UNE PROPOSITION
PROPOSITION à TOUTES les PLUMES CLASSIQUES
Du SONNET à QUATRE MAINS
Venant de ce que l’on nommait autrefois « sonnets-débats »
il s’agit d’un sonnet écrit par deux auteurs :
Le premier écrit le titre et le premier quatrain
l’adresse (par mail) au second auteur
qui enchaîne en suivant les rimes du premier
et renvoie le second quatrain.
Le second aborde le premier tercet, l’envoie à son tour
et l’autre auteur termine avec le second tercet
Il est évident qu’il faut de l’humilité à chacun
des auteurs pour accepter bilatéralement les remarques
afin de produire, au final, un sonnet digne de ce nom.
Cette démarche est avant tout AMICALE, AMUSANTE
et très FORMATRICE.
Beaucoup d’amis poètes parmi vous se sont déjà
laisser séduire par cette formule de laquelle découle
un bonheur partagé…
SI LE CŒUR VOUS EN DIT…
Voir l’exemple ci-après…
EMPREINTES
Écrire à quatre mains vient de sonnets-débats :
La passion des mots, d’une plume commune
Á l’aube d’un recueil me paraît opportune
Pour échanger des vers qui ne s’oublieront pas.
Accepter l’aventure : il s’agit d’un grand pas
Car on cherche à biffer la petite lacune,
Bilatéral échange accepté sans rancune,
Et source de plaisir pour les deux candidats
Avec joie on attend la belle métaphore,
Les traits d’esprit joyeux rejaillissant encore
Qui laisseront leur trace au cœur de ces feuillets.
Si l’un des violons ne souhaite poursuivre.*.
Et bien que générant de sincères regrets,
Nous mettons « point final » et chacun s’en délivre.
Mireille TURELLO-VILBONNET et un auteur anonyme
*Rarissime souhait, heureusement !
LE 26 AVRIL À SORÈZE
VIVRE
VIVRE
Vivre, sentir, courir, sauter
Jouer à cache-cache avec le vent
Dévaler les prairies sauvages
Les bras en ailes
Les cheveux en plume
Le sourire en face.
Les nuages galopant dans le ciel
Comme des fantômes surgissant de nulle part
Etourdissent nos regards
Et dans ses apparitions fugaces
Le soleil empourpre nos visages
D'une énergie renouvelée.
Je veux vivre
Sentir exister mes membres
Mon corps, mon esprit qui sommeille
Mes rêves
Qui seuls, sonnent le glas de l'éveil…
Les palper, leur donner forme
Les enrouler dans ma poitrine sage
Les offrir aux passants éperdus
Un caillou tombe sur la terre
Il a la forme d'un visage
Glacé par le cosmos.
Il s'échauffe dans l'eau
S'ébroue dans le ciel
Se rassure dans la terre.
Cette pierre est magique
C'est la poussière de nos corps
Elle éclate, vole en morceaux épars
En infinie gerbe de lumière
Quand l'amour étoilé l'habite
D'un soupir de l'âme
A un geste simple
De la Vie.
Fabienne MARÈS
TANT DE MOTS
TANT DE MOTS
J’ai déjà écrit tant de mots…
Tant de fois, ils ont habillé mes pages
Habité mon souffle
Acéré mon cœur de leurs griffes de vérité
Libéré mon esprit du poids de la colère
Ou encensé mon âme
Du détour
De nos amours…
Tant de fois…
J’ai crié pour appeler à la révolte
Ou plus sage, murmuré de doux desseins
Pour l’envolée humaine…
Tant de fois…
J’ai griffonné mes songes
Mes espoirs enfantins
Mes langueurs printanières
Toute une vie
Recueillie là
Posée dans ces quelques pages
Ancrée à mon bateau ivre
Toute une vie
A vous aimer
A vous parler
A vous écrire
Ces mots magiques
Ce verbe fort
Cette goutte d’âme
Dans notre élixir de vie
Pour garder la trace de notre passage
Si court
Mais parfois millénaire
Quand nos mots rejoignent l’universel
Quelques pas ajoutés au cheminement des hommes
Dans ce macrocosme
Qu’est la vie.
Fabienne MARÈS
HONTE À NOUS
HONTE A NOUS
Des pleurs, des larmes
Dans le silence de la pleine lune étoilée
Dans les reflets lumineux du ciel
Une goutte frappe le sol
Scandant le rythme des marteaux piqueurs
Le craquement d'arbres odorants
Qui s'abattent dans le vertige de la terre
Froissée
Des fumées cendrées
Qui s'évaporent dans l'air
Notre mémoire qui s'étire dans ces volutes torsadées
Implorant le ciel
De lui rendre vie
Mais une goutte salée frappe le sol
Scandant le rythme de notre dissolution
Elle coule plaintive
Dans des sillons de terre asséchée
Rejoint des rivières
Des lacs, des torrents
Bascule dans la plaine
De notre honte
Honte à nous
Regard figé devant le carnage
Libellule, plancton, oiseaux
Tous accourent boire de cette eau
Espérance qui lave notre conscience
D'être humain
Solidaire.
