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INCUBE ET SUCCUBE

Publié le par spaf mp

INCUBE ET SUCCUBE

 

Je l'ai parfois maudit tout près du vieux lavoir,

Il m'attendait sans fin, défait et solitaire,

Au cadavre pareil avant qu'on ne l'enterre,

Sans que quiconque ait pu lui dire un au revoir ;

 

Tantôt il revenait en ma chambre, à l'aurore,

M'invitant à courir avec lui dans les champs,

Deux jeunes demi-morts, assoiffés mais touchants

Pourtant il s'envolait au cri du guet, sonore…

 

De regret je n'ai pas, point encore embaumé 

Il empuantissait le cimetière immense ;

Allait m'anéantir pour de bon la démence

Ressentie au départ d'un souvenir aimé….

 

                    Germaine CARTRO

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COMME EN TERRE

Publié le par spaf mp

Comme en terre

 

 

La critique a ses goûts la bataille a ses champs

Or un poète obscur eut le talent immense

De nous offrir ces jeux sans raison sans démence

De légers bouts-rimés souriants ou touchants

 

Comment sortir Dulot anonyme embaumé

Sans blesser les orgueils sans glissement de terre

Ce n’est que mon tissu d’écrivain solitaire

Un peu de bourre y mets pour enfin être aimé

 

Comment blanchir mes vers au classique lavoir

Pour changer l’ignorance en lumineuse aurore

Peu importe un final plein de vertu sonore

Le commentaire est là ma page est à revoir

 

                                       Guy REYDELLET

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L'AVOIR POUR ELLE

Publié le par spaf mp

L’avoir pour elle

 

L’immaculé drap blanc ressuscite au lavoir

Détaché prestement dans un bac solitaire

Le battoir articule un curieux au revoir

Cognant aux bords de pierre et la nuit meurt sur terre

 

La lavandière entend les bâillements d’aurore

Frottant ses yeux son linge en labeurs peu touchants

Le bassin se remplit tout devient plus sonore

Le soleil la séduit son amour part aux champs

 

L’avoir pour elle Hortense a fait ce rêve immense

Sa robe au blanc nuptial et François son aimé

Déjà veuve et sujette aux accès de démence

Son destin se conjugue au futur embaumé

 

Guy Reydellet

 

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ENTRE HIER ET AUJOURD'HUI

Publié le par spaf mp

ENTRE HIER ET AUJOURD'HUI

 

Je me suis endormie auprès du vieux lavoir ;
Mon rêve au fil de l'eau n'était plus solitaire :
Toutes les fleurs des champs qui poussaient sur la terre,
En avaient profité pour me dire au revoir...


Surprise, à mon réveil, que rosisse l'aurore!
Bleuets, coquelicots, ne paraient point les champs ;
Pourtant je les ai vus, pressés, à bouts touchants ;
Pour moi le coq doré n'eut pas d'appel sonore...

Par le froid engourdie,  hier l'air embaumé
Avait repris son vol dans la vallée immense ;
Je partis comme un trait, en craignant la démence,
Rejoindre au creux du lit les bras du bien-aimé...


                                               Germaine CARTRO

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FIGURE IMPOSÉE

Publié le par spaf mp

 

En principe, les bouts rimés s'écrivent en alexandrins, mais pourquoi serait-il interdit d'essayer d'autres mètres?

 

FIGURE IMPOSÉE                                      

  

Tu prétends donc, ma belle, en ta douce démence,

Que sur ces douze mots je rime un au revoir ?

De ma muse tu sais que le zèle est immense,

Mais où diable veux-tu qu’elle case un lavoir ?

 

Le bitume a pour toi plus d’attraits que la terre,

Au bois tu ne dors pas, tu ne vas pas aux champs,

Et, dédaignant le spleen et son ver solitaire,

Tes émois sont plutôt torrides que touchants :

 

Que sur ta peau ma plume étale un goût d’aurore,

Qu’à tes pas elle attache un sillage embaumé,

Je craindrais qu’un éclat de ton rire sonore

Demande compte au Ciel de m’avoir tant aimé !

