JUSQU'À LA FIN DES MONDES
Jusqu'à la fin des mondes
Le vent peut faire tourner la tête aux continents,
Tempêter mille fois du levant au ponant,
Le tonnerre peut zébrer le ciel de ses éclairs
Et déchirer les airs d'un bruit autoritaire,
Les séismes insolents peuvent éventrer les champs
Et lacérer les murs de leurs couteaux tranchants,
Les entrailles de l'enfer peuvent inonder la terre
De la lave insoumise qui fait fondre les pierres,
Il peut neiger jusqu'à recouvrir les maisons,
Lorsque le blanc unit le ciel et l'horizon,
Il peut pleuvoir jusqu'à faire déborder les mers,
À en faire vaciller les montagnes altières,
Mais la lune fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et illumine les nuits de son fier candélabre,
Le soleil vient draper les villages de lumière
Et préside à la course des saisons nourricières.
La force des sentiments, l'amour comme un vertige,
N'obéiront jamais aux puissances de prestige,
Qui dominent sans partage sur la terre et sur l'onde.
Je t'aime et je t'aimerai jusqu'à la fin des mondes.