DÉSILLUSION (Ghazel)
DÉSILLUSION
Les jours me durent loin de toi,
Le ciel s’éteint, l’ombre s’allonge,
Les nuits désespèrent qu’un songe
Dans ton retour me rende foi.
L’absence à s’éterniser ronge
Les plus beaux atours des serments,
Sous leurs ors pointant le mensonge.
On rêve mille enchantements
Quand l’un de l’autre on s’émerveille :
Extase à nulle autre pareille
Que les fantasmes des amants !
- Faut-il donc que je m’en réveille ?