Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

TROCADERO

Publié le par spaf mp

 

                                      TROCADERO

 

                       

                       Haut lieu de notre histoire, hier sous le canon,

                   Aujourd'hui dans les mains de casseurs plein de rage

                   Qui veulent nous offrir pour grandir leur renom

                   Un plus célèbre exploit, j'assiste à ton outrage.

 

                   Misérables voyous, dans mon pays, couvés,

                   Que ma sueur nourrit, distrait, abrite et soigne,

                   Est-ce nos tableaux noirs qui vous ont élevés?

                   Des géniteurs sans coeur ou la cité qui cogne?

 

                   Mais pourquoi, contre qui, ces carnages gratuits?

                   Joueurs et supporters amoureux des victoires?

                   Financiers étrangers, par la gloire, séduits?

                   Marchands de pieds en or, fiers de leurs trajectoires?

 

                   Oui! face à ce beau monde en fête sous leurs yeux

                   Ils doivent exister, se montrer, et détruire:

                   La loi, la paix, les biens, les pouvoirs..... les joyeux,

                   Sans le moindre remord, pour le plaisir de nuire.

 

                   Les tragédiens n'ont rien! nous serons les payeurs!

                   Le rideau va tomber, place au prochain spectacle

                   Encor plus fou, plus beau, car étant les meilleurs

                   Pour promouvoir la France! ils n'ont aucun obstacle! 

 

                                                P. de Lary Latour le 15-05-2013

 

                                               ( événement du 11-05-2013)

 

Voir les commentaires

PAPA NOËL

Publié le par spaf mp

 

 

PAPA  NOËL

Papa Noël, sur son nuage,
Fait balancer son rocking-chair ;
Il dénombre les enfants sages :
"Quelle quantité ! je m'y perds !"

"Voyons, Benoît, Christophe, puis,
Voici le dernier : Alexandre ;
Levant les yeux  au ciel transi,
Car nous y sommes, c'est Décembre !"

Papa Noël,  pansu, joufflu,
A trop de travail cette année,
Or ses lutins sont assidus
Pour l'ultérieure tournée...

Il a beau s'y prendre toujours,
Pour les décompter, en avance,
Ils arrivent jour après jour
Et si pressés qu'ils le devancent !

Pourtant, chaque joujou promis
En Picardie ou en Alsace,
Tout ce qu'enfin il a prédit
Il sortira de sa besace !

D'un large geste, généreux,
Il ajoutera - grand  mystère ! -
Cette neige, ocre, rouge ou bleue,
Qui réjouit la terre entière !

Tremblante, sans son pull-over
Elle survient, blanche, glacée,
Pour revêtir ton sapin vert
Dans ta courette verglacée !



                            Germaine Cartro le 08/12/13

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

LES FAUX AMIS

Publié le par spaf mp

Les faux amis

 

 

Je me dis quelquefois si depuis que j’existe,

De ceux que j’ai connus j’avais gardé le nom,

Je pourrais aujourd’hui me dresser une liste

De sacrés comédiens, et plusieurs de renom.

 

On devrait découvrir à chacune des pages

Tous ceux qui par orgueil se disaient vos amis,

Pour vite disparaître en dépit des usages,

Aux premiers mauvais tours qu'ils s'étaient cru permis.

 

Puis qui vous revenaient sans chercher une excuse,

Comme si par principe ils n'avaient jamais tort,

Contestant longuement ce dont on les accuse,

Avant peut-être enfin de vous jeter un sort.

 

Qui ne vous lâchent plus, proposent leur service,

Puisque l'on a du mal à le leur demander,

Se font très enjôleurs, et dont le plus grand vice

Est de trahir encore, au lieu de s’amender.

 

Et pourquoi pas aussi l’amateur de bourrade,

Qui vous assène en clair, pour un peu, pour un rien,

Ses coups les plus fougueux, et qui vous laisse en rade

Dès qu’il faut vous sortir des griffes d’un vaurien.

