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AINSI SOIT-IL

Publié le par spaf mp

 

 

AINSI SOIT-IL ! (TRIOLET)
 
 
Ce jour, je fus déraisonnable  :
Je me sentais trop seul, aussi !
Ma fabrication fut minable !
Ce jour, je fus déraisonnable ;
Expérience pardonnable,
Ce devait se passer ainsi !
Ce jour je fus déraisonnable !
Je me sentais trop seul, aussi !
 
Le construisis sur mon modèle,
Sans doute étais-je fatigué !
Nu comme un ver, dépourvu d'aile !
Le construisis sur mon modèle,
Peut-être ai-je omis ma chandelle ?
Quoiqu'il en soit, je l'ai raté !
Le construisis sur mon modèle,
Sans doute étais-je fatigué !
 
Quand je bâtis, c'est du solide !
Quand je voulus l'assassiner,
Il s'écria, "Grand Dieu stupide !"
"Quand tu bâtis c'est du solide !
"Me détruire en ma chrysalide ?
Je saurai bien t'en empêcher !"
Quand je bâtis, c'est du solide !
Lorsque voulus l'assassiner !
 
"Sans ce propre à rien, imbécile,
Tu t'ennuierais, je te le dis !
En vérité plus versatile
Que ce propre à rien, imbécile 
Qui se targue de l'inutile
Tu n'en feras pas d'autre ! Et puis
Sans ce propre à rien, imbécile
Tu t'ennuierais, je te le dis !
 
Germaine CARTRO LE 03/06/07

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FÉVRIER 2014: FEU

Publié le par spaf mp

 

 

FÉVRIER 2014: FEU

 

 

 

J’ai cherché le feu

 

 

Je cherche le feu, le voici

J’ai fouillé dans les cendres

Et senti la poudre tiède de douceur

Accompagnée des morsures des braises 

 

J’ai cherché dans les cendres

De la mémoire du silence

Et je t’ai trouvée, douceur,

Avec la soif de ton corps en braises 

 

J’ai cherché la douceur

Entre la demeure des instants

La patience d’un feu – soudain

De nouveau ravage mon âme

 

 

René Chabrière – 28 mai 2012

 

                 Le feu sacré                      FÉVRIER 2014: FEU

 

La vestale

Silencieusement

S’avance dans le temple.

 

Son âme légère

Guide ses doigts

Pour faire vivre

La flamme-prière.

 

Instant suspendu

Entre le dieu et l’homme.

Le feu sacré

Relie la terre et le ciel.

 

Symbole puissant

Qui libère des chaînes.

Symbole puissant

Qui apporte l’espoir.                                    


                                                     Yvonne NAVE



Jezel


Le feu sous les cendres


Passe le temps et son train-train

Les heures, les jours manquent d’entrain

Noyés dans le dernier quatrain.

Mais le feu couve sous les cendres.

 

Le vers s’est perdu dans le vent

Avec un sillage mouvant.

Le regard le suit en rêvant

Et le feu couve sous les cendres.

 

Demain, quand le soir tombera,

Que le disque d’or flambera

Notre âme se réveillera

Car le feu frémit sous les cendres.

 

De nouveau couleront les mots

Ciselés comme des émaux,

Point n’est besoin de chalumeaux

Quand le feu renaît de ses cendres.

 

Puis le poème se construit,

Mûrit lentement comme un fruit

Avant de s’envoler sans bruit :

La flamme a jailli de ses cendres !

 

                                                       Yvonne NAVE

 

FÉVRIER 2014: FEU

 

TANT DE FEUX

 

L’homme a inventé le feu dans la nuit des temps…

Un soleil extraordinaire, différent.

 

Le feu fut sacré tel un objet de culte,

Vénéré de façon plus ou moins occulte,

 

Entretenu et conservé tel un trésor.

Les ascendants transmirent l’héritage d’or.

 

Sur notre planète alors, tant de feux naquirent !

Pour le bonheur, pour le malheur, un vrai délire.

 

Les joyeux, beaux, chaleureux offerts par un Dieu,

Les destructeurs nés d’un Satan cruel, odieux.

 

Les uns sont présence appréciée, jouissance …

Les autres, mortifères, engendrent les souffrances.

 

Honte au feu guerrier, à tous les feux démentiels,

A ces incendies démoniaques et criminels.

