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LES PYRAMIDES

Publié le par spaf mp

 

LES PYRAMIDES

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LE PIANISTE

Publié le par spaf mp

 

LE PIANISTE


S'égrènent sous ses mains, légères et palotes,
D'autrefois les ruisseaux, les étangs vaporeux,
D'où surgissent parfois, en cauchemars affreux
Des cadavres, pourris, hallucinantes flottes ;

Fantasmes inquiétants en de glauques eaux mortes ;
Lugubre exhalaison  de songes bienheureux
Par le temps naufragés ; des déhonneurs nombreux
Ricanent sans espoir, monstrueuses cohortes…

  S'émeuvent les accords, en rires dans les fleurs ;
Ce sont un peu partout, d'émouvantes douleurs,
Quand une affliction rejoint la souvenance,
 
Inutile frayeur ; Son monde harmonieux
C'est là son univers : mais l'âme en résonance
Se mêle, il n'y peut rien, aux hommes besogneux...

Germaine CARTRO le 14/10/16

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CYCLAMEN

Publié le par spaf mp

CYCLAMEN

Sur gracieux longs cols 
Sept corolles posées
Attendent sept licols :
D'émigrer sont pressées !
 
De coloris fuchsia,
Ravissant ton de rose ;
Ses vivant falbalas
En vers plutôt qu'en prose...

Vais-je en faire un portrait ?
La fine broderie,
Renforcera l' attrait
De ma muse-égérie ;

Vitalité d'un vert
Veiné, subtile moire ;
Le pétale entrouvert
Que convoîte la moire...

Bientôt de sa splendeur
Que le temps a froissée,
Subsistera qu' ardeur 
Issue en ma pensée...

Et lorsqu'il rejoindra
Des fleurs le doux royaume,
Il se le redira !
Mon poème, ce baume,

 

Germaine CARTRO

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ARÈNE SANGLANTE

Publié le par spaf mp

 

Arène sanglante

 

Ils paradent comme des Romains venus pour les jeux aux arènes,

Justifient l'arrogance au nom de leur tradition schizophrène,

Se pâment pour un rigolo, bourreau indécent et grotesque

Dans son costume de gigolo, marionnette grand-guignolesque.

 

Public ignoble et prétentieux, attiré par le sang versé,

Tu légitimes la torture devant un animal blessé,

Mais tu cautionnes aussi la mort en prétendant que c'est de l'art

Quand le pantin au chiffon rouge nous inflige son cauchemar.

 

Dans un combat joué d'avance, de fausse bravoure et d'imposture,

La seule victime désignée par des monstres de l'inculture

Va endurer un long martyre, une interminable agonie,

Dans le cadre moyenâgeux d'abominables félonies.

 

La corrida méprise les lois sans un soupçon d'humanité,

Dans l'irrespect le plus total, elle accouche d'une insanité,

Piétine égards et compassion que l'on doit à tout animal.

Aficionado, dans tes veines s'épanche la pulsion du mal!

 

Pauvre taureau, lorsqu'il t'arrive de ne pas tomber sous le fer,

Un employé des basses œuvres vient terminer la salle affaire.

Les tortionnaires lèvent les bras, fiers de leurs actes inhumains

Dans le seul cirque où, pour briller, faut avoir du sang sur les mains.

 

Honte sur vous hommes de loi! Cachés sous vos airs de faux culs,

Vous faites fi de l'animal qui se retrouve toujours cocu.

Si vous croyez à l'au delà, vous paierez cher vos mascarades,

Le fier taureau n'attend que vous pour vous y porter l'estocade.

 

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QUAND LA PORTE EST FERMÉE

Publié le par spaf mp

 

Quand la porte est fermée

 

Elle n'en finit pas de guetter 

Les ombres de la nuit,

Les pas connus tant redoutés 

Qui s'approchent avec bruit. 

Les enfants s'enfuient se cacher 

Car les peines sont tues.

Elle sait qu'il revient éméché, 

Qu'elle va être battue.

 

Combien ne voient que la façade 

Du compagnon plaisant, 

Du confident, du camarade 

Au discours séduisant, 

Sans voir derrière la vitrine 

Le sordide imposteur, 

Maniant les poings et la badine, 

L'ignoble violenteur.

  

Pourtant elle va rester muette, 

Intérêt familial, 

Soigner ses blessures en cachette, 

Orgueil matrimonial. 

Elle craint de son mari infâme 

L'énième humiliation 

Faite à sa condition de femme, 

L'injuste punition.

 

Messieurs les juges, ce qui se passe 

Quand la porte est fermée, 

Vous l'ignorez! Ayez l'audace, 

Devant femme opprimée, 

De la voir D'ABORD en victime 

De la bestialité! 

Rendez-lui ses droits légitimes 

Et toute sa dignité!

 

 

« Celui qui bat une femme est un salaud qui se prend pour un homme »

 

 

 

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CONCOURS SOUS PRESSE

Publié le par spaf mp

 

* Le Petit journal du Tarn-et-Garonne, 15 au 17 avril 2017

 CONCOURS SOUS PRESSE

 

* Le Petit journal du Gers, 14 au 20 avril 2017

 CONCOURS SOUS PRESSE

 

* Le Petit journal de l'Ariège, 13 au 19 avril 2017

 CONCOURS SOUS PRESSE

 

* La Dépêche du Midi, édition de l'Aveyron, 9 avril 2017

Concours toujours !

