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LES TRIBULATIONS D'UN GHAZEL AUX ABOIS

Publié le par spaf mp

 

 

Les tribulations d'un ghazel aux abois,

 

 

Réunis à la SPAF en joyeux prospecteurs,

Nous perçons les secrets des versificateurs,

 

Aujourd'hui c'est  le tour, à cette forme fixe

Que l'on nomme ghazel, de se montrer prolixe,

 

Par De Michielli nous fumes abusés,

BCB ABA nous ont donc divisés,

 

Mais déboule Zorro dans l'habit de Mireille,

A laquelle bien sûr nous prêtons notre oreille,

 

Elle va dans le puits d'où la vérité sort,

Pour abreuver nos vers d'un juste réconfort,

 

Ainsi le BCB remporte la victoire,

Devant un ABA n'ayant plus d'auditoire,

 

Il faut bien sûr un air pour faire une chanson,

Et l'amour du savoir pour vaincre le soupçon,

 

Quelques uns d'entre nous chevauchèrent Pégase,

Faisant dire au ghazel « Oui, maintenant ça gaze. »

 

                                                  Georges LAFON

  

  

 

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LE 18 AVRIL

Publié le par spaf mp

 

      Les réunions se suivent sans se ressembler! Celle-ci fut des plus animées, en grande partie grâce aux tracas et recherches engendrés par l'écriture du ghazel, puis par la découverte de Marceline Desbordes-Valmore.

      Des débats autour du ghazel, un poème plein d'humour (et qui s'en étonnerait, connaissant l'auteur?) de Georges Lafon garde trace, à lire ici.

       De M. Desbordes-Valmore (1786-1859), après avoir évoqué les tourments et deuils de sa vie qui la firent surnomméer "Notre-Dame-des-Pleurs", Olivier Gardel-Dubois nous a fait apprécier trois poèmes: "Les Séparés", texte qui fut mis en musique par Julien Clerc et récemment repris par Benjamin Biolay, puis "Les Cloches du soir" , poème particulièrement apprécié de Verlaine, et enfin "La Couronne effeuillée", que loua Anatole France.                                   

              

 LE 18 AVRIL

 Ce portrait de Marceline Desbordes-Valmore se trouve à la bibliothèque de Douai:

http://www.bm-douai.fr/opacwebaloes/index.aspx

  

    Par ailleurs  se confirment les rendez-vous  à Sorèze du 3 juin (Fête des Arts, où nous pourrons exposer nos recueils à partir de 10h) et du 25 novembre (Salon du Livre), où nous donnerons un récital de poésie à 15h30.

    En 2013 le Printemps des poètes aura pour thème "les voix du poème". D'ores et déjà est envisagé un récital à Balma le 13 mars, en collaboration avec l'association Vent de Mots et en hommage à Raymond Barbarou.

    Pour le 16 mai: Nombre d'or!

    Enfin, qui était Louise Victorine Ackerman? Nous le saurons grâce à Mireille Turello.  

     

 

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DÉSILLUSION (Ghazel)

Publié le par spaf mp

 

 

                             DÉSILLUSION

  

Les jours me durent loin de toi,

Le ciel s’éteint, l’ombre s’allonge,

Les nuits désespèrent qu’un songe

Dans ton retour me rende foi.

 

L’absence à s’éterniser ronge

Les plus beaux atours des serments,

Sous leurs ors pointant le mensonge.

 

On rêve mille enchantements

Quand l’un de l’autre on s’émerveille :

Extase à nulle autre pareille

Que les fantasmes des amants !

 

- Faut-il donc que je m’en réveille ?

  

 

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PAUVRES PÊCHEURS (Ghazel)

Publié le par spaf mp

 

                PAUVRES PÊCHEURS

 

Ne dites plus à mère, en cette aube morose,

Combien Éole fou bombarde son grain noir

Ensilé dans la nue, et passe au laminoir

Les pêcheurs fatigués, sur les ponts qu’il arrose !

 

En perdant toute ardeur, son chapelet va choir

Quand ses fils tomberont, peut-être, un jour dans l’onde,

Lorsque les gens pieux prodigueront l’espoir.

 

Mais ils quittent ensemble une terre inféconde

Où la maigre culture affame l’habitant

Qui regarde, au retour, les poissons miroitant,

Divine manne offerte à l’infortuné monde.

 

Leur survie est pendue au bout d’un cabestan.

  

  

 

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UN TRAMWAY DANS LA NUIT (Ghazel)

Publié le par spaf mp

 

               

                   UN TRAMWAY DANS LA NUIT                   

                                      

Le jour pâle et transi, dans le triste miroir

Des brumes de l’hiver aux voix silencieuses,

Abrège son parcours, ses heures soucieuses,

Et délicat s’éloigne au portique du soir.