Fabienne MARÈS
DES BULLES DE SOLEIL
DES BULLES DE SOLEIL
Des bulles de soleil
Viennent éclabousser Avril
La chaleur surprenante
Fatigue nos corps timides.
Nos gestes ralentis,
Nos esprits s’enflamment
La tension augmente avec la pression de l’air
Soudain, surgit le vent
Et au crépuscule bienfaisant
Nos cœurs s’apaisent enfin
Autour d’un verre revigorant,
D’un sourire malicieux…
Hier les étoiles scintillaient de tous leurs feux
Les grenouilles alanguies chantaient
L’espace des possibles s’ouvrait
Aujourd’hui refermé
A quoi bon prévoir le lendemain…
Quand la vie toujours changeante
Nous ballote d’un espoir à un regret
De la source à la soif
Du destin, à l’ineffable volonté de l’être
Du surgissement de l’inattendu
Au merveilleux silence de chaque instant
Chaque goutte de Vie
Comme suspendue sur le rasoir du temps
Le mystère de nos souffles
Mêlés au cosmos,
La pluie infinie des étoiles
Sur nos têtes de microbes
Et l’immensité de nos possibles
Quand l’esprit éveillé
Trouve le souffle de vérité
Et d’amour Universel
L’énergie du monde…
Fabienne MARÈS
AUX POÈTES DITS MODERNES
Sonnet
AUX POETES dits « MODERNES »
Composer un poème en fuyant le « clou d’or »*
Semble, aux yeux de l’esthète, une suprême offense !
Cet écrit à la hâte et sans moindre influence
Hélas! n’est qu’une prose au nébuleux décor.
Le sonnet veut offrir un charmant quatuor**
Sans l’âme musicale, il voit sa décadence,
On ne pourra l’absoudre, aussi, lorsque j’y pense,
L’auteur n’a qu’un recours : l’humble confiteor…***
Mon vieux dictionnaire aux feuillets défraîchis
Prétend que, sans rimer, véritable gâchis,
Nos versets orphelins sont appelés massacre !
Alors, rimons toujours « Plus forts que les airains »****
Héritiers d’un joyau, respectons-en le sacre
Car « Seuls demeureront tant de vers souverains »*****
Mireille TURELLO-VILBONNET
* Le sang de la coupe (Théodore de Banville)
** 4 strophes
*** « Je reconnais devant mes frères que j’ai péché…. »
**** L’Art (Théophile Gautier)
LA PRESSE EN AVRIL 2015
* La Dépêche du Midi, édition internet du Lot, 11 avril 2015
Poètes, à vos plumes
Concours
Une partie des auteurs et artistes de la délégation Midi-Pyrénées.La Société des poètes et artistes de France (Spaf) délégation Midi-Pyrénées organise son concours annuel. Il est ouvert jusqu'au 31 mai. Destiné aux auteurs adultes francophones, il est pourvu de dotations prestigieuses comme notamment, à l'instar des années précédentes, l'édition illustrée à cinquante exemplaires du recueil ayant remporté le 1er prix.
Notons que la Spaf est une association dont le but est de promouvoir l'écrit lors de manifestations régulières ; en outre, elle met à l'honneur des artistes dans des domaines aussi variés que la peinture, la musique ou la photo. Elle célèbre cette année son 55e anniversaire.
Le règlement complet de ce concours 2015 est à demander (contre une enveloppe affranchie) à Mireille Turello-Vilbonnet, Spaf Midi-Pyrénées, 89 Chemin des Coteaux, 31780 Castelginest ou à l'adresse suivante : mireille.vilbonnet@orange.fr. Il est également consultable sur le site spafoccitanie.eklablog.com, sur lequel sont disponibles de plus amples informations sur la délégation régionale, menée par Richard Maggiore, ses rendez-vous et ses publications.
TROIS CONCOURS
1 - LE GROUPE POÉTIQUE ET ARTISTIQUE DU ROUSSILLON
ouvre son concours et ses joutes poétiques jusqu'au 30 juin 2015; en voici le règlement:
Voici également les modalités de participation à la section "Poésie jeunesse":
2 - LE CERCLE DE POÉSIE ET DE LITTÉRATURE DE KRAAINEN (BELGIQUE)
propose jusqu'au 30 juin un concours de poésie et un concours de nouvelles; ci-dessous leurs règlements respectifs:
3 - L'ASSOCIATION HORIZON, D'AIX EN PROVENCE,
annonce l'ouverture de son concours 2015; date limite d'envoi, le 1er octobre 2015:
Le lien vers le site de l'association figure dans la colonne de droite, module AUTRES LIENS;







Les auteurs et le public ont partagé un moment poétique dans la verrière de la mairie de Sorèze./Photo DDM, S. G. 