 

* La Dépêche du Midi, édition du Tarn-et-Garonne, 21 février 2017

NOTRE CONCOURS DANS LA PRESSE

 

* La Dépêche du Midi, édition du Gers, 19 février 2017

NOTRE CONCOURS DANS LA PRESSE

 

* Le Petit journal du Gers, 3 au 9 février 2017

NOTRE CONCOURS DANS LA PRESSE

 

* Le Petit journal du Tarn-et-Garonne, 28 au 31 janvier 2017

NOTRE CONCOURS DANS LA PRESSE

 

* La Dépêche du Midi, édition du Tarn, 28 janvier 2017

NOTRE CONCOURS DANS LA PRESSE

   

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L'AMOUR DANS LA PEAU

Publié le par spaf mp

       L'amour dans la peau

 

              L'amour dont je te parle, bien plus fort que la peur,

              Donne un sens à ma vie et n'est jamais trompeur,

              Il fait voir les aveugles et résiste à l'usure,

              Il n'a pas de limite, ni de demi-mesure.

 

              Je te parle de victoire, de mon esprit humain,

              Qui, malgré les écueils, ne suit qu'un seul chemin,

              Se nourrit d'émotions, d'un émouvant transport

              Qui repousse l'égoïsme, les blessures et la mort.

 

              Depuis longtemps je n'entends plus battre ton cœur,

              Mais je chante ton nom sans la moindre rancœur,

              À l'instar du pinson qui ne sait qu'être gai,

              En dépit de la vie qui ne fait que tanguer.

 

              Que pourrais-je te dire que tu ne saches encore

              Sur ce qui nous unit et sur nos désaccords ?

              Cette encre et ce papier ont l'air bien inutiles,

              Et mes mots ciselés me paraissent bien futiles.

 

             Ces lignes iront peut-être à l'aventure vers toi,

              Pour te dire que mon âme, sans répit, te côtoie,

              Mais si en cours de route se perd mon manuscrit,

              Ce ne sera pas grave, c'est à moi que j'écris. 

 

Gérard Pinson

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L'AMI

Publié le par spaf mp

L'Ami

 

Il arrive que nos ailes aient du mal à voler,

Lorsque la vie fâchée, partie batifoler,

A blessé notre peau d'une épine ennemie.

Dans le secret du jardin clos, surgit l'ami.

 

L'amitié est une aube que le vent fait danser,

Sans la faire vaciller, sans jamais l'offenser.

Elle ne nous quitte pas, c'est notre bonne étoile,

Et comme une âme sœur, elle protège de son voile.

 

Le flambeau de l'ami s'allume dans sa poitrine,

Animé par le feu de l'espoir qu'il dessine,

Il vient calmer le corps quand il est en douleur

Et réchauffer l'esprit lorsqu'il le trouve en pleurs.

 

L'amitié ne gèle pas au milieu de l'hiver,

Résiste à la froidure sans se mettre à couvert,

Elle ne prend pas congé en plein cœur de l'été,

Alors que la saison invite à voleter.

 

On dit l'amour aveugle, l'ami ferme les yeux,

Et pourtant il voit tout en restant silencieux,

Prêt à régler soucis mineurs et grands problèmes,

Il connaît tout de nous et il nous aime quand même.

 

« L'amitié, c'est l'amour en habits de semaine »,

Aucune ambiguïté de relations humaines.

Elle est le fil d'Ariane qui nous montre la voie,

L'écho venu du ciel relayant notre voix.

 

Gérard Pinson.

 

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POUR FAIRE UN POÈME

Publié le par spaf mp

 

Pour faire un poème

 

                     À l'instar du sculpteur qui malaxe sa glaise,

               Je modèle à main libre, je façonne et je pèse,

               Je modifie le galbe d'une phrase insoumise,

               Vingt fois sur le métier, je remets l'exercice.

 

               La précision du geste est tout en raffinement,

               Je cisèle le mot comme on taille un diamant.

               Dans la peau de l'orfèvre qui travaille le cristal,

               Je polis ses facettes pour qu'il soit musical.

 

               Musicien absorbé par sa composition,

               J'exécute les arpèges de mon inspiration

               Et mets en parallèle harmonique et métrique

               Pour que s'épousent à vie les mots et la musique.  

          

              Tout comme un policier sur une scène de crime,

               J'étudie les détails et fouille au corps la rime,

               Je recoupe les indices en menottant le thème,

               Sans jugements hâtifs, sans jeter l'anathème.

 

              Tel un danseur de corde, je recherche l'équilibre

               Sur le fil du poème pour en garder la fibre.

               Balanciers de ma plume, les points et les virgules

               Me rassurent car je suis, du verbe, le funambule.

 

Gérard Pinson

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NOUVEL ADHÉRENT

Publié le par spaf mp

 

 

                                                     

NOUVEL ADHÉRENT

                                                                 

  

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