Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

COULEURS-CARESSES

Publié le par spaf mp

       Couleurs-Caresses

  

Ses mains caressent le visage de l’enfant émerveillé.

Elles sont si douces sur sa peau, elles qui sont parcheminées.

Elles semblent faites de sillons que tant de douleurs ont formés.

Pourtant si douces sur ses joues, qu’il ne cesse de s’étonner.

 

·        « Je suis sûre que tu es beau ! Tes joues sont rondes et c’est ainsi

Qu’il faudrait que soit le monde, plein de sourires et plein de vie ! »

·        « Pourquoi me caresses-tu souvent ? Sens-tu ma couleur sous tes doigts ? »

·        « Ta couleur, c’est celle de l’amour ! C’est la seule couleur que je vois ! »

·        « Et si, un jour, on te disait que je n’suis pas blond, comme toi !

Dis mamie ! Qu’est-ce que tu dirais ? Que dirais-tu dans ce cas là ? »

·        « Je vais te dire, mon chéri, ce que m’inspirent les couleurs.

Pour moi,  vois-tu, il y a du gris et c’est la couleur du malheur.

Malheur de ce jour qui m’a pris le cadeau si bleu de mes yeux,

Mais qui m’aura aussi appris à voir plus vrai et à voir mieux.

Car maintenant que tout est gris, je sais très bien guider ma vie.

Je sais que tous les visages, désormais, n’ont qu’une couleur,

Car vois-tu, mon petit page, la vraie couleur c’est celle du cœur !

Celle qui voit mes mains trembloter ! Celle qui devine ma tristesse !

Celle qui m’a donné un baiser ! Celle qui me guide quand je traverse !

Car vois-tu la vraie couleur, c’est celle qui fait battre ton cœur !

Que tu sois blanc, ou jaune, ou noir, ne veut rien dire.

Tu peux me croire !

 

 

                                                                                                                                             Danièle LE GALL

                                                                                                                                             15 août 2001

Voir les commentaires

BRASSENS

Publié le par spaf mp

               Brassens

 

Hier, un ami m’a quittée.

Ami de rire et de tendresse,

Ami de chansons, de jeunesse,

Qu’il est difficile d’oublier !

 

Il avait là dans sa guitare,

Des chansons qui se bousculaient,

Dans l’après-midi, ou bien, tard,

Il fallait peu pour démarrer.

Démarrer déjà une histoire,

S’il avait le cœur léger,

Ou gueuler des chansons à boire

Dès que l’envie lui en prenait !

 

Il est parti tout doucement.

Un peu en secret, je le dis,

Il a pris le chemin du vent

 Que souffle l’affreuse maladie.

Mais, là, au fond de nos mémoires,

Je sais qu’il reste prisonnier.

Si je lui lisais cette histoire

Ça le f’rait sûr’ment rigoler !

Il n’aimait pas le désespoir !

Il n’aimait que rire et chanter !

 

 

                                         Danièle LE GALL

 

Voir les commentaires

LES FILLES D'APOLLON

Publié le par spaf mp

 

LES FILLES D’APOLLON

 

 

Pluton, planète sourde aux lueurs éternelles,

Purgatoire glacé dans l’antre du courroux,

Cerbère est le gardien des larmes solennelles,

Du râle des errants qui meurt à tes genoux.

 

Neptune, roi des flots, parcourus de tempêtes,

Seigneur du précipice et des chevaux fervents,

Qu’assistent les Tritons, leurs conques en trompettes,

Soufflant des oraisons pour apaiser les vents.

 

Uranus, fils trahi par la faux de l’inceste,

Auteur de l’appétit des Titans, demi-dieux,

Ton sang ne cessera d’engendrer cette peste,

Qui ravage les corps jusqu’aux portes des cieux.

 

Saturne, anneaux blondis brodés de fine glace,

Exilé ténébreux vénéré des Latins,

Ton règne de splendeurs loin du massif vorace,

Resplendit sur la vigne et le mont des Sabins.

 

Jupiter, souverain de toutes les lumières,

Partout où le tonnerre entraîne ses échos,

Tu surgis, sous l’éclair, pour porter aux chaumières

L’engagement astral des triomphes éclos.

 

Mars, symbole brûlant du secret des abîmes,

Où des typhons de gaz rongent les horizons,

L’âtre sous les volcans, sépulcres des victimes,

Guette les oppidums des mortelles saisons.

 

Sur la Terre indigo, par les plaines épiques,

Dans les villes en marche aux palais scintillants,

S’étendent sur les monts les courants des Tropiques,

Porteurs du concerto des matins nonchalants.

 

Vénus, parfum charnel, sous les vertes nuées,

Amante des bergers, guidés par tes rayons,

Qui suivent ton appel sur les mers transmuées,

Vers les lointains jardins aux bonheurs embryons.

  

                                Olivier GARDEL-DUBOIS

 

Voir les commentaires

LES CITATIONS DE L'ÉTÉ

Publié le par spaf mp

"La poésie saisit l'homme par son humanité entière: idée pour l'esprit, image pour l'imagination et musique pour l'oreille." (LAMARTINE)

"La peinture est une poésie qu'on voit au lieu de l'entendre, la poésie une peinture qu'on entend au lieu de voir." (LÉONARD DE VINCI)

"De la musique avant toute chose!" ( Verlaine)

"Sculpte, lime, cisèle..." (Gautier)

"Le Poète se fait Voyant." (Rimbaud)

 

"La métaphore n’est pas, pour le vrai poète, une figure de rhétorique mais une image substituée qu’il place réellement devant ses yeux à la place d’une idée." (NIETSZCHE)

 

L’Art de la poésie à l’homme est nécessaire.

Qui n’aime point les vers a l’esprit sec et lourd.

Je ne veux point chanter aux oreilles d’un sourd :

Les vers sont en effet la musique de l’âme.

                                            

                                             VOLTAIRE

  

 La poésie est la mise en musique du monde.

                                                                                                                                          Jean-Pierre LEMAIRE

  

  

                              "Tu m'as donné ta boue, et j'en ai fait de l' or."

                                                                               Baudelaire

  

 "Des mots rayonnants, des mots de lumière avec un rythme et une musique: voilà ce qu'est la poésie."

T.Gautier  

  

La terre est bleue comme une orange

Jamais une erreur les mots ne mentent pas

                                                                                  ÉLUARD

 

 

 Il est aussi difficile à un poète de parler poésie

          qu'à une plante de parler horticulture.   

                                                                                                          (COCTEAU)

   

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2