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LES FLEURS

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LES FLEURS

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Publié depuis Eklablog

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Le deuxième numéro du nouvel Art et Poésie paraît avoir trouvé un équilibre plus satisfaisant entre poèmes et reproductions d'œuvres plastiques; c'est également une bonne idée que d'illustrer certains textes.

On lira dans ce numéro plusieurs poèmes primés aux divers concours régionaux, et on découvrira dans les premières pages tous les renseignements sur le prochain congrès  à Vézelay, ainsi que quelques échos - qui pourraient peut-être à l'avenir être développés - sur les activités des délégations régionales, dont la nôtre.

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ÉCHOS DU CONCOURS

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* Le Petit journal du Gers, 2-8 juin 2017 

ÉCHOS DU CONCOURS

 

* Le Petit journal du pays toulousain, 26 mai-1er juin 2017

 CONCOURS SOUS PRESSE

 

 * Le Petit journal de l'Ariège, 25-31 mai 2017 

 CONCOURS SOUS PRESSE

 

* Le Petit journal du Tarn-et-Garonne, 20-22 mai 2017 

 CONCOURS SOUS PRESSE

 

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DAPHNÉ

Publié le par spaf mp

 

DAPHNÉ

Le Bernin - Apollon et Daphné

 

Daphné

Quand j’ai fui, mourant d’épouvante,

L’âpre étreinte du dieu de feu

Qu’un désir impudent tourmente,

Nature, te crois-tu clémente

Pour m’avoir, docile à mon vœu,

Sous l’écorce enclose vivante ?

 

(L'un des "Sizains métamorphiques" du recueil Marginalia)

 

 

 

 

DAPHNÉ

 

 

Avant elle, ses pieds ont fui, bondi son sang;*

Leur frénétique effort de roc en roc transporte

Un corps tremblant, et l'effarement qui l'escorte

Étouffe jusqu'aux cris du cœur incandescent.

 

Pourquoi frémir qu'un dieu, dont la lyre consent

À fredonner l'écho fervent des amours mortes,

Pose contre sa peau des mains chaudes et fortes

Et courbe vers sa chair un front resplendissant?

 

Dans l'élan fou de l'animal qu'on décérèbre,

Elle a fui la clarté cruelle à ses ténèbres:

Le dieu retient ses pas, soit pitié, soit ennui,

 

Quand l'Érinye, à l'âme que l'effroi calcine,

Ouvre l'ombre des bois, une écorce, et la nuit

Où mûrit le regret de l'étreinte divine.

 

(Sonnet extrait du recueil Marginalia)

*Première irrégularité: dans la poésie classique, "sang" ne peut pas rimer avec des mots qui se terminent par -ent.

D'autres rimes irrégulières plus bas: décérèbre/ténèbres, ennui/nuit.

 

 

 

 

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NÉFERTITI

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NÉFERTITI

 

NÉFERTITI

 

 

« Sans craindre steppe ni savane

Ni du désert les cieux ardents,

Au pas lourd de la caravane

Qu’assiègent les simouns stridents,

Blottie en ses voiles flottants,

Si gracieuse et si menue

Dans la fleur de ses dix-sept ans,

Jusqu’à nous la Belle est venue !

 

Bouche pourpre et chair diaphane,

Jais du regard, nacre des dents,

Si pour elle un roi ne se damne,

Tous nous serons ses prétendants :

Rose des sables qu’un printemps

Pour souveraine a reconnue

Et qu’acclament nos cœurs battants,

Jusqu’à nous la Belle est venue ! »

 

De cette extase courtisane

Se sont tus les cris obsédants,

Mais la mort en vain se pavane

Et rit de nous jouer perdants;

Sur la face aux fards éclatants

Dans sa nuit longtemps retenue,

Nos yeux se posent, exultants :

Jusqu’à nous la Belle est venue !

 

Toi qui, grisé des seuls instants,

Ne vois dans la grandeur que nue,

Songe bien qu’en dépit du temps

Jusqu’à nous la Belle est venue…

 

 

Ballade extraite du recueil Marginalia.

 

(Pour mémoire : « la Belle est venue » est la traduction littérale de « Néfertiti », originellement nommée Tadouchépa.)

 

 

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EN MON JARDIN L'AUTAN

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EN MON JARDIN, L'AUTAN... (sonnet estrambot)

Sa race qui palpite est celle des vainqueurs ;

L'autan en mon jardin, en habit de voilage,
Du chêne il anime le vivant assemblage ;
Virevoltant, tournoie : il dérobe les cœurs.

Plus ou moins amoureux - nul n'en vainc les vigueurs ! -,
- Elle aurait volontiers suivi son attelage ! -
Turbulent, en folie, il troubla la volage
Frissonnante rose de ses soupirs moqueurs !

Jaloux, se trémoussa le dahlia dans sa vasque ;
La pensée arbora comme à Venise un masque…
Décidément ému par la fragilité

De Rose parfumée, ambre blond légitime,
En son velours éclos, élégant tout l'été,
Il en fit choir, hautain, la garde-robe intime…

"Fleur étrange," dit-il venant de mon côté ;
Sur le point de souffler, sans égard, sur ma braise :
" Ni saveur, nulle odeur : je préfère la fraise ! " 
 
                                          Germaine CARTRO

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SORÈZE LE 21 MAI

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 À LA UNE

 

Être à la fois acteur et chroniqueur est une expérience particulière! Heureusement les photos parlent presque d'elles-mêmes.

 

SORÈZE LE 21 MAI

Odorant bouquet d'œillets de poète apporté par Monique.

