ACCUEILLEZ-LE SEIGNEUR
ACCUEILLEZ-LE SEIGNEUR…
Accueillez-le, Seigneur, dans votre immense Amour,
Car il n’était qu’Amour…
Attentif aux fleurs, aux arbres, aux animaux
Et aux petits oiseaux…
Quand l’un d’eux, venait se cogner
Au mirage de la verrière,
Traquenard mortel,
il en aurait pleuré…
Il lui plaisait de promener Lana,
Notre chienne, blancheur bouclée, à la queue en panache,
Il contemplait, attendri, sa gracieuse allure ;
Il ne croyait pas en Dieu,
Trop pure abstraction,
Mais il croyait en la vie, en la nature,
Dont nous sommes les enfants...
Nous ne cessons de nous chercher, de nous transformer
Pour devenir l’égal de celui qui nous voit ployer
Sous notre faix…cette illusion ;
Et par-dessus tout, il m’aimait
Pour nos enfants, il s’est usé au travail, ne demandant
Qu’un regard, un encouragement, une approbation ;
Homme en marche, éternelle progression
Pour ceux qu’il aime. et pour lui-même…
Distinctement prononcé, son dernier mot : mon prénom…
Il n’était qu’un homme ; je ne suis qu’une femme,
Tellement seule maintenant, sans son chaud regard d’Amour ;
¨Pour lui seul je n’avais pas changé ; j’étais toujours
La fillette sans père, ni repère qu’il avait épousée….
Germaine CARTRO