 

Les phares triomphants, lueurs audacieuses,

Seul un tramway combat ce monde de cristal,

Cheminant à l’assaut des lignes précieuses.

 

Le gel l’avait perclus dans un repos brutal,

Et livré sans regret à la foule interdite

Condamnant au matin son absence maudite.

Lors, il roule la nuit pour le rythme vital,

 

Absurde vision qu’un sans-abri médite…

 

 

                                               15/01/2012

 

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POÉSIE À MOISSAC

Publié le par spaf mp

Publié le 13/04/2012 09:44 | La Dépêche du Midi
Moissac. Après-midi poétique pour les aînés à la maison de retraite
 
 

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2012 qui permet de découvrir durant plusieurs semaines la poésie, un après-midi dédié aux résidents de la maison de retraite de Moissac a été organisé par la Société des poètes et artistes de France Tarn-et-Garonne (SPAF 82) et la revue «Vent d'Autan poétique». Les aînés de Moissac ont eu le plaisir d'écouter textes et chansons dits de façon remarquable par les intervenants Nicole Poumel, Pierrette Bonnet-Delcassé, Rolande Rey (qui a lu en occitan), Suzy Ena, Anne Dylla et Richard Maggiore. Durant près de deux heures, les résidants se sont laissé bercer par les voix et musique des intervenants, auxquels s'est jointe, le temps d'un poème, Janette Cros. Par ailleurs, Mme Dylla a interprété plusieurs airs à la mandoline et nos aînés ne sont pas restés inactifs, avec l'animatrice     Sandrine, ils ont accompagné nos passeurs de mots.

 
 
 
 
 
 
 
 

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JOCONDE

Publié le par spaf mp

 

        JOCONDE

 

        Pour ton sourire, ô sortilège, 

        Combien défilent en cortège,

        Quittant Lisbonne ou Sumatra,

        Émerveillés par cet aura

        Qu'un léger sfumato protège.

 

        Tu ne charmas point Le Corrège,

        Car un autre eut le privilège

        D'exprimer le nec-plus-ultra,

                     ...pour ton sourire.

 

            Jamais tel succès ne s'abrège,

        On te décline en florilège,

        Mona-Lisa... comme il plaira...

        Toi, dans ton cadre, Signora,

        Tu souris de tout ce manège...

                        ...pour ton sourire!

  

  

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L'ARBRE MORT

Publié le par spaf mp

 

           L'ARBRE MORT

 

          Dans un lointain pays, au fond de la mémoire,

          Un spectre végétal, noir, désorienté,

          Sur lequel, violent, le destin s'est heurté,

          Fait planer son profil sur l'antique grimoire.

 

          C'était un arbre fou, se riant des saisons,

          Se dressant lumineux sous les feux de l'automne;

          Il n'a plus sa verdeur, maintenant il frissonne.

          L'autan se rit de lui, là, sous les frondaisons.

 

          N'ayant plus désormais qu'à prendre patience,

          Il reste si prostré, perdu dans ses tourments.

          L'oiseau de nuit, cruel, par ses hululements

          Tente de l'étourdir en rompant le silence.

 

           Las, il ne gémit plus, il s'offre tout entier

           Au soleil, à la pluie, au nid de la palombe,

           Envahi de lichen, de corbeaux d'outre-tombe,

           Il est un arbre mort, là-bas, sur le sentier.

  

  

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POÉSIE À MONTECH

Publié le par spaf mp

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Vent d'autan :chacun le sien (1)

Publié le par spaf mp

 

          L'Autan

  

Le vent d’Autan est agité.

Nous le connaissons bien pourtant,

Mais son combat désordonné

Parfois nous cause grand tourment.

 

Il fait chanter tous les grands arbres,

Chuchoter les frêles roseaux,

Sans se lasser on le regarde

Faire voler les feuilles haut.

 

Regarde comme elles tourbillonnent,

Redescendent, virevoltant,

Pleines de couleurs qui détonent,

Elles envahissent les champs.

 

Mets ton châle sur tes épaules,

Remonte ton col près du cou,

Ignorons ces rafales folles

Et marchons contre ce vent fou.

 

Bientôt l’hiver va nous surprendre

Et cette année s’achèvera.

Nous connaîtrons d’autres jours tendres

Malgré les ennuis, les tracas.

 

Entends, c’est la cloche qui sonne

Au loin, emportée par le vent.

Déjà c’est la fin de l’automne,

Vite, vite passe le temps.

 

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