L'HISTOIRE
L’HISTOIRE
Antoinette espérait de beaux rêves touchants
Loin des buissons d’aspic, de l’angélus sonore ;
Un passereau charmeur étranger à ces champs,
Avec elle attendit le début de l’aurore.
Point de carte ne guide au pays embaumé
D’un suave parfum ; mais cette proche terre
Pour la nuit accepta le géographe aimé
Qui trop souvent menait son âme solitaire.
Deux mains ont oublié le pénible lavoir…
Sarajevo palpite au bruit de la démence,
Quand l’archiduc se meurt. Le temps d’un « au revoir »,
Ce bel oiseau s’en fut dans un bourbier immense !
Michèle GRISCELLI