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    LES PARENTS ABANDONNÉS

     

    Ils auront tout donné, leur amour, leur tendresse,

    Les heures de leurs nuits au creux de leur détresse,

    Ils n'auront pas compté tout le temps partagé,

    Les chagrins consolés, les cadeaux achetés.

     

    Ils avaient espéré que l'amour se partage

    Jusqu'au bout du chemin qui amène au grand âge

    Et que, quitté le nid, les enfants vous renvoient

    Un peu plus d'affection pour alléger ce poids.

     

    Ils donneraient encore un peu de leur sagesse

    S'ils trouvaient un écho à leur faible SOS,

    Ils n'auront devant eux qu'un mur d'indifférence,

    Ils n'oseront crier pour rompre le silence.

     

    Ils se feraient mendiants pour avoir quelques miettes,

    Qu'un bouche d'enfant picore leur assiette,

    Dedans leurs mains tendues ils ne recevront rien

    Et partiront vaincus comme de pauvres chiens.

     

    Puisque enfin il leur faut bien être de ceux-là,

    Ils vont se retirer, ils ne gêneront pas,

    Mais qu'au jour de leur mort seuls on les laisse aller,

    Ne voudront pas entendre leurs enfantas sangloter.

     

    Jacqueline ESCORIHUELA

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  • NUIT ÉTOILÉE

     

     

    La nuit tout doucement

    Étale ses draps de velours.

    Le silence profond

    Lentement gonfle sa voile.

     

    Dans le fond du ruisseau

    S'allument les étoiles.

    La lune leur sourit,

    Pâle, mystérieuse.

     

    Le souffle de la nuit

    Harmonise sa harpe

    Aux archets de la lune...

    Et monte dans la nuit brune

     

       La symphonie étoilée.

     

    Jacqueline Escorihuela

     

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    Pour que vivent encor...

     

    J'ai accroché tes yeux

    Aux lumières de l'aube

    J'ai accroché ta voix

    Au souffle de l'Autan,

    La paume de tes mains

    À la chaleur des flammes

    Et l'éclat de ta peau

    Aux cuivres de l'automne.

    J'ai accroché ton cœur

    À mon cœur mon Amour

    Pour que vivent encor

    Et les nuits et les jours.

     

                  Jacqueline Escorihuela

     

     

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    PRENDS-MOI LA MAIN

      

      

    Prends-moi la main,

    Emmène-moi

    Sur ces chemins sauvages

    Où poussent les lys bleus,

    Où l'ombre des nages

    N'est que fumée sans feu,

    Prends-moi la main.

      

    Prends-moi la main,

    Emmène-moi

    Sur ces sentiers rocheux

    Où chantent les cigales,

    Où jamais il ne pleut

    Que des pluies de pétales,

    Prends-moi la main.

      

    Prends-moi la main,

    Emmène-moi

    Sur ces sentiers sauvages

    Où poussent les lys bleus,

    Où la fin du voyage

    Commence dans tes yeux,

    Prends-moi la main,

      

    Emmène-moi.

      

                    Jacqueline Escorihuela

      

     

     

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    NOVEMBRE

     

       

    Ce jour, Novembre a revêtu

    Son grand manteau d’ardoise,

    Au bord des labours nus

    Un peuplier pavoise.

     

     

    Comme poignées d’écus

    Les feuilles d’or crépitent,

    Sur l’eau grise des rus

    Quelques reflets palpitent.

     

    La pluie s’en est venue

    En longue ondée sournoise,

    Ce jour Novembre a revêtu

    Son grand manteau d’ardoise.

     

                    Jacqueline ESCORIHUELA

     

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