 

En fait, le temps aidant, j’aurais détruit ma liste,

Par peur de voir chacun se remultiplier ;

Ceux qui la composaient, dont l'image persiste,

En guise de pardon, je veux les oublier.

 

               Jacques LARROCHE

Voir les commentaires

CÉLÈBRE CAPTURE

Publié le par spaf mp

 

                     « Je me réjouis de cette acquisition*...... la région confirme ainsi son action

                             en faveur du développement du patrimoine de Midi-Pyrénées »

                                           (Le président de la région, Martin Malvy,

                                              Le Petit Journal, N° 461du 07-2013)

                       

                Célèbre Capture!

                       En Exil à Auch

                  

 

                            Je suis né loin d'ici dans un douillet berceau;

                   Des yeux comblés d'amour et des doigts par centaines

                   Ont scellé pour mon corps avec le même sceau

                   La foi qui les anime aux plumes mexicaines.

 

                   Perroquets des forêts, aras, martins pêcheurs

                   Etourneaux de la plaine et vous blanches aigrettes,

                   Vos duvets rassemblés sur l'autel des prêcheurs,

                   A la gloire de Dieu, révèlent qui vous êtes.

 

                   Chez moi, dans mon hameau, laissez moi revenir!

                   Là-bas! sont mes parents, les oiseaux magnifiques,

                   Là-bas! sont tous les coeurs, gardiens du souvenir

                   De nos cultes anciens et des tableaux bibliques.

 

                   Trop souvent l'homme aveugle aux arts de son passé

                   Se vante d'acquérir ceux des autres cultures;

                   Le pouvoir de l'argent, hélas! a reclassé

                   Les chef-d'oeuvres d'un peuple en célèbres captures.

 

                   Chasseurs de patrimoine offrez vos trois captifs,

                   A ma terre! au Mexique! aux cieux qui m'ont vu naître!

                   Sauvez celui de France et soyez attentifs!

                   Car chaque jour il souffre avant de disparaître.

 

 

                                               P.de Lary Latour le 01-08- 2013

                                                           Suite à l'achat d'un troisième tableau!

 

               *l'achat par la région et la ville d'AUCH d'un tout petit tableau d'art colombien pour 200 000 euros.

Voir les commentaires

"COURANTS" OU DÉBIT?

Publié le par spaf mp

 

« COURANTS » ou DÉBIT ?

 

Après le Romantisme arriva le Parnasse

Instaurant la méthode et le vers rigoureux

Pour chasser, avec force, un lyrisme amoureux

Qu’il trouvait, en ce temps, ridicule et bonasse.

 

Décadent puis Fumiste alors c’est la menace :

Par ce flot libertaire est né le choix scabreux

D’exclure toute rime et d’un vocable affreux

Reléguer les « anciens » au fin fond d’une nasse.

 

J’appelle, quant à moi, des « plumo-subversifs »

Ces précurseurs du « slam » se disant une « école » :

Poétereaux sans plume, à tout effort rétifs.

 

Baptiser ce débit un « courant » poétique ?

L’ange littérateur, sous l’assaut, dégringole !

De l’écrit, refusons le déclin pathétique !

 

Mireille TURELLO-VILBONNET

 

 

Après avoir été un phare culturel pour le monde,

la France passe au 25ème rang du système éducatif

pour les pays émergents…

 

Au I9ème siècle Wagner écrivait : «  Peu importe

de savoir si nous descendons du singe, l’essentiel

de ne pas y retourner » Rien n’est moins sûr ….

Voir les commentaires

PRENS-MOI LA MAIN

Publié le par spaf mp

 

PRENDS-MOI LA MAIN

  

  

Prends-moi la main,

Emmène-moi

Sur ces chemins sauvages

Où poussent les lys bleus,

Où l'ombre des nages

N'est que fumée sans feu,

Prends-moi la main.

  

Prends-moi la main,

Emmène-moi

Sur ces sentiers rocheux

Où chantent les cigales,

Où jamais il ne pleut

Que des pluies de pétales,

Prends-moi la main.

