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DANS LE GERS AUSSI

Publié le par spaf mp

 

Germaine Cartro nous envoie ce petit souvenir de "Dialoguer en poésie à Lectoure":

DANS LE GERS AUSSI

 

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AVRIL 2014: JARDIN

Publié le par spaf mp

 AVRIL 2014: JARDIN

 MON  JARDIN 

 

                                  A la lueur du clair matin

A l'heure où les  oiseaux s'éveillent

Je suis allée dans mon jardin

En passant sous la vieille treille. 

 

Les roses remplies de rosée

                                  Semblaient  m'accueillir avec joie.

Longuement, je les regardais

Et les caressais de mes doigts. 

 

Tout à côté, près du grillage

Recouvert de volubilis

Naissent des violettes sauvages

Formant  un odorant massif. 

 

Point n'est jardin sans beaux dahlias

Aux couleurs nombreuses et vives

Ils abritent les hortensias

D'une chaleur trop agressive. 

 

J'aime les fleurs de mon jardin.

Je leur consacre de mon temps.

Ce n'est qu'un tout petit lopin

Mais il est si beau au printemps ! 

 

Ce soir, j'irai leur apporter

De l'eau afin qu'elles survivent

J'aurai le temps de m'attarder

Jusqu'à ce que la nuit arrive. 

 

En passant sous la vieille treille,

Demain j'irai dans mon  jardin

A l'heure  où les oiseaux s'éveillent

A la lueur du clair matin.

 

                                               Lucienne BARBAROU

  

 

AVRIL 2014: JARDIN

Gérardine

  

Lire dans mon jardin

 

Lire dans mon jardin des vers de Lamartine,

Dans l'ombre du tilleul écouter leur chanson,

S 'enivrer du parfum de la rose églantine,

Des couplets lumineux récolter la moisson,

A rejoindre le ciel Jocelyn se destine.

 

Ô poètes priez que vienne la mousson

Fertiliser vos cœurs, pour honorer la muse,

Son message d'amour joyeux comme un pinson,

Tel un philtre grisant dans chaque être s'infuse.

 

Des rimailleurs hélas ignorent tout devoir,

Leurs fades idéaux laissent l'âme confuse,

Comment pourraient-ils donc simplement m'émouvoir.

 

Soudain surgit l'éveil d'une strophe crétine,

Une pensée alors me redonne l'espoir:

 

Lire dans mon jardin des vers de Lamartine.

 

Georges Lafon

 

 

AVRIL 2014: JARDIN

 

 

  Mon jardin au printemps,

Etendue émeraude au parfum envoûtant,
Dès les premiers beaux jours survient l'apothéose
Des jacinthes, oeillets ; bois piqueté de rose,
Le léger tamaris vers nous ses grappes tend ;

Il dit "admirez-moi, éclos en cet instant
Car je ne dure hélas que ce que vit la rose,
Bientôt mes doigts couverts d'un frais nuage rose
N'offriront aux matins que leur brun  déroutant

Dont nous imaginons les corolles fleuries...
Mais nos yeux s'ouvriront sur nymphes des prairies
Essaimant  à deux pas, les relais résistants

De votre abondance, virginales aimées,
À la saison d'amour, au retour du printemps,
Ravissement des yeux, corbeilles animées...

Germaine CARTRO

 

AVRIL 2014: JARDIN

 

LE JARDIN DÉLAISSÉ

 

Du sol sec cent fois rebattu,

Entre le chiendent et la mousse,

Obstiné, le narcisse pousse

Et flamboie à fleur que veux-tu;

 

L'ancolie et la primevère,

En sauvageonnes sans façons,

Aux allées comme au vieux gazon,

Prodiguent leur graine légère;

 

L'iris foisonne; du lilas

Les drageons lutinent les branches;

Le rosier pimprenelle épanche

Le fouillis de ses falbalas:

 

Ô jardin que la main délaisse,

Paradis perdu sans fracas,

Fruste éden qui ne songes qu'à

Fleurir et refleurir sans cesse,

 

Ô frère naïf de ce Mont

Où la Muse oubliée sommeille,

En rêvant qu'un Orphée réveille

Les rythmes purs que nous aimons!

 

Marie-José Bertaux

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ÉDITH

Publié le par spaf mp

 

ÉDITH


Dans un théâtre obscur, le visage éclairé,
Comme né d’un tableau du peintre Caravage,
Livre avec passion le troublant avivage
D’un chant vibrant d’amour rose et noir diapré.