 

 

 

SORÈZE LE 21 MAI

Assistance de choix...

SORÈZE LE 21 MAI

 ...pleine de bienveillance - Anne-Marie Forestier et Monique André-Belmont-...

SORÈZE LE 21 MAI

...et modèle de concentration - Catherine Delfortrie-Esquevin.

 

SORÈZE LE 21 MAI

Une lectrice qui n'avait qu'une peur: lasser...

SORÈZE LE 21 MAI

...mais qui pouvait par chance faire alterner prose et poésie...

 

 

SORÈZE LE 21 MAI

...et compter sur la participation fidèle d'Anne-Marie Forestier aux textes pleins d'humanité et d'émotion...

 

SORÈZE LE 21 MAI

...et qui eut en outre l'heur d'entendre un lecteur, Jean-Victor Esquevin, proposer le texte, naguère primé par la SPAF, de jeunes poètes.

 

SORÈZE LE 21 MAI

Ajoutons le soutien d'Aline Muscianisi, poète émérite, qui a (presque) promis de venir lire ses nouveaux poèmes en septembre...

 

 SORÈZE LE 21 MAI

... et le partage de l'indispensable et joyeux goûter: on obtiendra l'image d'un après-midi délicieux (en tout cas pour moi). 

       Un grand merci à Roselyne Morandi organisatrice, hôtesse et photographe.

Prochain rendez-vous en poésie le 25 juin avec Olivier Gardel-Dubois.

 

 

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UN FESTIVAL

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Martine Gava-Massias nous rappelle la proximité du festival du livre qui se tiendra à Saint-Foy-de-Peyrolières et nous en transmet le programme:

 

UN FESTIVAL

UN FESTIVAL

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UN ARTISTE ORIGINAL

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UN ARTISTE ORIGINAL

 

C'est  Jimi qui nous parle d'Armand de Montauban, c'est-à-dire d' Armand Taillé, artiste brut marginal, décédé il y a sept ans, dont les œuvres ont été exposées pendant un mois à la Maison du Crieur à Montauban.

Ci-dessous, le texte de la chanson composée par Jimi, chanson qu'on peut également écouter à l'adresse suivante:

https://www.youtube.com/watch?v=tUkFTLybWMc,

tandis qu'on trouvera un reportage le concernant à celle-ci:

https://www.youtube.com/watch?v=2AiqukbSk5k

On  peut lire aussi plus bas un article qui lui est consacré.

 

                          ARMAND de MONTAUBAN

 

 Auteurs divers : citations de Marie Jaulent, Noël L., Vincent Ligou, Geneviève Clamens,

                             Nonoko, Christian André-Acquier, J-P.F, Camille Tahar, Maurice Baux,

                            P.Mz, Philippe Troncy, Jean-Marc Bouysset

Compositeur : Jean-Marc « Jimi » Bouyssset

      

Sur sa mobylette les cheveux au vent

C’est lui Armand de Montauban

Chemise hawaïenne et pantalon blanc

C’est lui Armand de Montauban

Avec son éternel petit sourire en coin

Il vient te dire bonjour en te faisant « coin-coin »

Car il tutoie les anges de son âme d’enfant

Tout en sifflant, tout en gazouillant

 

Le geste et le regard quelque peu différents

C’est lui Armand de Montauban

Un chapeau de cow-boy, un costume trop grand

C’est lui Armand de Montauban

La vie n’a pas été tendre avec lui

Il a dû supporter tant de moqueries

Qu’il aspire au bonheur… éternellement

Même sans papa, même sans maman

 

C’est un artiste brut, un poème vivant

C’est lui Armand de Montauban

Il travaille à ses œuvres quotidiennement

C’est lui Armand de Montauban

On raconte qu’avant il était menuisier

Maintenant il expose sur tous les marchés

Ses sculptures et peintures… la plupart du temps

En sifflotant, en glougloutant

 

Il a les pieds sur terre, la têt’ dans les étoiles

C’est lui Armand de Montauban

Il agace nos tympans sur la Place Nationale

C’est lui Armand de Montauban

Mais voilà que vers la fin de l’été

La nouvelle fait le tour de la Cité

Il n’y a plus de doute cette fois

La basse-cour a perdu sa voix

       La basse-cour a perdu sa voix…

 

Pour le dernier adieu on marche en gazouillant

Derrière Armand de Montauban

Il y a des amis, des discours applaudis

Et des coin-coins, et des cui-cuis

Armand pensait toujours ce qu’il faisait

Armand faisait toujours ce qu’il pensait

Alors on a posé sur les bouquets de fleurs

Des faux oiseaux qui picorent nos cœurs

   

Parfois je n’ai plus vraiment le moral

Et dans ce cas il vaut mieux que je bouge

Du côté de la Place Nationale

Je vais prom’ner mes lacets rouges

Pour retrouver un peu d’entrain

J’regarde la tête des passants

Quand je leur balance

Un petit coin-coin 

A la manière d’Armand

   

Et toi si tu n’as pas trop le moral

Petit conseil, il vaut mieux que tu bouges

Du côté de la Place Nationale

Armand t’a laissé son fil rouge

Si tu recherches un peu d’entrain

Regarde la tête des passants

Quand tu leur balances

Un petit coin-coin

A la manière d’Armand

   

Alors n’hésitons pas

Suffit d’un p’tit coin-coin

Pour retrouver

Le sourire

        d’Armand

 

 

 

UN ARTISTE ORIGINAL

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ATELIERS CREATIFS

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* La Dépêche du Midi, édition du Tarn, 13 mai 2017

ATELIERS CREATIFS

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