  

Prends-moi la main,

Emmène-moi

Sur ces sentiers sauvages

Où poussent les lys bleus,

Où la fin du voyage

Commence dans tes yeux,

Prends-moi la main,

  

Emmène-moi.

  

                Jacqueline Escorihuela

  

 

 

Voir les commentaires

AMÈRES DÉCEPTIONS

Publié le par spaf mp

 MASCARADE

  

Combien j’en ai connu de ces illuminés,

Militants d’un parti, numéros mis en fiches,

Au plus grand avenir se croyant destinés :

Ils dispersaient des tracts et collaient des affiches.

 

Je les ai vus bientôt, souvent abandonnés,

Autant mis à l'index des pauvres que des riches,

Rien de bien différent depuis qu’ils étaient nés,

De leurs convictions ne restaient que des friches.

 

Combien j’en ai pu voir de ces hurluberlus,

Députés, sénateurs, ministres à la pelle,

Qui, profitant des droits qui leur sont dévolus,

Aux abus ont pris goût, et toujours de plus belle.

 

Je les ai retrouvés, plusieurs fois réélus,

Comme si leurs forfaits les remettaient en selle,

Ils promenaient sans fin leurs discours révolus,

Et se tourmentaient peu qu'un jour on se rappelle.

 

                                  

                                   Jacques LARROCHE

Voir les commentaires

DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE

Publié le par spaf mp

                              DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE      

 

TORERO

En réaction à l'entrée de la tauromachie dans le Patrimoine Culturel immatériel de la France.

 

 

Qui es-tu donc, pantin ridicule

Qui dans l’arène déambules

Narguant ton malheureux rival

Dans tes habits de carnaval ? 

 

Paradant plein de morgue et d’orgueil

Tu franchis allègrement le seuil

De la barbare cruauté,

Pour une gloire imméritée.

 

As-tu, toi, dans ta tête sadique

Pensé, une fois seulement,

À la souffrance tragique

De l’animal sanguinolent ?

 

Mais non ! tu te grises des clameurs

D’une foule ivre et sanguinaire

Qui se repaît de la douleur

De ce taureau bien solitaire.

 

Qui es-tu donc, pantin ridicule

Qui dans l’arène déambules ?

Marionnette sans envergure

Et qui, impunément, tortures ! 

 

Jacqueline Escorihuela

23 avril 2011

 

  DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE

LIBERTÉ

 

Serais-je saule aux branches fines

Livrant son or au gré de l’eau ?

Pour qu’on m’attache des racines,

Serais-je pin, chêne, bouleau?

 

Certes, je garde la mémoire

Du sol natal et des aïeux,

Mais mon histoire est mon histoire,

Ils n’en sont ni maîtres ni dieux.

 

J’aime mieux source que racine :

L’eau vive frayant son chemin

Sous mille formes se décline

Pour changer hier en demain ;

 

Ici rivière, ailleurs lagune,

Étang paisible ou tourbillon,

Rongeant le roc, berçant la lune,

Elle abreuve fauve et sillon.

 

La vie est semblable à l’eau vive :

Que la conduise la bonté,

Peu nous importe sa dérive

Loin du totem jadis planté !

 

Autant que toute chose humaine,

La coutume connaît l’erreur ;

Je ne veux pas la dire vaine,

Mais ses abus portent malheur. 

 

Je vais, je viens, je ris, je pense,

Je pèse le bien et le mal ;

L’esprit plus que le monde immense

À mes yeux prête son cristal ;

 

La sagesse estime l’usage

À ses bourgeons d’humanité,

Et contre ses gales ménage

Une lucide liberté.

 

             Marie-José Bertaux

 

 DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE

Néo classique

 

De la pluie et du beau temps

 

Ne débattons jamais, dans une polémique,

De la religion ou de la politique.

