publié le par spaf mp

 

                                               DITES -MOI...

                                           

                  

                     Ô dites-moi, mes jours d'ombres et de lumière

                   Jusqu'où vous glisserez l'aile de mon destin,

                   Jusque vers quels sentiers votre main buissonnière

                   Gantée de fleurs d'espoir guidera mon chemin.

 

                   Ô dites-moi, ma vie, si la Terre promise

                   A le goût des blés mûrs et le parfum du vent

                   Le pourpre du santal ou l'or blond du cytise

                   Du vermeil de l'aurore au bleu du firmament.

 

                   Jusqu'où, vers quelle mer aux flots d'incertitude

                   Vous porterez mon âme au mât d'un ciel nouveau,

                   Quelle  sève et quel sang faudra-t-il que j'exsude

                   Pour qu'en d'autres cités brille encor' mon flambeau?

 

 

                                                        Anne-Marie Vergnes

  

 

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À FLEUR D'ÎLE

Publié le par spaf mp

              

                    A   F L E U R    D’ I L E

  

                   Partir le long des fleuves, s’offrir à la mer

                    Un soir de brise chaude au parfum de voyage,

                  Toucher du fond des yeux l’espace doux-amer

                   Où s’abîment les nuits au sel blanc du mirage.

 

                   Glisser à contre-grève à l’ourlet bleu du vent

                   Pour rêver d’autres ports, pour aimer d’autres terres,

                   A fleur d’île, là-bas, plus loin vers l’orient,

                   Se brûler de soleil à d’autres hémisphères.

 

                   Migrer vers un ailleurs où le temps n’a plus cours

                   Quand s’éclaire aux grands ponts des aurores du monde

                   A la voile éolienne le cœur à demi-jour

                    Et que se rive au corps l’écume vagabonde.

 

                   Partir l’âme nomade et s’enliser au ciel

                   Nourri du lait marin des jarres océanes,

                   Bruni de liberté au flux de l’immortel

                   Et lire au front des jours l’exode en filigrane.

 

                   Glisser à contre-grève à l’ourlet bleu du vent,

                   A fleur d’île, là-bas, plus loin vers l’orient.

 

 

                                                        Anne-Marie Vergnes

 

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