 

Gloire à tous les feux de la vie sur cette terre,

Aux feux bénis et tant aimés, pleins de mystère !

 

Gloire au feu de bois, feu de joie, au feu d’amour,

A l’embrasement des sens, hélas bien trop court ! 

 

Georgette Simon

31-01-2014

 

 

         LE FEU DE BOIS



Faire un beau feu de bois est tout un art !
Dans le respect d’une cérémonie,
Il faut tous les éléments réunis :
Posséder foyer choisi au départ.

Placer brassée de brindilles séchées,
Des sarments de vigne sont l’idéal ;
Puis froisser feuille de papier journal,
L’enflammer, avec patience, opérer.

Avoir sous la main tous les instruments :
Les pincettes et le soufflet, primordial,
A défaut de souffle puissant, génial ;
Des soins attentifs, du recueillement.

Eclair de l’allumette ; le miracle
S’accomplit ; dès lors se transmet la flamme
D’une matière à l’autre … Vie, une âme.
Avec mystère, jaillit l’oracle.

Le feu envahit l’espace ; il s’étoffe,
Forme un ensemble vraiment harmonieux
Qu’il faudra alimenter de son mieux ;
Justesse, attentions, sinon, catastrophe !

Apports en qualité et quantité,
Avec précaution, progressivement,
Selon l’appétit qui vient en mangeant ;
Beaucoup de soins pour la divinité.

Bûches de chêne sont les préférées ;
Si vous lui proposez maigre pitance,
Elle sera vite en grande souffrance ;
Déclinera tristement sa flambée.

 
 

FÉVRIER 2014: FEU

 

En donnant carcasse ou pignes de pins,
Vous l’entendrez crépiter drôlement,
S’exciter, pétarader follement ;
Mieux vaudra ce qu’elle aime, le surfin.

Sensible à la texture et à l’odeur,
Il faudra éviter le bois humide,
Les branchages quelconques et insipides.
En brûlant, s’exhale parfum flatteur.

En l’occurrence, offrez-lui un festin ;
C’est sûr, elle vous récompensera ;
Sa danse du feu vous enchantera !
Sa grâce, joie, couleurs chaudes sans fin.

Et suivant le désir des spectateurs,
On décide de couper les vivres,
D’arrêter ce qui nous rendait ivres.
Alors sans pudeur s’écroule l’acteur !

Dernier acte…Hélas ! Tout a une fin ;
Point de rideau et sans aréopage
Le Roi se meurt ! Il faut tourner la page ;
Le grand artiste va mourir de faim !!!

On l’abandonne à son bien triste sort,
Avec regret, sans un remerciement.
On est à son égard toujours prudent,
En s’assurant surtout qu’il est bien mort.



                         Georgette Simon

                                  2-02-2014

 

 

            

FÉVRIER 2014: FEU 

NUÉES ARDENTES

  

Les dômes couronnant les orgueilleux volcans,

Soumis à pressions quelquefois titanesques, 

- Présumant ces propos plutôt charlatanesques, 

Des badauds murmuraient en souriant « cancans ! »-

 

À ras-du-sol frôlant les mil degrés, boucans 

Qualifiés depuis lors ici  : « paysanesques ! », 

Explosèrent parfois, cavalcades faunesques ! 

Sauve-qui-peut !!! trop tard ! Voici cuit le toscan ! 

 

Deux savants, curieux, familiers, s'approchèrent 

D'ardentes nuées qui tous les deux les fauchèrent : 

Ils avaient beau courir, ils ne furent gagnants ! 

 

Ils n'auraient pu prévoir : cela s'est fait si vite  

Leurs dés étaient jetés : de ceux que l'on n'évite ! 

Mais ne les plaignons pas : disparus les plaignants !  

