• PANDÉMIE

     

    PANDEMIE

     

    L’ennemi semblait loin, ne pouvant nous atteindre,

    Surgit d’une Babel sur les bords du Yang-Tsé,

    Propageant la clameur d’un peuple dépassé

    Dans sa marche funeste impossible à restreindre.

     

    L’invisible poison qui ne se peut plus feindre

    Supprime nos loisirs, les conjugue au passé ;

    Au pays d’Éluard l’amour-propre froissé :

    « Il n’est rien ici-bas que l’on ne peut enfreindre ! »

     

    Certes, j’applaudirais, s’il n’était des fléaux

    Qui rendent, sans calcul, tous les hommes égaux,

    Allègrement repus des consciences étroites.

     

    Étrangers, sans-abris, malades ou vieillards,

    La tête abandonnée entre leurs deux mains moites

    Payent bien durement le prix des goguenards…

     

    Aline MUSCIANISI

     

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  • Commentaires

    1
    Leca Pascale
    Mardi 12 Mai à 00:01
    Je partage cet avis avec force ! Bravo et merci !
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