 

FIGURE  LIBRE                                    

  

 Un jour, surpris d’avoir aimé

Vos doux yeux jusqu’à la démence

Et couvé d’un désir immense

Votre bouche au souffle embaumé,

 

À l’heure joyeuse où l’aurore

Mire ses feux dans le lavoir,

Où la nuit, sans un au revoir,

Décampe du sentier sonore,

 

Revenu de vos airs touchants,

Les pieds à peine frôlant terre,

J’aurai, pimpant et solitaire,

Enfin repris la clef des champs !

 

 Marie-José Bertaux

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L'AMANT

Publié le par spaf mp

 

L'amant

 

  

Elle est partie un jour sans dire un au revoir

On l'a trouvée inerte un matin à l'aurore

Gisant inanimée au fond du grand lavoir

Où l'eau s'écoulait claire en un rythme sonore.

 

La mort de son chéri qu'elle avait tant aimé

Jadis l'avait plongée en un chagrin immense ;

Elle voulut garder son amour embaumé

Et son esprit alors entra dans la démence.

 

Elle n'irait donc plus, errant à travers champs,

Son âme divaguant, et le cœur solitaire,

Cueillir ces beaux bouquets, pauvres cadeaux touchants,

Qu'elle offrait à l'amant qui dormait dans la terre.

 

Dominique Kirchner

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ADIEU À LA FERME

Publié le par spaf mp

Adieu à la ferme

 

 

J'ai trouvé ce matin, prenant la clé des champs,

Un petit personnage, un joli ver de terre ;

Il avait pour copain un grand ver solitaire,

Ils s'aimaient tous les deux, comme ils étaient touchants.

 

Ils s'étaient égarés dans la campagne immense,

Se laissant étourdir par un air embaumé ;

Le ténia suivait le lombric tant aimé,

Qui aurait pu sombrer, sans lui, dans la démence.

 

Ils s'étaient rencontrés au bord du grand lavoir

Ensemble avaient dormi du soir jusqu'à l'aurore,

Puis s'étaient exclamés d'un grand rire sonore :

« Ce grand coq, oh jamais, ne pourra nous revoir !»

 

Dominique Kirchner

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PROTÈGE-MOI !

Publié le par spaf mp

Fête des mères

 

PROTEGE-MOI !

 

Tristement orpheline auprès du vieux lavoir

Où tes beaux chants flûtés dont la gaieté sonore

Rendait les jours heureux, embellissait l’aurore,

Quand le ciel est trop lourd, j’espère te revoir.

 

Mais l’instant s’émiette et n’est que vide immense !

J’étais un fou lutin qui jouait dans les champs…

Mes bruissements d’âme, arpèges si touchants,

Par ce temps glacial, mènent à la démence !

 

Disparu l’horizon doucement embaumé !

Je ne suis que mal-être errant sur cette terre

Maman, protège-moi ! Mon cœur est solitaire 

Loin de tes bras si doux, nid que j’ai tant aimé !

 

Mireille TURELLO-VILBONNET

 

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PHARAON?

Publié le par spaf mp

 

Pharaon ?

 

Elle aurait tant voulu qu’il vienne la revoir,

Sous le ciel étoilé, dans les plis de l’aurore,

Mais pas comme ce jour auprès du grand lavoir,

Lorsqu'il tomba dedans par un long plouf sonore.

 

Il n’est pas très adroit,ses gestes sont  touchants,

Nombreux sont les jaloux l'accusant de démence,

Car il offre à chacun deux ou trois fleurs des champs,

Beau signe avant-coureur de sa fortune  immense.

 

Elle le baptisa mon riche bien aimé :

Ayant reçu de lui ce fameux solitaire,

Tel un vrai pharaon, l'amant fut embaumé

Pour honorer son vœu : Échapper à la terre.

 

                                         Georges Lafon

 

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LE DERNIER JOUR

Publié le par spaf mp

 

Le dernier jour

 

 

L’horloge s'époumone en un vacarme immense,

Sinistre chapelet parcourant bois et champs.

Les villes et les bourgs,  subissent la démence

De son lourd balancier, de ses appels touchants.

 

Le monde plein d’effroi connait l'ultime aurore,

Mais où trouverons nous le magique lavoir

Purifiant nos cœurs. La trompette sonore

Du jugement dernier, désire nous revoir.

 

Non, l’homme n’est pas fait pour rester solitaire,

Le parfum du printemps que l’on a tant aimé,

Fera naître à nouveau le bonheur sur la terre,

En souvenir des fleurs, qui l’avaient embaumé.

 

Georges Lafon

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