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MONTECH / ESCATALENS 2016

Publié le par spaf mp

 

Printemps des Poètes 2016 à Montech et Escatalens :

Au rythme des rimes

 

Dans le cadre du 18e Printemps des Poètes, les Ehpad « Le Parc » et « L’Ostal de Garona », situés respectivement à Montech et Escatalens (en Tarn-et-Garonne), ont accueilli les mardi 8 et lundi 14 mars plusieurs auteurs de la délégation Midi-Pyrénées de la Société des Poètes et Artistes de France (S.P.A.F.) venus du département et de la région, en partenariat avec l’association « Les Amis du Parc » et l’équipe d’animation.

 

MONTECH / ESCATALENS 2016

Poètes à Montech 

 

C’est ainsi que les résidents de ces deux établissements, à la gestion commune, ont pu écouter Paul Arimondi, Marie-José Bertaux, Germaine Cartro, Jacqueline Escorihuela, Martine Gava-Massias, Marilène Meckler, Roselyne Morandi, déléguée du Tarn, Monique Roussel, Pierre Theau, Arlette Tissinié, Georgette Simon, Anne-Marie Vergnes ainsi que Richard Maggiore, délégué régional S.P.A.F., déclamer des poèmes évoquant le printemps, la nature mais aussi les femmes, en écho à la journée qui leur est habituellement dédiée début mars. Un bel hommage a également été rendu, lors du récital du lundi 14, à un auteur de la délégation régionale tout récemment disparu, Georges Lafon. Et l’on a pu aussi entendre les textes de plusieurs résidents, écrits avec l’aide des animateurs Josy et Julien, qui ont su captiver l’auditoire et les auteurs présents.

 

MONTECH / ESCATALENS 2016

À Escatalens

 

MONTECH / ESCATALENS 2016

À Montech

 

Ces après-midi qui ont enthousiasmé autant le public que les organisateurs et intervenants se sont terminés par un goûter, dans l’attente de se retrouver bientôt, au rythme des rimes.

 

MONTECH / ESCATALENS 2016 

Les résidents ont aussi proposé leurs textes

 

MONTECH / ESCATALENS 2016

                                                                 Le goûter

 

Texte: Richard Maggiore; photos: René Meckler et R. Maggiore

                                                 

 

 

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APPRENDS-MOI

Publié le par spaf mp

  

Sonnet à quatre mains avec l’ami Georges

 

APPRENDS-MOI !

 

Je t’offre ma rigueur mais apprends-moi l’humour, 

Tes écrits sont toujours irisés de malice, 

Vers un ciel plus léger, tout doucement je glisse 

Et n’ai plus qu’un désir : trouver un calembour.

 

La palette des mots germe dans ton labour, 

Tu décrètes sur eux ta sévère police, 

Ils brillent tous, dès lors, au sein de leur calice, 

Pourquoi les reléguer au rang de troubadour ?

 

Il règne en mes layons quelque ennui de façade, 

Que tes éclats de joie en chassent le maussade, 

C’est ce que je voulais et tu l’auras compris. 

 

Malgré tes vers ombreux, tu veux rire quand même ? 

Là, je suis satisfait car, enfin, tu souris 

Trouvant dans ce partage une gaieté suprême. 

 

Mireille TURELLO-VILBONNET et Georges LAFON

 

 

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NOUS NE L'OUBLIERONS PAS

Publié le par spaf mp

 

 

À LA UNE

 

En mars 2016, un ami nous a quittés en la personne de Georges Lafon, dont nous estimions tous tellement les qualités de cœur, les talents de poète et l'humour jamais en défaut.

Nous avons eu à cœur de témoigner notre affection à Louisette, sa femme, en l'entourant dans la mesure de nos possibilités lors des obsèques de Georges, célébrées le lundi 14 mars dans l'église de Balma.

 

 LES FLEURS DE MON JARDIN de Georges Lafon

 

Rêve 

 

Une saison verra le jour,

Pour accueillir la paix féconde,

Même Vénus fera sa cour

Aux sacripants de notre monde.

 

Auréolé d'étoiles d'or,

C'est le Parnasse qui s'enflamme,

La poésie en son décor

Mettra du miel au fond de l'âme.

 

Le soleil dans son promenoir,

Clignant de l'œil vers Mélusine,

prendra l'envol au bal du soir,

Avec la lune sa voisine.

 

Apparaîtront les vrais bonheurs,

Les concertos jouant sans trêve;

Merci devins, grands prometteurs,

De me donner au moins ce rêve.

 

Georges Lafon

 (extrait du recueil Les fleurs de mon jardin)

 

Aux vieux époux 

 

Recevez quelques vers, c'est là votre héritage,

Le chapelet des jours s'égrène en serpentin,

Voici l'épais recueil des pages du destin,

Elles disent l'exploit dont vous faites partage.

 

Vos amis sont venus préparer l'accostage,

Et vos cœurs généreux nous offrent leur butin,

À tous les deux bravo d'aimer Saint Valentin ,

Puis d'arriver au port sans aucun démâtage.

 

La source du bonheur jamais ne se tarit,

Votre jardin secret depuis longtemps fleurit,

Cupidon l'a semé dans l'écrin d'une rose.

 

Déposé par le ciel, brille un cadeau charmant,

Étincelles d'azur, dont Vénus vous arrose,

Il porte ce doux nom: Noces de diamant.

 

Georges Lafon

(extrait du recueil Paysages furtifs)

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ET S'IL ME PLAÎT

Publié le par spaf mp

 

ET S'IL ME PLAIT.... 

 

 

Et s'il me plaît à moi d'aller cueillir le mot, 

Le mot rare, orchidée à nulle autre pareille ; 

Si mon illusion craignait que n'appareille 

Avant le grand départ, un adorable mot ?

 

Et s'il me plaît à moi de choisir mon emblème, 

Un emblème d'azur sur un blason de mots ; 

Le carmin de ta bouche aux émouvants émaux, 

Le sertirait d'amour , chasserait la peur blême...

 

Et s'il me plaît à moi de ne penser qu'à toi, 

Les grigous assemblés en pompeux séminaires,

En débats à huis clos, propos imaginaires,  

Ne connaissent-ils donc rien de l'amour, de sa loi ?! 

 

Et s'il me plaît à moi de dessiner ton corps, 

Orchidée à fleur rare, acquis qu'aucun n'effraye, 

Ma fable, malgré vous, disque qui ne se raye,  

Chante tous tes appas, mes radieux trésors !

 

Germaine Cartro

 

 

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ADIEU À L'HIVER

Publié le par spaf mp

 

  

ADIEU A L'HIVER (quatre-quatre rondelé)

  

 

 L'oreille tendez vers l'arrière-garde 
De l'hiver fin prêt à déménager ;
 Son bagage plie, hormis qui traînarde
Derrière un buron qu'aère un berger !  
Les chênes vivants, sève en sauvegarde
 Se réveilleront sans rien exiger ;
 Vivaces leurs fûts, du gel hors danger ;
L
'oreille tendez vers l'arrière-garde !
Chante le printemps, ce chevau-léger :
Repars d'où tu viens, squelettique barde !
 Du  soleil tu fuis la claire hallebarde.
L'hiver est fin prêt à déménager ! 
Souffle son autan à voix goguenarde !
Les doigts de l'aurore au loin vont changer ;
Faites des petits, oiseaux, pour siéger :
Son bagage plie, hormis qui traînarde ! 
Le voilà parti pour un passager
Retour vers le nord en vieille guimbarde.
Le grand chien joyeux en jouant chambarde
L'humide buron qu'aère un berger !

  

Germaine Cartro le 10/12/13

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