 

   Accueillons au parloir, instruits de ce conseil, 

La pleurnicheuse pluie et le joyeux soleil,

 

Ces fumeux orateurs suivirent à la lettre,

Notre avertissement selon leur baromètre,

 

 

La reine du déluge et de la trombe d'eau, 

Accusa thermidor d'être un vrai chalumeau :

 

« Vous prétendez bronzer le fragile épiderme, 

Mais du cancer, hélas ! Vous déclenchez le germe. »

 

 

-  Vos larmes, lui dit-il, pourrissent ma saison, 

Les belles sous mes yeux, exposent leur toison,

 

L'effeuillaison leur fait vaincre la canicule, 

Même les tournesols prennent ma particule »

 

Vulcain et Jupiter navrés de ces discours, 

Mettent fin au combat, déniant tous recours :

 

«  Beaux diseurs ! Apprenez que la terre féconde, 

A besoin de vous deux pour que tourne sa ronde,

 

Grâce à vous le jardin devient un paradis : 

Ressemblant à Crésus, il a plus d'un radis »

 

Georges Lafon

 

 

DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE

TROCADERO

                   

                   Haut lieu de notre histoire, hier sous le canon,

                   Aujourd'hui dans les mains de casseurs plein de rage

                   Qui veulent nous offrir pour grandir leur renom

                   Un plus célèbre exploit, j'assiste à ton outrage.

 

                   Misérables voyous, dans mon pays, couvés,

                   Que ma sueur nourrit, distrait, abrite et soigne,

                   Est-ce nos tableaux noirs qui vous ont élevés?

                   Des géniteurs sans coeur ou la cité qui cogne?

 

                    Mais pourquoi, contre qui, ces carnages gratuits?

                   Joueurs et supporters amoureux des victoires?

                   Financiers étrangers, par la gloire, séduits?

                   Marchands de pieds en or, fiers de leurs trajectoires?

 

                   Oui! face à ce beau monde en fête sous leurs yeux

                   Ils doivent exister, se montrer, et détruire:

                   La loi, la paix, les biens, les pouvoirs..... les joyeux,

                   Sans le moindre remord, pour le plaisir de nuire.

 

                   Les tragédiens n'ont rien! nous serons les payeurs!

                   Le rideau va tomber, place au prochain spectacle

                   Encor plus fou, plus beau, car étant les meilleurs

                   Pour promouvoir la France! ils n'ont aucun obstacle!

                                     

                                               P. de Lary Latour le 15-05-2013

                                                ( événement du 11-05-2013)

 

    

                    DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE                   

                     « Je me réjouis de cette acquisition*...... la région confirme ainsi son action

                             en faveur du développement du patrimoine de Midi-Pyrénées »

                                           (Le président de la région, Martin Malvy,

                                              Le Petit Journal, N° 461du 07-2013)

                       

                           Célèbre Capture!

                       En Exil à Auch

                  

 

                           Je suis né loin d'ici dans un douillet berceau;

                   Des yeux comblés d'amour et des doigts par centaines

                   Ont scellé pour mon corps avec le même sceau

                   La foi qui les anime aux plumes mexicaines.

 

                   Perroquets des forêts, aras, martins pêcheurs

                   Etourneaux de la plaine et vous blanches aigrettes,

                   Vos duvets rassemblés sur l'autel des prêcheurs,

                   A la gloire de Dieu, révèlent qui vous êtes.

 

                   Chez moi, dans mon hameau, laissez moi revenir!

                   Là-bas! sont mes parents, les oiseaux magnifiques,

                   Là-bas! sont tous les coeurs, gardiens du souvenir

                   De nos cultes anciens et des tableaux bibliques.

 

                   Trop souvent l'homme aveugle aux arts de son passé

                   Se vante d'acquérir ceux des autres cultures;

                   Le pouvoir de l'argent, hélas! a reclassé

                   Les chefs d'œuvre d'un peuple en célèbres captures.

 

                   Chasseurs de patrimoine offrez vos trois captifs,

                   A ma terre! au Mexique! aux cieux qui m'ont vu naître!