« Sous le ciel de Paris » l’accordéon nacré
Emporte dans « la foule » une « java » sauvage 
Et les « flons flons du bal », quand, seul sur le rivage,
« Milord » se voit ravir l’être tant adoré.

Fuyant l’heure défunte et l’existence infâme
Elle offre obstinément le talent de son âme,
La prunelle, le cœur, toujours remplis d’espoir.

Émouvante figure au reflet de l’aurore
Que figea le destin dans un triste au revoir …
« Mon Dieu » ne pouvais-tu nous la laisser encore ?!


Aline MUSCIANISI
Octobre 2013 (Cinquantenaire de la mort d’Édith Piaf)

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ALLO PAPA TANGO CHARLIE

Publié le par spaf mp

Treizain*

               

  «  ALLÔ ! PAPA, TANGO, CHARLIE ! »**

 

Comment ce bel oiseau de plus de deux cents tonnes

Transportant, à son bord, près de trois cents personnes

N’a su vaincre, orphelin, la fureur océane ?

Qui donc peut encor croire aux promesses gasconnes,

Ces espoirs farfelus, parfums de belladones ?

Quand la science vaine, acceptant ses arcanes,

Prendra-t-elle pitié de nous, pauvres profanes ?

Par la technologie, on retrouve une grive :

Elle porte une bague… échouant sur la rive !

Impuissante, sans fond, la colère s’élève…

Les « Bermudes » ont perdu toute prérogative !

Las ! rien n’apaisera l’affliction si vive…

La grandeur de l’humain ? Ne serait-ce qu’un rêve ?

 

                                        Mireille TURELLO-VILBONNET

 

            *Le treizain est l’une des rares formes classiques

             qui s’écrive uniquement en rimes féminines

             Schéma : ABABCCCDEEED sur DEUX RIMES

 

           ** Chanson de Mort Shuman

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27 AVRIL: DIMANCHE EN POÉSIE

Publié le par spaf mp

27 AVRIL: DIMANCHE EN POÉSIE

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UN DUO POUR SOURIRE

Publié le par spaf mp

 

 

A propos des Fondamentaux de L'écriture Poétique

et de la Méthode Simplifiée

de Mireille Turello-Vilbonnet

 

 

La plume savante

 

Sans jamais s'émouvoir, une plume savante,

Rature derechef  ma page et la suivante,

 

Mireille :  Vrai gourou !  Merci pour ton recueil

Épargnant à mes vers le risque de l'écueil,

 

Grâce à lui je serai féru de prosodie,

Déjà sur mon tympan chante sa mélodie,

 

 Ce fameux passeport m'encourage au combat,

Je suivrai tes conseils en ouvrant  le débat,

 

Ta méthode prétend qu'elle est simplifiée,

Soudain à son humour te voilà reliée,

 

La consonne d'appui connaît certains détours,

Désignant à chacun la porte de secours,

 

Préservons bien nos pieds d'une image flatteuse,

Un de plus ou de moins rend la rime boiteuse,

 

Car diérèse ou pas engendre des malheurs,

Ravalant tout poète au rang des bricoleurs,

 

L'hiatus est mortel dans la forme classique,

La dose importe peu, même homéopathique,

 

Éviter les doublons, vaincre quelques échos,

Font s'élever au ciel tous mes cocoricos,

 

Sachons nous reposer à la bonne césure,

Sinon le fier palais peut finir en masure,

 

L'exigeante Vénus, convoitait un douzain,

Ce poème à ses yeux serait-il donc zinzin ?

 

Georges Lafon

 

 

NOMBRE D’OR (1,618) 

 

  A L’AMI GEORGES, POETE HUMORISTE 

 

Nous entraînant toujours loin de l’humeur chagrine 

 

Pour provoquer en nous la saine hilarité, 

Ton humour bon enfant, si joyeux, tambourine 

A tout esprit ombreux bien mieux que l’aspirine 

Et nous offre la paix et la sérénité, 

Trônant, au sein du groupe, en maître incontesté 

Car ta plume séduit sans être « tartarine ». 

 

Nous entraînant toujours loin de l’humeur chagrine 

 

Tu gardes l’air badin mais sans frivolité ; 

De bon gré maîtrisant la nouvelle doctrine, 

Que ce soit règle absconse, antique ou vipérine 

Ou bien vers franc-tireur de la modernité, 

Tu mets, dans tout poème, un petit air futé. 

Par ton heureux calame au parfum mandarine 

Nous percevons l’écho de ta folle clarine 

Oui ! Ton charme subtil fait l’unanimité ! 

                                     

                                Mireille TURELLO-VILBONNET

 

 

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