DIMANCHE 17 SEPTEMBRE
C'EST LA RENTREE
ART ET POÉSIE 239
Le voici donc, cet Art et Poésie de fin d'année, fleuri de roses à contre saison - mais le poète n'affirme-t-il pas qu' Une rose d'automne est plus qu'une autre exquise?
Le lecteur vigilant ne cessera certainement pas de vérifier si l'équilibre entre écriture et arts plastiques, atteint dans le précédent numéro, se perpétue, ni de se demander quelle part de sa cotisation est absorbée par la revue.
Il peut apprécier dans ce dernier numéro les utiles rappels du jury touchant les exigences des poésies classique, néo-classique et libre: "produire pour chaque texte sa propre musique n'a rien d'évident", est-il écrit à propos de la dernière catégorie: on ne saurait mieux dire!
Il peut aussi admirer photographies et reproductions et faire son propre choix parmi les poèmes primés ou non.
Bonne lecture!
L'ANTCHAR
L'ANTCHAR
(D'après POUCHKINE (librement)
Dans le plus lointains des déserts,
Tel que tu ne te l'imagines,
Car en imagination
Son soleil te calcine ;
Les bêtes venimeuses
Se détruisent entre elles ;
Le vautour charognard,
S'enfuit à tire-d'ailes…
Pourquoi ? Me direz-vous ?
Car y sévit l'ANTCHAR !
Dont la simple présence
A cent lieues à la ronde
Suinte son venin
Tuant tout ce qui vit,
D'une manière immonde ;
Il trône, ce tyran
Et alentour de lui
On voit des ossements
Que le soleil blanchit ;
Repérant le vivant,
Le grand ou le petit
Il en tire le suc
Engendrant sa folie…
Les nuages là-haut
S'en vont tourbillonnant
Et s'écartent de lui
A de grandes hauteurs
Et si la pluie le touche
S'infectant aussitôt,
Elle devient toute noire
Et ceux qui s'y abreuvent
Attirés par son tronc
Ne font qu'un avec lui ;
Il deviennent momies,
Couches superposées,
C'est la mort elle -même
En strates disposée
Qui lui donne un pouvoir
Dont il s'effarouche lui-même !
L'homme a dit à l'homme,
« Va me chercher la gomme »
Produite par l'ANTCHAR ;
Et l'esclave soumis
Rapporta la résine
Dans laquelle son maître
Trempera ses flèches
Pour apporter la mort certaine
A ceux qui lui résisteront…
Et l'esclave à ses pieds
Meurt dans les souffrances horribles
Provoquées par l'ANTCHAR. …
Germaine CARTRO le 28/06/17
PHÉBUS ET LA BERGÈRE
PHEBUS ET LA BERGERE (bergerette)
C'est moi Phébus aux cheveux d'or,
Une princesse, des marquises,
Se pâmèrent, combien exquises !
Ne me résiste, mon trésor ...
Seigneur Phébus, mes attraits
Ont su déclencher ton envie ;
Trois fois hélas, ô triste vie !
Commande, je t'obéirai !
C'est moi Phébus aux cheveux d'or ;
Une princesse, des marquises
Se pâmèrent , combien exquises !
Ne me résiste, mon trésor...
Dans ton château de "Fin Amor",
Il serait fâcheux que l'on dise
Que Monseigneur astreignit Lise
A lui céder comme un butor !
C'est moi Phébus aux cheveux d'or ;
Une princesse, des marquises
Se pâmèrent combien exquises :
Ne crains rien de moi, mon trésor !
Germaine CARTRO
ET UN CONCOURS,UN!
POÈME MUSICAL (BIS)
Message de Dorothée ALLIOT GONÇALVES:
" Jean-Marc Bouysset (Jimi) et moi avons créé "La Licorne", un poème musical.
Voici le lien youtube: https://www.youtube.com/watch?v=vRR_W1TwYPo "
À vos casques!
LICORNE ET MELANCOLIE
Dorothée Alliot-Gonçalves et Jean-Marc "Jimi" Bouysset ont mêlé leurs talents et nous proposent de découvrir "La licorne" et "La mélancolie"...
Voici les liens Youtube (cliquer dessus) :
https://www.youtube.com/watch?v=vRR_W1TwYPo
https://www.youtube.com/watch?v=3w4uGb_xg-0
Bonne écoute !
SORÈZE LE 20 AOÛT
C'était au tour de Pierre Gabarra de venir présenter son recueil Sur vos lèvres.

Ce Dimanche en poésie, nous écrit Roselyne Morandi, "s'est déroulé de manière très sympathique et chaleureuse. Sept auditeurs et, parmi eux, un amateur entré "par hasard" qui avait beaucoup apprécié notre récital au Salon du livre de novembre dernier. Les échanges autour de la présentation de "Sur vos lèvres" ont été très fructueux et enrichissants. Ils se sont clos, comme à l'accoutumée, autour d'un rafraîchissement bienvenu."
|
Première dédicace en introduction. |
Et deuxième, toujours en introduction. |
|
Pierre Gabarra présente son recueil. |
Découverte des mots écrits avant qu'ils ne soient lus. |
|
Monique-Andrée Belmont lit Pierre Gabarra. |
Monsieur Albert Mamy, maire de Sorèze, lui donne la réplique avec ses propres poèmes. |
|
Scène ouverte avec Lucien venu déjà plusieurs fois à nos rendez-vous, qui lira également Pierre Gabarra... |
...devant un auditoire attentif. |
Photos et légendes de R. Morandi.