 

Germaine Cartro

 

 

  

 

 FÉVRIER 2014: FEU

 

 

- L’églantine -

 

J’aurais pu trembler quand ses mots ont ensemencé

mon ciel ;

J’aurais pu trembler quand de ses doigts elle a couvert

mes doigts ;

J’aurais pu trembler quand ses lèvres ont déposé sur mes lèvres

la paix ;

J’aurais pu trembler quand le murmure de ses râles a étreint

ma raison ;

J’aurais pu trembler quand sa bouche a muselé

mes sens ;

J’aurais pu trembler quand sa jambe a coiffé

ma jambe ;

J’aurais pu trembler quand elle a clos ses yeux sur

mes désirs ;

J’aurais pu trembler quand ses désirs ont perforé

l’instant ;

J’aurais pu trembler quand l’instant fut mûr

à point ;

J’aurais pu trembler quand son allant a pris

ma peau,

J’aurais pu trembler quand mes mains ont sculpté

son corps ;

J’aurais pu trembler quand mon agonie a perlé sur

son cou ;

J’aurais pu trembler quand m’ont étreint

ses silences ;

J’aurais pu trembler quand mes doigts ont dansé sous

sa robe ;

J’aurais pu trembler quand l’éther a ouvert

ses grilles ;

j’aurais pu trembler quand ses alcools se sont

épanchés ;

 

j’aurais pu trembler mais le diable n’attendait que ça.

 

ô amie, lorsque l’âme et le corps tambourinent

combien il est un art d’effeuiller l’églantine !

En effleurant ses pétales je tremblerai déjà

lorsque l’églantine éclora pour la seconde fois.

 

 

José GARRIGOU

    

              FÉVRIER 2014: FEU      

Vertige

 

Comme Phénix aux ailes de feu

Tu inondes le ciel de ta lumière

Pareille à cet oiseau fabuleux

Tu décores les nuées de tes éclairs

 

Te rapprochant plus encore des étoiles

Tu dardes l’espace de tes flammes dorées

Jetant sur le monde un étincelant voile

Illuminant ainsi océans et vallées

 

Maîtresse éternelle de mes nuits

Que tu embrases de tes chaudes couleurs

J’aime te voir danser avec la pluie

Dont chacune des gouttes reflète tes rougeurs

 

Pyromane de la voûte céleste

Et de toutes les terres où se fige

Ce que tu frappes, comme la peste :

O toi Fulgure, qui me donnes le vertige !

 

Lorsque j’observe les gerbes que tu lances

Tel un ardent soleil projetant ses rayons

Au milieu des nuages qui s’avancent

Au-dessus d’un monde…en perdition !

 

Richard MAGGIORE

FÉVRIER 2014: FEU

FEUX DE LA SAINT-JEAN


Feux purificateurs et flammes fascinantes ;

Symbolique creuset ; héritage d'antan ;

Au solstice d'été, les brasiers de Saint-Jean

Célébraient du soleil les vertus rémanentes...


Mortels embrasements ou braises surprenantes ;

Passion insensée, aiguillon de Satan :

Absurde, fol enfer qu'à jamais l'on suspend

Sur les têtes d'humains en des peurs permanentes ?


Les feux de la Saint-Jean illuminent la Terre,

Car, à son apogée, est notre astre solaire

A cette occasion lançant ses traits forts, drus


Réservés en ce jour pour cuistres ascétiques,

Lesquels ouvertement traitent comme un intrus

Le tenant satisfait de songes poétiques..


Germaine Cartro

 

 FÉVRIER 2014: FEU

AU FEU !

 

Au feu, au feu !

J’ai le cœur qui s’enflamme

Pour un homme aux yeux bleus,

Au regard lance-flamme.

 

Au feu, au feu !

J’ai le sang qui bouillonne

Pour un dragueur joyeux

Aux mines polissonnes.

 

Au feu, au feu !

J’ai le corps qui brasille

Pour un beau ténébreux

Croquant toutes les filles.

 

Au feu, au feu !

Ma peau s’est embrasée

Sous les doigts velouteux

De qui m’a consommée.

 

Au feu, au feu !

Stop, stop, cela suffit !

Rhabillez-vous messieurs,

J’ai éteint l’incendie !

 

Jacqueline ESCORIHUELA

 

 

FÉVRIER 2014: FEU

 

 

LE FEU

 

Epouvantail d'hommes, de bêtes,

Que l'étendue en feu poursuit,

Comme un monstre, la malebête

De flammes faite,

Bondit...



L'apprivoise de petits hommes

Minuscules et ricanant,

Se requinquant de légers sommes

Puis de vertes pommes,

croquant...,



Un conte dit que Prométhée

Leur semblable, leur ascendant

Attendit que soit apaisée,

Fureur excitée,

Volant



Les braises encore vivantes

Rouges, préférées de Vesta,

Aux vestales pures, charmantes

Dont les beautés tentent

Le roi...



