Son aspect le plus doux, à l'aube du printemps, Quand l'univers frémit, vibrant sous sa caresse, Le zéphyr fait bouger la feuille avec tendresse ; Lorsque l'été s'annonce, il sait montrer les dents...
Tout là-haut dans le ciel, immense forteresse, Il apprit à grandir, depuis combien de temps ? Et, cultivant son art, en ajuste l'adresse ;
Il introduit son feu dans le coeur des vivants ; D'eux il tire le suc qu'il allie à sa force ; Il se croit immortel et de l'être il s'efforce : Alors, à point nommé, s'ouvrent les contrevents,
Le signe avant-coureur d'un départ qui s'amorce ...
Le lauréat de notre concours 2018, Léo Porfilio, nous annonce la publication de son premier recueil aux éditions Robin, auprès desquelles on peut passer commande à l'adresse suivante:
Du latin ardere, signifiant brûler Immédiatement à la fougue l'on pense Des amants exaltés qui fuient la bienséance, Au fond des bois ils vont à l'aise roucouler….
Et perdant la raison ils ne sont l'un qu'à l'autre ; Ils ignorent les lois, ne songent qu'au plaisir Donné comme reçu, couronne du désir, Leur palpitante ardeur fait fi des patenôtres…
Il en va de même pour le métier futur Qu' il ne faut imposer pour des valeurs sournoises A qui cherche sa voie, agnats fauteurs de noises, Elevant leurs enfants pour leur imprimatur…
Un travail engage le corps , l'esprit et l'âme : On doit le préparer avant de le choisir, Pour que l' ardeur y soit, bien plus que le plaisir : L'existence en entier de ce choix se réclame ;
L'amour et le métier réunis nous transportent ... Il faut les réussir pour ne point s'affliger ; Parfois y réfléchir, ne point trop y songer Ayant appris gamins que ces valeurs nous portent....
Le hasard me croisa : cet ardent géniteur Me transmit en ce temps ses traits de caractère ; Ce fut ce tourbillon amoureux de la terre Où ma mère croissait qui devint mon vecteur...
Seul humain alentour, le public et l'acteur, M'émerveillaient les bois, dont j'étais feudataire ; La source aux mil poissons n'était point solitaire ; Me poursuivait Echo de sa vibrante ardeur...
Eprise de ma voix et de ses quelques mots, Les ressassant sans fin, parfois à demi -mot, Provocante et hardie en un décor sauvage…
Beauté du fond de l'eau, mon seul ami lointain, J'enviais la fontaine, à l'unique breuvage, Qui pouvait caresser ton beau corps levantin..
Ce 10 juin 2018, Gérard Pinson avait accepté de quitter le Gers pour le Tarn, et d'animer le Dimanche en poésie qui se déroule chaque mois dans l'atelier de Roselyne Morandi.
Il fallut presque pousser les murs pour faire place à tous les amateurs de poésie, alors même que d'autres activités sollicitaient les visiteurs de Sorèze.
Réjouissons-nous d'abord de nous retrouver...
...et accueillons l'invité du jour.
À lui la parole et le geste, devant un auditoire tout disposé à se laisser séduire et convaincre.
Un intermède musical, où la violoncelliste s'avère aussi pianiste capable d'improviser.
Comme toujours, des auditeurs disposés à se faire lecteurs - ici de l'invité...
...et ici d'une récente trouvaille (un poète toulousain oublié, du début du XXème siècle).
Une Américaine à Sorèze, poète dans sa langue, que Roselyne se fait un plaisir de traduire.
Une habituée, qui nous fait partager le souvenir ébloui qu'elle a gardé du site de Machu Picchu.
Une autre habituée, toujours sensible au malheur d'autrui.
Une choriste, qui sait aussi lire.
Goûter en musique, quoi de plus agréable?
Et non seulement goûter, mais partager ensuite le repas à l'auberge espagnole, l'atelier de Roselyne se prêtant à toutes sortes de transformations!
D'autres rendez-vous nous attendent; ceux qui souhaitent y participer sont invités à s'inscrire au plus tôt, selon les indications données à la une de ce blog.