                   Sauvez celui de France et soyez attentifs!

                   Car chaque jour il souffre avant de disparaître.

 

 

                                               P.de Lary Latour le 01-08- 2013

                                                           Suite à l'achat d'un troisième tableau!

 

               *l'achat par la région et la ville d'AUCH d'un tout petit tableau d'art colombien pour 200 000 euros.

 

 

 

 

                       DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE 

LA MORT D'UN BOURREAU

 

 

Dans l'arène, un public surchauffé, délirant ;

Qui trépigne déjà de voir couler le sang,

Attend sur les gradins l'ouverture des portes.

Le soleil est cuisant mais chacun d'eux supporte

Sans faiblir ses rayons. Tous les grands sombreros

Limitent quelque peu la brûlure des peaux,

Le matador, superbe, effectue son entrée.

Mue d'un seul élan, la foule s'est levée,

Et la voilà qui hurle, acclamant son héros.

La porte du toril s'est ouverte, aussitôt

La victime a bondi, vibrante, interloquée,

Déjà le matador secoue la cape rouge,

Sachant que l'animal fonce sur ce qui bouge.

Le cheval est entré, portant le picador

Dont la lance meurtrit l'échine : c'est le sort.

Les banderilleros de leurs dards redoutables,

Fouillent la pauvre nuque offerte, vulnérable.

A chaque agression, le peuple hurle : ollé !

Quelle ivresse de voir cet animal blessé,

A tout ses pas, on voit la chair qui se déchire.

Cette foule hystérique est debout, en délire.

La peau de l'animal ruisselle de son sang.

On le sent s'affaiblir, bientôt agonisant.

De son sabot, rageur, il martèle le sable.

Dans son regard voilé, se lit l'inévitable.

Et la bête épuisée attend le matador

Pour le dernier estoc, l'accolade de mort.

L'homme a tourné le dos à la bête en détresse;

Dans un ultime effort le taureau se redresse,

Encornant sur son front le corps de son bourreau.

Ces assoiffés de sang n'osent plus dire un mot.

La foule anéantie à l'air pétrifié.

 

Alors, seule debout, moi j'ai crié : ollé !

 

                                                           Monique GOFFINON.

                                                                                      (De la délégation SPAF Bénélux)

 

 

 

                                                  DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE

« COURANTS » ou DÉBIT ? 

 

 

Après le Romantisme arriva le Parnasse  

Instaurant la méthode et le vers rigoureux 

Pour chasser, avec force, un lyrisme amoureux 

Qu’il trouvait, en ce temps, ridicule et bonasse. 

   

Décadent puis Fumiste alors c’est la menace : 

Par ce flot libertaire est né le choix scabreux 

D’exclure toute rime et d’un vocable affreux 

Reléguer les « anciens » au fin fond d’une nasse. 

 

J’appelle, quant à moi, des « plumo-subversifs »  

Ces précurseurs du « slam » se disant une « école » :  

Poétereaux sans plume, à tout effort rétifs. 

 

Baptiser ce débit un « courant » poétique ?  

L’ange littérateur, sous l’assaut, dégringole !  

De l’écrit, refusons le déclin pathétique ! 

 

 

                          Mireille TURELLO-VILBONNET 

 

 

Après avoir été un phare culturel pour le monde, 

 la France passe au 25ème rang du système éducatif 

pour les pays émergents… 

 

Au I9ème siècle Wagner écrivait : «  Peu importe 

 de savoir si nous descendons du singe, l’essentiel 

 de ne pas y retourner » Rien n’est moins sûr …. 

    

 

DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE 

AMERES DECEPTIONS

  

Combien j’en ai connu de ces illuminés,

Militants d’un parti, numéros mis en fiches,

Au plus grand avenir se croyant destinés :

Ils dispersaient des tracts et collaient des affiches.