Pénitence dure encourue

Quand la vierge sage s'éprend :

On l'enterre vive, déchue,

Par ses soeurs exclue,

Mourant.



Germaine Cartro

 






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AU COLISÉE

Publié le par spaf mp

 

AU COLISEE

 

Une foule ignare

Grossière et barbare,

S'interpelle, en joie.

 

La matrone vive,

Avec ses convives,

Plaisante et festoie.

 

Vite ils se préparent,

C'est de la fanfare

L'appel éclatant...

 

Les attraits du cirque

Rallient, impudiques,

D'insolentes gens...

 

Le jeune homme imberbe,

Arbore, superbe,

Sa toge virile

 

S'il a de la chance, en si faste jour

Il verra Clélia, lui fera la cour...

 

La panthère en cage,

Que la faim outrage,

Feule impatiemment ;

 

Elle avance, hagarde,

Sur la piste où darde

Ses rayons brûlants

Un soleil en fête,

Qui déjà s'apprête

Au festin sanglant ...

 

Des gradins s'élève un énorme cri,

L'animal félin défendra sa vie.

 

Fort et entraîné, vois le rétiaire

Qui de son filet, la recouvre entière..

 

Plus elle s'effraie et elle se lie ;

Elle se débat, les spectateurs rient..

 

N'imploreront point ses fiers yeux d'agate,

Subiront la loi du bel idolâtre

 

Il brandit le glaive

Puissant, acéré ;

D'un seul coup achève

La bête épuisée...

 

Grandit l'appétit du public hurlant,

Saoûlé de chaleur, d'odeurs et de sang !

 

La plèbe réclame des jeux et du pain,

Sa voracité n'attendra demain !

 

... Corps déchiquetés,

Et joutes navales,

...Gladiateurs musclés,

...Pouces retournés

Tapage infernal...!

 

Germaine Cartro

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INSTABILITÉ

Publié le par spaf mp

 

 

INSTABILITÉ

 

On l'appelle maître valet

Le maître a d'autre chose à faire !

Son valet connaît son affaire,

Pour l'instant maître de ballet ;

 

Sa femme, bonne cuisinière ;

S'il est plus maître que valet,

L’enfant grandit, point maigrelet,

Du castel le porte-bannière...

 

Ils ne se reposent jamais.

Personne n'est indispensable,

Avenir bâti sur du sable,

Ils soufflent un peu désormais...

 

Le valet ne commande en maître,

Il lui suggère simplement

Et le pourquoi, et le comment,

"Quel valet !" opine le maître ! 

 

Leur fils aîné, garnement roux,

Aurait intérêt à se taire, 

« Calme-toi, redescends sur terre !

Gare du maître le courroux ! » 

 

Le valet, sa charcutière,

Gouvernant sans en avoir l'air,

Font profil bas, ils ont du flair :

Rien d'acquis jusqu'à mise en terre ! ... 

 

Germaine CARTRO

 

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STRESS CHEZ LES ARTISTES

Publié le par spaf mp

 

Association loi 1901

 

Centre culturel Bellegarde - 17 Rue Bellegarde - 31000 Toulouse

 JEUDI 6 FEVRIER 2014 à 20H30

 AUDITORIUM du CENTRE CULTUREL BELLEGARDE

       CONFERENCE - CONCERT

 

CONFERENCE

 Le STRESS chez les artistes

 Nicolas de Schryver

 Psychanalyste

 

CONCERT

 CHANT et GUITARE

 

10 € pour les non adhérents

 5 € pour les adhérents, étudiants,

 chômeurs,membres du cercle Bellegarde 

Adhésion annuelle : 10 € 

          contact : art.medecine@free.fr ou 06 78 41 56 20

 

 

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MUSICIEN ET POÈTE

Publié le par spaf mp

* La Dépêche du Midi, édition du Tarn-et-Garonne, 21 janvier 2014

 

MUSICIEN ET POÈTE

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POÈMES DE BRETAGNE

Publié le par spaf mp

 

Marie-Claude Côme, de Dinard (35), nous offre ces trois poèmes:

 

Papa

 

