DÉLIRE DU PETIT MATIN
DÉLIRE DU PETIT MATIN
Un matin, je rêvais dans les bras de l’aurore
A la blonde lueur d’un jardin embaumé
Quand soudain un grand coq fit un appel sonore
Et me chassa hélas de mon lit tant aimé…
La colère me prit proche de la démence
Je courus arpenter les lisières des champs
Quand je crus voir là-bas à l’horizon immense
Un vol de coqs sportifs que je trouvai touchants.
Ils volèrent vers moi me soulevant de terre
Et moi, comme un oiseau nageant dans un lavoir
Je finis par la brasse en mon lit solitaire
Sans avoir eu le temps de leur dire au revoir !
Anne-Marie Vergnes






