 

Je les ai retrouvés, souvent abandonnés,

Tout autant méprisés des pauvres que des riches,

Rien n’avait bien changé depuis qu’ils étaient nés,

De leurs convictions ne restaient que des friches.

 

Combien j’en ai connu de ces hurluberlus,

Députés, sénateurs, puis devenus ministres,

Qui, profitant des droits qui leur sont dévolus,

Ont pris goût aux abus, et dans tous les registres.

 

Je les ai retrouvés, plusieurs fois réélus,

Comme si leurs forfaits les rendaient moins sinistres ;

Ils promenaient partout leurs propos dissolus,

Ils se voulaient seigneurs, et n’étaient que des cuistres.

 

                                  

                                   Jacques LARROCHE

 

 

DÉCEMBRE 2013: POÈME POLÉMIQUE

 

   

  MON CHER RESEAU SOCIAL

    

 

Mon cher réseau si « Net », comme je te dois tout… 

Mon vice, ma rancœur, ma bassesse ancestrale, 

Je t’ai légué mes sens dans l’ardeur générale : 

Je suis comme un cobaye assoiffé de dégoût !

   

Des amis ? Quels amis ? Des vomis en ragoût ! 

Un « grand frère » à coup sûr qui me suit sans morale, 

Auscultant chaque geste et chaque ultime râle : 

Prêt à sucer mon sang pour son pouvoir d'égout.

 

Mais bon ! Ma vie est là ! de plus en plus blafarde, 

Vitrine d’un Narcisse et d’un cœur qui se farde

A rêver son destin livré sur un plateau

 

Et pour mieux asservir mon esprit à ces fanges, 

 Ma médiocrité sous l’appel des « louanges »,

Je me repais sans soif de l’odeur du troupeau…

    

                                      Olivier Gardel-Dubois.

 

 






Voir les commentaires

DÉCEMBRE

Publié le par spaf mp

                    Terza rima

             

                       DECEMBRE

  

O h ! si triste décembre ! En ta saison mortelle,

L’aube ne renaît pas, attend la fin du jour,

L’horizon s’engourdit, l’espoir se démantèle.

 

La bûche vermoulue auprès du vieux labour,

En voulant travestir le firmament morose,

Redonne vie à l’âtre au chaleureux séjour. 

 

Dans le brasier vivant, tout se métamorphose ;

Insensible,la flamme, aux portes de la nuit

Éloigne l’air glacé de la maison bien close. 

 

,Mais, comment ne pas voir, dans son humble réduit,

L’être seul, sans soutien, accablé de misère,

Sans trouver de remède au sort qui le poursuit ? 

 

Paillettes « poudre aux yeux » éclaboussant la terre,

Le miracle natal a perdu sa raison,

L’étable est devenue une porte cochère… 

 

Sans le moindre secours, aux murs de sa prison,

Tristement, il contemple au miroir-stalactite

D’un monde dédaigneux, l’horrible trahison ! 

 

Son vieux chien est pour lui le seul amour licite.

Qu’est devenu l’enfant dont il est séparé ?

Noël sonne le glas de sa triste faillite 

 

Et son cœur, en hiver, chante miséréré. 

 

                      Mireille TURELLO-VILBONNET

 

Voir les commentaires

VIOLETTE, MUGUET...

Publié le par spaf mp

  

VIOLETTE, MUGUET...


De Mai, muguet porte-bonheur,
Il émane un parfum de fête ;
Doux taffetas, la violette
Poursuit son rêve d'âme soeur...

Mais tous les deux, cachés, discrets,
Sous mes ormeaux, ou leur squelette,
Muguet trouva la Violette :
Car Amour décocha ses traits...

Le muguet sonne avec ardeur ;
Terre brune, blanches clochettes,
Il affole les amourettes
Par l'essence de son odeur...

En les jolis bois ils poussaient
Dans la Nièvre de mon enfance ;
Leurs fleurs à l'exquise fragrance
Ivres de joie on exhibait.

                      Germaine Cartro

 

Voir les commentaires

<< < 1 2