D'aussi loin que surgissent mes souvenirs
 
Ce sont d'abord ses yeux clairs que je vois venir
 
Puis ses cheveux blonds sa moustache bien taillée
 
Il mange avec nous dit Maman un peu gênée

Du haut de mes cinq ans j'ai demandé
 
C'est quoi ton nom il a ri et dit : Dominique
 
Moi c'est Marie-Claude et des pâtes à manger
Ça
te plaît? Quel beau sourire alors Dominique

Nous étions trois petits il a ouvert ses bras
 
Il a donné son cœur est devenu Papa
 
Le soleil brillait dans les yeux de notre mère
 
Magicien il nous a ramené la lumière

Il a donné son temps de son travail le fruit
 
Sans jamais compter sa peine et juste pour lui
 
Pour lui qui maintenant siège parmi les anges
 
Recevoir notre amour et le sien en échange

Il était sévère avec un cœur généreux
 
Quand Maman menaçait nous le craignions un peu
 
Mais le baiser de son pardon était si doux
 
Mes frères et mes sœurs vous en souvenez-vous?

Nous fûmes sept alors tous unis grâce à lui
 
Tous pareils à ses yeux fier de nous avoir conduit
 
Sur les chemins de la vie avec notre Mère
 
A son bras aussi pour toujours dans sa lumière 

 

 

OPHELIE 

 

Les fleurs abandonnées au fil de l'eau
Ont flotté longtemps là où l'onde s'est brisée
Les feuilles suspendues ont quitté l'alizée
Un instant de silence a figé les oiseaux

Un lent tourbillon s'étire entre les deux rives
Le jour qui se lève allonge un reflet de sang
Puis revient inexorable le cours du temps
Au fond de la rivière un souvenir dérive

Revenir juste avant la faille irréparable
Avant que le flot n'emporte au loin nos désirs
Nos rêves insensés d'amour et de plaisir
Retenir le fil des jours le rendre incassable

Mais trop tard jamais ce carrousel en arrière
Ne tournera. Il faut rejoindre sa cadence
Se forcer à vivre et malgré ce froid immense
Ne pas plonger là tout au fond de la rivière.

Pourtant s'y reposer j'en ressens l'attirance
Si facile serait de s'y laisser glisser
S'endormir à jamais, dernier geste esquissé
 Éteindre
ma mémoire oublier ma souffrance 

 

 

Pour tricoteuse avertie

 

Cours fil de laine sur l'aiguille de la vie
Une maille à l'envers une maille à l'endroit
Un point par ici un point par là et tout droit
Diagramme du destin que rien ne dévie

Il faut suivre le modèle et comme asservie
Tout est compté recompté et mesuré cent fois
Mais tu files inexorable entre les doigts
Parfois un nœud à démêler avec l'envie

De jeter la laine et l'ouvrage et de détruire
Ce pourquoi on a mis si longtemps à construire
Augmentations diminutions tout est inscrit

Inutile de voir s'envoler les oiseaux
A la fin tu poseras l'aiguille et le bruit
Résonnera du fil tranché par les ciseaux

 

 

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VŒUX

Publié le par spaf mp

 

VŒUX

 

 

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GRANDS PRIX SPAF 2014

Publié le par spaf mp

 

Le concours international de la S.P.A.F. est ouvert.

Règlement des divers grands prix à cette adresse: 

 https://ekladata.com/PtdH6ANBHpcNhHGPVJ5rm0kzYDY/des-rands-rix-2014-14a.doc

 

 

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JOIE DIABOLIQUE

Publié le par spaf mp

JOIE DIABOLIQUE !

Joie, enfer et damnation !
Réjoui tonne LUCIFER
Assez de mal pour satisfaire
L'âme vile en perdition !

Bravissimo l'indifférence !
Laissons agir les exploiteurs,
Du vices les incitateurs
Ces profiteurs en l'occurrence  !

Acharnons-nous, de préférence
Sur le  faible  sans volonté
Qui ne perçoit la  liberté
Comme illusion, apparence !

Internet et le téléphone
Des prodiges pour les humains
Marionnettes dont les mains
Sont inutiles ; voix aphone !

Quel beau travail en vérité !
Ils reviendront aux Saturnales,
Ignominies des Bacchanales :
Par eux-mêmes exécutés !

Dansez, riez , diablotins,
Car nous sommes presqu'à la veille
Où le squelette honni s'éveille
Joyeusement en monde éteint !

                         

                  Germaine CARTRO

 

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